Événements

Saint-Jean: Besoins de formation des gardiens de la paix d'aujourd'hui, le 6 août 2006

Panélistes participant au dialogue public :

  • Trista Grant, candidate au doctorat, University of Western Ontario
  • Alex Morrison, MSC, CD, président, l’Institut canadien d’Études stratégique
  • Dave Munro, président, Association canadienne des anciens combattants du Maintien de la paix
  • Mike O'Brien, historien militaire, Memorial University
  • Emily Schroeder, agente de projet, ACNU, modératrice

Vue d'ensemble de la discussion

Les panélistes ont discuté de la nature changeante des besoins de formation des gardiens de la paix avant et après la guerre froide et ont examiné les conditions de formation spécifiques pour les gardiens de la paix internationaux et canadiens d'aujourd'hui. Pendant la guerre froide, les soldats ne recevaient aucune formation standardisée en maintien de la paix au delà de compétences générales. Ce n'est pas avant le début des années 90 qu’un besoin de formation additionnelle spécifiquement conçue pour le maintien de la paix a été reconnu. Les nouveaux défis que posent les contextes d'après conflit contemporains ont suscité cette transition vers une formation plus spécialisée. L'ONU, ainsi que le Canada, s'est rapidement rendu compte que les gardiens de la paix idéaux, en dehors de leur formation de soldats, avaient besoin d'une formation dans l’art de la négociation et devaient acquérir une meilleure compréhension de questions telles que les règles de l'engagement, de la coopération civile-militaire, de la sensibilité culturelle (y compris les coutumes locales et les langues) et des opérations humanitaires. En conséquence, l'approche en matière de formation est maintenant « à multiples volets », basée à la fois sur des expériences concrètes et des conférences. Cependant, il reste que la formation se fait de manière ad hoc et qu’elle est difficile à concevoir en fonction des environnements spécifiques, et plus particulièrement vu l'imprévisibilité des conflits d'aujourd'hui.

Échantillons des recommandations

  • Les conditions de formation pourraient se concentrer sur une coopération croissante entre différents acteurs, compte tenu du fait que l'on reconnaît de plus en plus que le maintien de la paix n'est plus simplement un exercice militaire ;
  • La formation devrait également être donnée aux civils ayant participé à des missions de maintien de la paix afin de développer un ensemble de compétences standardisées ;
  • Le Canada devrait maintenir son expertise en matière de maintien de la paix qu’il a accumulé au cours des années en développant davantage de simulations et d'exercices avec d'autres pays ;
  • Le Canada est idéalement placé pour renforcer davantage les capacités à l'étranger, en particulier au moment où l'Union africaine est davantage impliquée dans des missions de maintien de la paix en Afrique.