Événements

Ville de Québec: Sécurité et respect du droit : Maintien de la paix de l'ONU en Haïti, le 7 novembre 2006

Panélistes participant au dialogue public :

  • Surintendant Dave Beer, directeur-général, Police internationale, Gendarmerie royale du Canada
  • Sergent Gilles Brunet, Police internationale, GRC
  • Marlye Gelin-Adams, consultante régionale pour l'Amérique latine et les Caraïbes, CARE États-Unis
  • Major Robert Otis, officier des opérations, Forces canadiennes - Valcartier
  • Marc Perron, président, section de Québec de l'ACNU, modérateur

Vue d'ensemble de la discussion

Les participants de la table ronde d'experts qui s’est tenue à huis clos, ainsi que les panélistes du dialogue public, ont discuté de la situation de la sécurité et du respect du droit en Haïti dans le contexte de la Mission de stabilisation des Nations Unies en Haïti (MINUSTAH). Les participants ont exploré les forces et les faiblesses de la mission et ont examiné plusieurs scénarios possibles à l'avenir. De façon générale, la discussion a souligné le manque de sécurité et le renforcement limité des institutions comme facteurs principaux affectant la capacité de la mission d'aller de l'avant.

Il a été noté que, au sein de la mission de l'ONU, les forces manquent d'expérience, de communication avec la population locale et de compréhension de la culture locale. Il semble y avoir un décalage entre la communauté internationale et la population locale, tel qu'exprimé par la perception des forces de l'ONU par la population locale en tant que « touristes ». La violence et l'insécurité se sont avérées nuisibles aux projets de développement et risquées pour les gardiens de la paix. Les groupes armés continuent à dominer des secteurs appauvris entourant la capitale et constituent une menace à la paix. Les efforts de désarmement, de démobilisation et de réintégration n'ont pas jusqu'ici produit les résultats prévus et n'ont pas réussi non plus à rejoindre la majorité des groupes armés ruraux et urbains. En fin de compte, le renforcement de l'État en Haïti est une proposition à long terme, nécessitant l'engagement à long terme de la communauté internationale.

Recommandations

  • Renforcer les institutions locales en reconnaissant leur souveraineté et spécificités culturelles.
  • Oeuvrer à mettre en place un système judiciaire parallèle au système de police.
  • Impliquer plus de membres de la Diaspora dans la conception de stratégies de développement pour Haïti.
  • Renforcer les capacités des radios/télévisions de diffuser des messages et dans le but de poser les bases d’un dialogue national.
  • Renforcer les capacités locales, y compris le renforcement de la société civile.
  • Consolider la coopération entre les forces de la MINUSTAH et les membres de la police nationale haïtienne.
  • Développer et mettre en application des projets de lutte contre la corruption.
  • Travailler pour rétablir la confiance des épargnants et encourager les investissements en Haïti.