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Le Canada et l'ONU
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Depuis que le prÈsident amÈricain
Franklin D. Roosevelt a inventÈ l'expression ´ Nations
Unies ª, le Canada a toujours ÈtÈ un ardent dÈfenseur,
en thÈorie et en pratique, de l'idÈe d'une organisation
internationale solide. Le Canada a toujours eu l'ambition
de promouvoir ces valeurs ý titre de ´ puissance moyenne
ª prÍte ý contribuer de maniËre substantielle aux forces
de maintien de la paix de l'ONU et ý siÈger rÈguliËrement
au Conseil de sÈcuritÈ.
Depuis la crÈation de l'ONU en 1945, tous les gouvernements
canadiens ont mis l'ONU au centre de leur politique ÈtrangËre,
et des Canadiens et Canadiennes ont jouÈ des rÙles dÈterminants
dans son Èvolution. En effet, pour le Canada, l'ONU reprÈsente
la meilleure chance de maintenir la paix dans le monde
et de contribuer au dÈveloppement de tous les Štats. Le
Canada constate en effet que la planËte entiËre, y compris
la population canadienne, subit les retombÈes de la pauvretÈ
et de la guerre. C'est ainsi que dans un esprit altruiste
autant que dans son propre intÈrÍt, le Canada úuvre pour
la paix, favorise le dÈveloppement et aide les personnes
souffrantes dans le monde. Le Canada croit que sa contribution
ý l'ONU, instrument multilatÈral d'aide au dÈveloppement
des politiques, est bÈnÈfique pour le monde.
D'ailleurs, par son histoire, le Canada est bien placÈ
pour apporter une contribution significative ý la collectivitÈ
internationale. Puissance intermÈdiaire non partisane,
le Canada a tissÈ des liens Ètroits avec des pays et des
organisations internationales dans le monde entier. Son
histoire exempte d'impÈrialisme en fait un partenaire
non menaÁant dans les projets internationaux. De plus,
son histoire illustre un solide appui aux Nations Unies
et ý ses idÈaux de paix et de coopÈration.
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Les rÈalisations du Canada
aux Nations Unies
Les Canadiens et Canadiennes ont jouÈ un rÙle important
dans la crÈation et l'Èvolution du systËme onusien. Ils
ont fait profiter de leur expertise ý peu prËs toutes
les sphËres de l'ONU. Ces personnalitÈs sont trop nombreuses
pour qu'on puisse toutes les nommer ici, mais voici un
Èchantillon qui donne une idÈe de la participation des
ressortissantes et ressortissants canadiens aux travaux
de l'ONU.
- Lester B. Pearson, qui a ÈtÈ premier ministre du Canada,
a reÁu le prix Nobel de la paix pour avoir instaurÈ un
rÙle de gardien de la paix pour l'ONU dans la recherche
d'une solution ý la crise de Suez entre IsraÎl et l'Šgypte
en 1956. M. Pearson a Ègalement prÈsidÈ l'AssemblÈe gÈnÈrale
de l'ONU pendant sa septiËme session, en 1952.
- Le gÈnÈral Maurice Baril a ÈtÈ conseiller militaire
principal du secrÈtaire gÈnÈral de l'ONU Boutros Boutros-Ghali;
il a aussi dirigÈ le DÈpartement des opÈrations de maintien
de la paix de l'ONU. Il est actuellement chef d'Ètat-major
au Canada.
- Durant les premiËres annÈes de l'ONU, Brock Chisholm
a contribuÈ ý la rÈdaction de l'acte constitutif de l'Organisation
mondiale de la santÈ, dont il est devenu le premier secrÈtaire
gÈnÈral.
- John Peters Humphrey a mis sur pied la Division des
droits de l'homme au SecrÈtariat de l'ONU; il fut aussi
un des principaux rÈdacteurs de la DÈclaration universelle
des droits de l'homme.
- Maurice Strong a ÈtÈ le premier directeur exÈcutif du
PNUE, outre qu'il a ÈtÈ secrÈtaire gÈnÈral des confÈrences
de l'ONU sur l'environnement tenues ý Stockholm en 1972
et ý Rio de Janeiro en 1992. Jusqu'ý rÈcemment, il Ètait
coordonnateur de la rÈforme de l'ONU.
- Elizabeth Dowdeswell a ÈtÈ, jusqu'ý rÈcemment, directrice
exÈcutive du PNUE. La juge Louise Arbour a ÈtÈ, jusqu'ý
rÈcemment, procureure en chef du Tribunal pÈnal international
pour l'ex-Yougoslavie. Elle est maintenant juge ý la Cour
suprÍme du Canada.
- Louise FrÈchette, ex-reprÈsentante permanente canadienne
ý l'ONU, est actuellement la premiËre vice-secrÈtaire
gÈnÈrale des Nations Unies.
- Stephen Lewis a ÈtÈ reprÈsentant permanent canadien
ý l'ONU et conseiller spÈcial du secrÈtaire gÈnÈral de
l'ONU en matiËre de reprise Èconomique en Afrique; il
a aussi ÈtÈ jusqu'ý rÈcemment directeur gÈnÈral adjoint
ý l'UNICEF.
