Conférence
des Nations Unies
2001
fut une année importante pour la lutte contre le racisme.
C'était notamment l'Année internationale de la mobilisation
contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie
et l'intolérance de l'ONU. En outre, les Nations Unies avaient
déjà annoncé la Troisième Décennie de la lutte contre le
racisme et la discrimination raciale (1994-2003). Dans ce
contexte, il était naturel d'organiser une troisième Conférence
mondiale contre le racisme (les précédentes ayant eu lieu
en 1978 et 1983).
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La Conférence mondiale contre le racisme (CMR) des Nations
Unies, qui s'est tenue l'été dernier à Durban (Afrique du
Sud), a soulevé de nombreuses questions, notamment au sujet
des efforts consacrés à la mobilisation de la communauté
internationale. Sans prétendre épuiser le sujet, nous espérons
ici faire état brièvement de certains résultats des trois
principaux événements : le Sommet international de la jeunesse,
le Forum des ONG et les rencontres intergouvernementales
onusiennes (Conférence mondiale contre le racisme, ou CMR).
Quatre jeunes délégués de l'Association canadienne pour
les Nations Unies (ACNU) se sont rendus à Durban : Sebastian
Margarit, Rida Abboud, Ian Foucher et Christine Parsons.
Leurs buts étaient de représenter la jeunesse canadienne,
mais aussi de faire connaître aux autres délégués et déléguées
des quatre coins du monde le projet des forums jeunesse
contre le racisme (FJCR) de l'ACNU. Les délégués de l'ACNU
ont également présenter des recommandations représentant
les intérêts des jeunes canadiens, exprimés dans le cadre
des FJCR et du Forum jeunesse national du gouvernement canadien,
et observer les événements pour en rendre compte au Canada.
Le Sommet international de la jeunesse était le
premier événement international pour la jeunesse sur le
racisme à être reconnu par l'ONU. Son objectif était de
produire une déclaration et un plan d'action (à lire à www.hri.ca/racism/youth).
L'ACNU y a pris une part active, notamment en encourageant
l'ajout d'un paragraphe sur l'éducation par les pairs, question
jugée prioritaire dans les forums de l'ACNU aussi bien qu'au
Forum jeunesse national du gouvernement du Canada.
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À mesure que le Sommet avançait, la mise sur pied d'un
réseau international jeunesse pour l'élimination du racisme
s'est imposée comme une priorité. Ce réseau a pour but de
coordonner des initiatives jeunesse entreprises dans le
monde et de surveiller les suites données à la déclaration
et au programme d'action de la CMR. Le Réseau jeunesse mondial
contre le racisme regroupera quatre organes régionaux représentant
l'Afrique, l'Europe, l'Asie et l'Amérique. Une jeune déléguée
canadienne, Léonie Tchatat, a été nommée dans l'organe régional
pour les Amériques. Après le Sommet, les délégués de l'ACNU
ont porté leur attention vers le Forum des ONG. Ce forum
était un événement capital pour faire connaître le projet
des FJCR, exprimer les positions ainsi que les recommandations
des jeunes tout en établissant des contacts avec d'autres
organisations et délégués jeunesse. L'équipe de l'ACNU a
également tenu un kiosque exposant le projet FJCR et animé
un atelier expliquant en détail le projet des FJCR, en insistant
sur la formule utilisée pour mobiliser les jeunes et en
faisant état des défis, des succès et des leçons retenues.
Le Forum des ONG a veillé à créer un espace où la
voix des victimes du racisme, de la discrimination raciale,
de la xénophobie et de l'intolérance pouvait se faire entendre.
Les organisateurs et les organisatrices de cet événement
estimaient pouvoir rencontrer cet objectif en libellant
les propos des groupes victimes dans une Déclaration et
un Programme d'action. Rappelons que l'ACNU appuie le principe
ayant présidé au processus mais condamne certains passages
des documents des ONG qu'elle juge antisémites, inexacts
et provocateurs, ainsi que les mesures qui excluent ou réduisent
au silence un groupe quelconque. (On peut lire ces documents,
ainsi que de nombreuses autres déclarations d'ONG sur le
Forum, à www.hri.ca/racism/major).