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Foire Aux Questions

• Comment et pourquoi avez-vous choisi les cinq villes?

Plusieurs raisons nous ont incité à choisir ces cinq villes. Principalement, nous sommes persuadés que plusieurs villes, comme Toronto et Vancouver, sont déjà fourmillantes sur le plan des services et des possibilités de discussion sur les questions qu'aborde le projet. Il était dans notre intérêt de choisir des localités qui ne participent pas déjà très activement à des programmes comme le nôtre. Cela étant dit, chacune des cinq villes a des caractéristiques propres qui en font de bonnes candidates et qui les préparent à jouer un rôle unique dans notre initiative.

En quelques mots :

Calgary a été choisie car elle s'est classée au 4e rang en ce qui a trait aux nouveaux immigrants et aux résidents appartenant à une minorité visible au Canada.

Saskatoon compte un pourcentage élevé de populations autochtones en milieu urbain.

Montréal est la ville la plus populeuse de notre échantillon et compte un pourcentage élevé d'immigrants et de réfugiés (qui parlent également le français).

Kingston a été choisie en raison de sa proportion relativement élevée d'étudiants étrangers et de sa population relativement faible.

St. John's, qui s'identifie elle-même comme la terre d'accueil de nombreux réfugiés et immigrants (il s'agit d'un phénomène tout à fait nouveau, qui fait en sorte que la contribution de la ville se situera à un tout autre niveau que celle de Montréal, par exemple).

Ces cinq villes ont été choisies plus précisément car elles sont représentatives de la diversité d'expériences et des réalités auxquelles elles sont confrontées; sans aucun doute, elles offriront une quantité considérable de connaissances qui serviront à bâtir le projet et à enrichir les résultats du projet d'information pertinente et de données à jour.

• Qui ciblez-vous exactement au sein des jeunes et de la collectivité? Les minorités visibles? Les réfugiées? Les immigrants? Les avez-vous identifiés?

Intégration et appartenance explore différents moyens en lesquels les différentes collectivités et la société en général pourraient reconnaître des outils leur permettant de réagir aux risques qui peuvent menacer la cohésion sociale collective et le multiculturalisme canadien. La collectivité a identifié des chefs de file au sein de minorités culturelles, visibles et religieuses ainsi que des membres du « grand public » (peu importe leur statut); ils travailleront tous à trouver des moyens de raffermir le sentiment d'appartenance dans leur collectivité, tout en appuyant la cohésion sociale. De plus, l'étude des réalités et des perceptions des jeunes Canadiens sous forme de discussions dirigées et approfondies, de même que les sondages qui informeront les tables rondes communautaires créeront une synergie entre les collectivités et les jeunes qui les composent qui appuiera davantage le processus.

Le projet Intégration et appartenance comprend deux volets importants : le volet « Sensibilisation des jeunes », qui prendra la forme d'ateliers pour les jeunes et de consultations auprès des enseignants; ce volet se termine avec la production de manuels de référence pour les jeunes. Quand au second volet, « Présence au sein de la collectivité », il identifie les dirigeants communautaires et les invite à prendre part au dialogue qui établit des liens entre les connaissances locales existantes et qui mènera à l'élaboration de plans d'action communautaire et d'un modèle des pratiques exemplaires.

L'aspect qui touche la sensibilisation des jeunes comporte la planification et la mise en œuvre de cinq ateliers auxquels participeront des étudiants du secondaire 3 de chacune des collectivités participantes. L'ACNU a consulté le Conseil des ministres de l'éducation, les ministères provinciaux de l'éducation et les commissions scolaires locales, dans le cadre du processus officiel de recherche d'une autorisation des autorités pertinentes et d'identification des écoles. Les directeurs d'école ont par la suite identifié des classes. Les écoles qui reçoivent une grande diversité d'étudiants appartenant à des minorités visibles et religieuses ont retenu notre attention.