- William O'Neil est secrÈtaire gÈnÈral de l'Organisation
maritime internationale.
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Une tradition de paix
Les Canadiennes et Canadiens sont fiers du passÈ pacifique,
non impÈrialiste et non colonialiste de leur pays. NÈ
du consensus et de la coopÈration, le Canada est devenu
un pays fort et libre. Depuis la crÈation des Nations
Unies, le Canada a toujours ÈtÈ un ardent dÈfenseur du
rÙle des casques bleus et a nettement contribuÈ ý leur
travail. Lors de la crÈation des Nations Unies, le Canada
a insistÈ sur le fait que les pays qui contribuent aux
initiatives de sÈcuritÈ de l'ONU devaient avoir leur mot
ý dire sur les mesures de sÈcuritÈ. Gr’ce ý cette proposition,
on observe une plus grande ÈgalitÈ entre les pays membres
du Conseil de sÈcuritÈ et les autres.
L'histoire du Canada a connu un jalon important lorsque
Lester B. Pearson, futur premier ministre canadien et
laurÈat du prix Nobel de la paix, a jouÈ un rÙle dÈterminant
dans la crÈation des forces de maintien de la paix de
l'ONU. C'est en effet M. Pearson qui a proposÈ la crÈation
d'une force de maintien de la paix pour rÈsoudre la crise
de Suez. Depuis, le Canada continue de jouer un rÙle de
premier plan dans ce domaine, ayant participÈ ý presque
toutes les missions de maintien de la paix.
Reconnaissant que le maintien de la paix profite ý toute
la communautÈ internationale, le Canada reste fidËle ý
sa ligne de conduite exemplaire; son action dans ce domaine
profite d'ailleurs de plus en plus de l'apport de civils
et de policiers compÈtents qui complËtent l'excellent
travail des Forces armÈes canadiennes. Par ailleurs, ses
observateurs Èlectoraux ont contribuÈ au dÈveloppement
de la dÈmocratie en garantissant la tenue d'Èlections
libres et Èquitables un peu partout dans le monde. Ainsi,
les forces policiËres canadiennes ont jouÈ un rÙle central
dans la stabilisation de pays comme la Bosnie et HaÔti
en contribuant ý l'entraÓnement de leurs forces policiËres.
D'autres Canadiens et Canadiennes se sont employÈs ý aider
les parties belligÈrantes ý nÈgocier la paix. De plus
en plus, les activitÈs canadiennes d'Èdification de la
paix acquiËrent une rÈputation similaire ý celle de sa
fiËre tradition de maintien de la paix.
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DÈsarmement
Le dÈsarmement est un autre domaine dans lequel le
Canada prÍche par l'exemple. Ainsi, le Canada a toujours
appuyÈ vivement l'Èlimination des armes nuclÈaires, chimiques
et biologiques. En 1996, aprËs l'Èchec d'un processus
visant l'interdiction complËte des mines terrestres par
l'intermÈdiaire des Nations Unies, le Canada a lancÈ le
´ processus d'Ottawa ª pour dÈbarrasser la planËte de
ces mines, une arme terrible qui ne fait pas la diffÈrence
entre soldat et civil, ni entre adulte et enfant, une
arme qui continue de faire des victimes des dÈcennies
aprËs la fin d'un conflit. Le processus d'Ottawa a bÈnÈficiÈ
d'un grand appui de la communautÈ internationale qui s'est
concrÈtisÈ par la conclusion d'un traitÈ d'interdiction
des mines terrestres antipersonnel signÈ par 122 pays
dËs le premier jour. Le traitÈ est entrÈ en vigueur le
1er mars 1999. La rÈputation internationale du Canada
et l'exemple qu'il a donnÈ en dÈtruisant ses propres rÈserves
de mines terrestres ont contribuÈ ý cette rÈussite.
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SÈcuritÈ humaine
Le Canada croit fermement ý la protection et ý la promotion
des droits de la personne, aussi bien dans ses frontiËres
qu'ailleurs dans le monde. L'importance accordÈe par le
Canada ý ce dossier l'amËne ý intervenir dans de nombreux
aspects de la sÈcuritÈ humaine, dans des secteurs comme
le dÈveloppement durable, l'Èdification de la paix et
la saine gestion des affaires publiques.
En deux mots, la sÈcuritÈ humaine consiste ý protÈger
les populations contre les menaces violentes et non violentes.
C'est un Ètat caractÈrisÈ par l'absence de menaces insidieuses
contre les droits, la sÈcuritÈ, voire la vie des gens.
La notion de sÈcuritÈ humaine est centrÈe sur la personne
et non exclusivement sur la sÈcuritÈ des territoires ou
des gouvernements. La sÈcuritÈ humaine consiste ý prendre
des mesures prÈventives pour rÈduire la vulnÈrabilitÈ
et les risques, et ý mettre en úuvre des mesures de redressement
lorsque la prÈvention Èchoue.
