RAPPORT SUR LA
CONSULTATION NATIONALE TENUE POUR ÉVALUER
LE DEGRÉ DINTÉRÊT DE LA POPULATION CANADIENNE POUR
LA CÉLÉBRATION DU CINQUANTENAIRE (1998) DE LA DÉCLARATION
UNIVERSELLE DES DROITS DE LHOMME
3.0 MÉTHODOLOGIE
Le processus national de consultation a été lancé sur linitiative de lACNU, sous la direction du président du Comité permanent des droits de la personne, lhonorable Walter McLean. Celui-ci a collaboré étroitement en cela avec M. Peter Globensky, cadre supérieur détaché par le Centre international des droits de la personne et du développement démocratique. Cette équipe a reçu laide du personnel de lACNU, du cabinet dexperts-conseils South House Exchange, et de bénévoles de toutes les régions du Canada. Ces intervenants ont élaboré une stratégie nationale de consultation qui comportait quatre grands éléments : des tables rondes ou des réunions de groupes types composés de représentants dONG et de groupes autochtones; des entrevues avec des dignitaires des bureaux de lOmbudsman et des organismes officiels des droits de la personne; des réunions dinformation avec des fonctionnaires élus chargés des droits de la personne; et la distribution dun questionnaire de quatre pages à quelque 175 organismes dans tout le pays.
Nous avons sollicité les vues de trois ensembles clefs dintervenants : tout dabord, les représentants des nombreux ONG et groupes communautaires qui se préoccupent de la justice sociale et des droits de la personne, et ceux des collectivités des Premières nations; en second lieu, les organismes nationaux et provinciaux officiels des droits de la personne, ainsi que les bureaux de lOmbudsman (ceux-ci ont été choisis parce quils sintéressent en permanence aux droits de la personne sur les plans législatif et éducationnel); et troisièmement, les dirigeants politiques fédéraux et provinciaux, pour évaluer lintérêt politique suscité par la question.
Des tables rondes ont eu lieu dans les dix provinces, dans 15 villes, depuis Victoria jusquà St. Johns. Dans certains cas, plus de 25 personnes ont participé aux discussions, et dans dautres, les militants étaient entre 10 et 15 pour débattre de leurs opinions et de leurs plans. Nous avons ainsi entendu les points de vue de plus de 350 représentants qui provenaient dune vaste gamme dONG et de groupes communautaires et dorganismes autochtones. À Ottawa, où tant dONG et de groupes autochtones ont leur siège national, on a convoqué cinq autres groupes types, de manière que les représentants puissent se réunir et débattre de leurs idées respectives. Un autre groupe type dOttawa a réuni 14 étudiants sur le point dobtenir leur diplôme de fin détudes secondaires : ils ont examiné la DUDH, la plupart pour la première fois de leur vie, puis ils ont formulé de nombreuses idées passionnantes sur la façon de sensibiliser les jeunes aux questions relatives aux droits de la personne et de les amener à agir pour favoriser lavancement de ces derniers.
Dans toutes ces réunions, la discussion était toujours animée et rapide; chaque fois que lon cernait un obstacle, lespoir de le surmonter ne tardait pas à venir. Dans toutes les séances, on a fait mention de la conjoncture économique difficile et des efforts quil faudrait déployer pour empêcher la marginalisation des droits de la personne dans le contexte politique actuel.
Les opinions dun autre groupe ont été jugées capitales, à savoir celles des organismes nationaux et provinciaux officiels des droits de la personne et celles de lOmbudsman ou de ses représentants dans toutes les provinces. MM. McLean et Globensky se sont réunis avec chaque commission ou conseil des droits de la personne et avec chaque bureau de lOmbudsman aux paliers fédéral et provincial, pour voir dans quelle mesure ils étaient disposés à contribuer à la célébration du cinquantenaire. Dans tous les cas sans exception, les porte-parole ont affiché une attitude positive et se sont dits prêts à agir. En outre, MM. McLean et Globensky se sont réunis avec 30 ministres et parlementaires et huit des dix ministres provinciaux chargés des droits de la personne, pour sonder leur pensée sur la possibilité de marquer le cinquantenaire de la Déclaration.
Un autre élément important du processus de consultation a pris la forme dun questionnaire de quatre pages (rédigé en anglais et en français) qui a été envoyé par la poste à 175 organismes du pays, surtout dans les régions situées en-dehors des 15 villes où les tables rondes ont eu lieu. Le taux de réponse a été de 15 %, ce que lon considère comme étant au-dessus de la moyenne dans les milieux des sondages. Le questionnaire a également été intégré à la page daccueil de lACNU, sur lInternet. La consultation a commencé en février et pris fin en juin 1996. La liste des participants et des répondants au questionnaire figure à lannexe A, et il suffit den faire la demande pour se la procurer.
Certes, les Bureaux des droits de la personne de lAlberta et de la Colombie-Britannique traduisent dans une certaine mesure les vues des Territoires du Nord-Ouest et du Yukon, mais il convient de signaler que des contraintes budgétaires nous ont empêché de sonder plus à fond lopinion dans les Territoires. Il avait été prévu au départ que des tables rondes se tiendraient à Whitehorse et à Yellowknife, mais le manque de fonds na pas permis de les organiser. Cependant, des répondants de ces endroits nous ont communiqué leurs opinions et idées en nous retournant le questionnaire.