Enfin, il convient de remarquer qu'un agent de projet a effectué des « visites préparatoires » dans chaque collectivité afin de mettre en valeur et de faire connaître l'événement à l'échelle locale, d'établir des liens avec les personnes-ressources et d'assurer la liaison locale. Grosso modo, de 12 à 15 futurs dirigeants communautaires ont été repérés dans chacune des collectivités, par le biais de nos personnes-ressources locales, de groupes confessionnels, de la société civile et des organismes communautaires locaux.

• Quels sont les objectifs détaillés du projet?

Nous prévoyons observer, au terme du projet, plusieurs résultats importants :

1. Renforcement des capacités de la classe menant à la mise sur pied de projets en milieu scolaire;

2. Mise sur pied d'un réseau formé de collectivités nouvelles et de jeunes dirigeants, qui sera en mesure de se pencher sur les problèmes contemporains et possédera les capacités de soutien nécessaires à la création d'une collectivité résiliente;

3. Les ressources et les guides des meilleurs pratiques créés dans le cadre du projet destinés aux jeunes et aux dirigeants communautaires deviendront des outils qui serviront à rejoindre les collectivités et les jeunes et à les mettre en lien afin qu'ils assurent la cohésion sociale dans leur collectivité;

4. Plans d'action et activités de suivi visant l'engagement continu envers les questions d'intégration et d'appartenance;

5. Création d'un site Web interactif dans le but d'inciter les jeunes, les enseignants et le public à donner leur point de vue et, par le fait même, à améliorer la tenue d'un dialogue permanent; le site Web jouera le rôle d'archives réunissant renseignements supplémentaires et ressources.

• Comment comptez-vous mesurer la baisse de la discrimination fondée sur l'identité culturelle et religieuse et la discrimination dont sont victimes les Autochtones?

Puisque nous tentons d'élaborer un modèle durable d'éducation du public et d'engagement des citoyens et nous nous efforçons d'encourager la compréhension interculturelle en examinant les concepts d'intégration et d'appartenance, nous ferons appel à une méthodologie qui permettra d'étudier les questions reliées à l'identité canadienne, au racisme et à la discrimination avec les jeunes et les dirigeants communautaires. Le degré de compréhension interculturelle découlant du projet sera mesuré à court terme au moyen d'une analyse des réponses recueillies dans les sondages jeunesse, les questionnaires distribués dans la collectivité et les sondages d'évaluation remplis après l'atelier. à long terme, le changement d'attitude au sein des collectivités sera mesuré trois ans après la fin du projet et visera à évaluer l'efficacité des plans d'action et d'autre matériel tel que les manuels de référence et les trousses du participant.

• Comment croyez-vous arriver à la cohésion sociale au moyen de l'échange interculturel des connaissances et de l'expertise de la collectivité? Pourquoi devez-vous recourir à ce moyen?

L'intégration est un processus qui habilite la société à exister comme un tout cohérent, malgré les différences interpersonnelles. Les dangers que pose une société divisée sont manifestes et déjà évidents. Au cœur du modèle social canadien se trouve une société homogène, qui se fonde sur des valeurs telles que la solidarité, sur les droits et les responsabilités individuels et collectifs et la participation active des citoyens. La cohésion sociale est un facteur clé du progrès économique.

Plusieurs groupes minoritaires tout comme d'autres groupes depuis longtemps marginalisés sont exclus des débats publics et se sentent à l'écart du développement communautaire. Même si les membres de ces groupes ont des droits égaux, en vertu de la Charte canadienne des droits et libertés, ils sont sans cesse sous-représentés et, par conséquent, considèrent les décideurs comme des étrangers ou des oppresseurs. Voilà pourquoi il nous faut une conception multiculturelle de la démocratie.

L'initiative Intégration et appartenance s'intègre tout à fait aux deux objectifs prioritaires du Programme du multiculturalisme de Patrimoine canadien : Participation des minorités ethnoraciales aux processus décisionnels et Dialogue public éclairé et action communautaire contre le racisme. De plus, il est généralement reconnu que les sociétés démocratiques, tolérantes et justes ne sont possibles que si les citoyens sont en mesure d'utiliser de façon éclairée les possibilités de participation. L'ACNU a encouragé la participation de jeunes femmes et de jeunes hommes aux décisions qui touchent leur propre vie.