La dÈfinition des menaces potentielles ý la sÈcuritÈ humaine
ne doit pas Ítre Ètroite. Certes, la sÈcuritÈ des gens
est gravement menacÈe en temps de conflit armÈ, mais la
protection de la sÈcuritÈ humaine ne se borne par ý l'action
humanitaire. Cette notion met en lumiËre la nÈcessitÈ
de s'attaquer aux causes profondes de l'insÈcuritÈ et
de garantir la sÈcuritÈ future des gens. La sÈcuritÈ humaine
touche Ègalement toute une gamme de problËmes, comme les
violations patentes des droits de la personne, la dÈgradation
environnementale, le terrorisme, le crime organisÈ transnational,
la violence des hommes contre les femmes, les maladies
infectieuses et les catastrophes naturelles. Le chaos
social et la violence qui accompagnent souvent les crises
Èconomiques dÈmontrent que la sÈcuritÈ humaine s'appuie
aussi sur la situation Èconomique. Pour savoir si un problËme
touche la notion de sÈcuritÈ humaine, il suffit de se
demander si ce problËme menace la sÈcuritÈ des gens.
l y a une dimension nationale et une dimension internationale
aux problËmes de sÈcuritÈ humaine. Le Canada croit que
le meilleur moyen de s'attaquer ý ces problËmes consiste
ý s'engager de faÁon constructive de concert avec les
Štats plutÙt que d'opter pour l'affrontement.
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DÈveloppement
La grande majoritÈ d'entre nous sommes en faveur de
l'aide internationale, ce qui est naturel, puisque l'assistance
aux autres est ý n'en pas douter une valeur centrale pour
la plupart des Canadiens et Canadiennes. Le Canada n'envisage
pas l'aide internationale ý court terme uniquement; pour
lui, il s'agit d'amÈliorer la sÈcuritÈ mondiale en s'attaquant
ý un grand nombre de problËmes qui menacent la sÈcuritÈ
humaine. Cette action constitue aussi un moyen d'aider
les pays ý se sortir de la pauvretÈ et ý se doter d'une
Èconomie plus solide qui profitera ý tous et ý toutes.
Pour atteindre ces objectifs, il faut s'engager ý long
terme, ce que fait le Canada.
Le Canada fournit de l'aide sur tous les continents tout
en tenant compte de l'importance de prendre en considÈration
les besoins et les capacitÈs de chaque pays. Le Canada
a appris Ègalement que pour rÈussir, un programme de dÈveloppement
doit Ítre centrÈ sur les gens. Son expÈrience technique
et, peut-Ítre plus important, sa sensibilitÈ aux problËmes
de dÈveloppement, font du Canada un partenaire important
de l'aide internationale et du dÈveloppement international.
Le Canada accomplit beaucoup de travail unilatÈral au
moyen d'organisations gouvernementales comme l'Agence
canadienne de dÈveloppement international, le Centre de
recherches pour le dÈveloppement international et tout
un rÈseau d'organisations non gouvernementales, mais il
reconnaÓt aussi la nÈcessitÈ d'une action concertÈe pour
combattre la pauvretÈ et amÈliorer le sort des gens dans
le monde. C'est pourquoi le Canada appuie rÈsolument les
programmes de dÈveloppement de l'ONU. Les Canadiens et
Canadiennes ont orientÈ l'action d'un grand nombre d'organismes
et de fonds des Nations Unies comme le Fonds des Nations
Unies pour l'enfance, l'Organisation mondiale de la santÈ
et l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation
et l'agriculture, autant d'organisations qui ont sauvÈ
des millions de vies.
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ExpÈrience
et Conseil de sÈcuritÈ
Le Canada a si bonne rÈputation qu'il a
ÈtÈ appelÈ ý occuper un siËge au Conseil de sÈcuritÈ de
l'ONU ý six reprises. AprËs ses mandats de 1948-1949,
1958-1959, 1967-1968, 1977-1978 et 1989-1990, le Canada
a entrepris en janvier 1999 un nouveau mandat qui se terminera
le 31 dÈcembre 2000. Ces rÈÈlections montrent ý quel point
les Štats du monde croient que le Canada sait travailler
en toute ÈquitÈ avec eux. Ils savent que le Canada est
bien placÈ pour faire avancer la paix dans le monde gr’ce
ý sa participation aux forces de maintien de la paix et
ý sa position pondÈrÈe dans la plupart des grands dossiers
traitÈs par l'ONU.
En Èlisant le Canada au Conseil de sÈcuritÈ, la collectivitÈ
mondiale a appuyÈ le but poursuivi par le Canada, soit
une ONU forte qui profite ý toutes les nations.
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Le Canada et l'ONU : un
investissement
Le Canada est respectÈ depuis longtemps sur la scËne internationale.
Membre fondateur des Nations Unies, le Canada est au cúur
des activitÈs de l'organisation depuis plus de cinquante
ans et est fier du succËs considÈrable de l'ONU. Le Canada
est aussi fier du soutien qu'il apporte ý l'ONU en contributions
financiËres et en personnel. Le Canada a toujours jouÈ
un rÙle central dans le concert des nations et entend
continuer dans cette voie. |
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