Il y a exactement 50 ans, en 1957, un très
grand Canadien, Lester Bowles Pearson, a reçu le Prix
Nobel de la paix pour sa vision, sa sagesse, sa persévérance
et son succès dans la mise sur pied d'un corps policier
international visant à résoudre la crise de Suez.
En effet, M. Pearson a créé la première
mission de maintien de la paix de l'ONU et élaboré
le plan relatif au rôle maintenant reconnu de l'ONU en
matière de maintien de la paix et, par la suite, de consolidation
de la paix.
Tout au long de sa vie et de sa carrière, Lester B.
Pearson a défendu avec ardeur le rôle des Nations
Unies en matière de maintien de la paix et la forte participation
du Canada aux opérations de maintien de la paix de l'ONU.
Il croyait fermement que le Canada avait une responsabilité
- à vrai dire un intérêt national vital
- de participer activement à toute activité internationale
qui réduirait les probabilités de voir éclater
un autre conflit mondial et d'intervenir de façon robuste
pour mettre fin au conflit permanent. Ainsi, à titre
de haut diplomate du Canada, il a ardemment défendu la
résolution pacifique de plusieurs crises internationales
majeures auxquelles ont été confrontées
les Nations Unies - de la guerre de Corée à la
crise de Suez, en passant par la crise de Chypre. Leur participation
aux premières résolutions de conflit des Nations
Unies a permis à M. Pearson et au Canada de se distinguer
sur la scène internationale.
En plus de sa foi inébranlable dans le rôle des
Nations Unies à encourager la coopération et la
paix internationales, Lester B. Pearson a défendu avec
vigueur leur rôle dans tous les enjeux pouvant influencer
directement le fragile équilibre entre la paix et le
chaos - les questions économiques et sociales, le développement,
les droits de la personne et la dégradation de l'environnement.
Pour lui, tous ces enjeux menaçaient directement sa vision
d'un monde pacifique et coopératif.
Lester B. Pearson a investi ses efforts et sa foi dans les
Nations Unies car selon lui, l'ONU était notre meilleur
espoir de jeter les bases universelles de la paix, de la justice
et de la prospérité, afin que les gens soient
unis pour la paix et non la guerre, l'espoir et non la peur.
"Tout au long de sa carrière, M. Pearson a exprimé
deux facettes de sa personnalité : d'une part son côté
stable et direct, d'autre part son côté réceptif
et dynamique. Selon lui, la dévotion totale à
l'idéal d'une communauté internationale fonctionnelle
au sein de laquelle - tout comme dans une société
à l'intérieur d'un pays -le pouvoir se fonderait
sur la primauté du droit et les intérêts
communs et non pas sur la dominance de la force brute ou de
la dangereuse instabilité de l'équilibre des pouvoirs.
Son côté dynamique traduisait sa très grande
connaissance des changements de la société mondiale
et de la condition humaine et le degré auquel ceux-ci
doivent influencer l'objectif plus vaste de la réalisation
d'un ordre mondial fonctionnel. Ses principes ont fait de lui
un idéaliste; sa sensibilité, un réaliste."
(Barbara Ward, traduit)
C'est précisément cet équilibre unique
entre l'idéalisme et le réalisme que les Nations
Unies essaient de trouver et de conserver. Et c'est cette vision
de M. Pearson, selon laquelle les Nations Unies sont le lieu
où doit se retrouver la communauté internationale
pour discuter et collaborer - y compris prendre des mesures
contre les menaces à l'ordre mondial, la paix et l'esprit
humain - que l'ACNU continue d'appuyer et de promouvoir.
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La paix et la coopération sont une façon d'être, d'agir
et de vivre en société qui peut être apprise, approfondie
et, surtout, améliorée. Lester B. Pearson nous a montré
comment une personne peut saisir l'occasion d'apporter
de véritables changements positifs. Aujourd'hui, j'espère
que vous saisirez cette occasion de nous aider à perpétuer
son rêve, un monde de paix et une Organisation des Nations
Unies forte.
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