• Je crains que, si vous demandez aux jeunes de participer au projet sur une base volontaire, vous ne rejoigniez que ceux qui prennent part et s'intéressent déjà aux questions qu'aborde le projet. Comment prévoyez-vous sélectionner les jeunes qui participeront au sondage, qui assisteront aux ateliers, etc.?

C'est un problème (c'est ce qu'on appelle prêcher pour un converti) que nous cherchons à tout prix à éviter car sinon, à quoi bon poursuivre le projet? à cet égard, tout ce que nous prévoyons, c'est organiser les ateliers et administrer les sondages à des classes complètes afin de garantir la diversité du groupe en ce qui a trait aux origines, au statut économique et à l'expérience en activisme.

Voici le processus que nous emploierons pour identifier les deux représentants :

1. Expliquer le rôle des représentants;

2. Chaque étudiant propose la candidature de deux personnes et écrit leur nom sur une feuille de papier. Les cinq étudiants qui reçoivent le plus de mises en candidature seront indiqués sur le tableau; ensuite, chaque étudiant vote pour une personne sur un bout de papier, les deux premiers candidats seront les représentants;

3. Avec l'aide des enseignants et des étudiants, planifier la table ronde communautaire du lendemain.

• Pourquoi accordez-vous une telle pertinence aux liens entre l'atelier jeunesse et la table ronde communautaire?

Voici : l'aspect central du projet est le lien qui se créera entre des dirigeants communautaires adultes et des jeunes au sein des collectivités. Ce lien est important pour deux raisons :

1. L'intégration des jeunes aux activités communautaires « dominantes », à l'identification des priorités et à l'établissement de plans d'action est essentielle si l'on veut donner vraiment une place aux jeunes Canadiens, joue un rôle important dans le façonnement de notre société. Non seulement cet aspect permettra-t-il d'acquérir des compétences et de développer les capacités de ces jeunes, tout en les sensibilisant à ces questions importantes, mais il permettra aussi l'intégration des perspectives uniques des jeunes aux plans d'action plus vastes des collectivités. Ainsi, en donnant un espace aux jeunes participants pour qu'ils mettent au point leurs propres plans d'action dans leur classe, leur intégration aux plans d'action des chefs de file de leur collectivité haussera l'efficacité et la portée de l'action communautaire.

2. Il existe de vastes possibilités pour les dirigeants communautaires et les autres membres de la collectivité de jouer le rôle de mentors auprès des jeunes de la collectivité. Cela peut aller aussi loin qu'inviter les dirigeants communautaires dans les salles de classe pour parler de leur expérience, motiver les jeunes à passer à l'action et devenir des sources d'inspiration. Cet atelier/table ronde d'après projet ne fera pas que soutenir le rythme du projet mais il gardera ouvertes les possibilités de partage et d'action.

• Quelle est la valeur du sondage et du questionnaire? Que demandez-vous et pourquoi le demandez-vous?

Les jeunes et les membres de la collectivité de chaque collectivité participeront au sondage avant l'atelier; cela permettre d'obtenir de l'information sur les perspectives relatives aux thèmes de l'intégration et de l'appartenance. Les données tirées du sondage serviront aussi de cadre de discussion sur les influences qui modifient l'opinion des Canadiens sur la cohésion au sein de la collectivité. De plus, nous avons l'intention d'effectuer une analyse qualitative pendant les ateliers et les tables rondes et nous joindrons aux rapports finaux toute l'information anecdotique recueillie pendant les ateliers.

Le prototype du sondage jeunesse et du questionnaire destiné aux membres de la collectivité a été mis à l'essai auprès de groupes d'Ottawa pendant une période de un mois précédant les ateliers. Après l'analyse des résultats et à la lumière des suggestions formulées par les membres du conseil consultatif, le sondage a été modifié.