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Déclaration sur les filles afghanes privées d'accès à l'école secondaire

Aujourd'hui, le 23 mars 2022, c'est le début de la nouvelle année scolaire en Afghanistan. Pourtant, des millions d'adolescentes n'iront pas à l'école dans ce pays aujourd'hui. Alors que l'attention du monde entier est concentrée sur la tragédie qui se déroule en Ukraine, nous devons remarquer et réagir aux injustices flagrantes où qu'elles se produisent.


Alors que le monde est réuni à New York, sous la bannière de la Commission des Nations unies sur le statut de la femme, pour établir et protéger des normes mondiales sur l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes et des filles, nous voyons les droits fondamentaux des filles afghanes violés.


Le 2 mars 2022, lors d'une séance d'information au Conseil de sécurité, la Mission d'assistance des Nations unies en Afghanistan (MANUA) a révélé que, si l'aide humanitaire a permis d'éviter le pire de la crise potentielle, "fournir une aide à court terme ne signifie pas donner l'espoir au peuple afghan de construire une base solide pour l'autonomie". Les Nations unies ont clairement indiqué, dans de nombreux forums, que ces fondations dépendent d'un accès égal à l'éducation pour tous.


En effet, le monde s'attendait à se réveiller ce matin avec des images de jeunes filles afghanes retournant à l'école. Lors de la même réunion du Conseil de sécurité du 2 mars, en réponse à l'appel de l'ambassadeur de France demandant aux talibans de "prouver qu'ils ont changé", l'ambassadeur de Russie a cité le fait que "les établissements d'enseignement ont rouvert leurs portes aux filles" comme preuve que les talibans font un effort. Moins de deux semaines plus tard, nous voyons cette promesse révoquée.


Michelle Bachelet, Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, a souligné l'importance de l'accès à l'éducation pour les filles afghanes, élément essentiel pour leur permettre de "contribuer solidement à l'avenir de leur pays". Lorsque ces contributions sont bloquées, les conséquences peuvent avoir des effets à long terme. Le chef de l'Agence des Nations unies pour les réfugiés (HCR), Filippo Grandi, est rentré récemment d'une visite en Afghanistan où il a constaté que près de 100 % des ménages dirigés par des femmes ne mangent pas à leur faim. Le blocage de l'accès des filles à l'éducation a un impact réel, tangible et négatif.


Selon l'UNICEF, 129 millions de filles dans le monde n'ont pas accès à l'éducation. Alors que les Nations unies s'efforcent de réduire ce nombre, nous assistons aujourd'hui à un recul. Un recul qui peut sembler lointain mais qui touche des millions de vies qui comptent. Elles comptent pour nous tous.


Contact :

Jaime Webbe, président-directeur général, ACNU

Jaime.webbe@unac.org

236-334-3837



Press Statement on Right to Education for Afghan Girls - French
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