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L’engagement du Manifeste 2000
Signez le Manifeste 2000
Les caractéristiques canadiennes en
accord avec le Manifeste
Activités que l’on peut faire avec le Manifeste
Les Nations Unies ont déclaré l’An 2000 – Année internationale
de la culture de la paix (AICP). L’objectif de cette année est
de mobiliser l’opinion publique pour accélérer la transition d’une
culture de guerre et de violence à une culture de paix et de non-violence.
Le siècle qui s’achève a été témoin de progrès remarquables dans
les domaines des sciences, de la technologie et des communications.
Cependant, il a aussi été marqué par un degré de violence et par
des actes de génocide épouvantables. Relevons le défi de ce nouveau
départ et, ensemble, donnons-nous un avenir différent et signons
le Manifeste 2000.
Le Manifeste 2000 pour une culture de la paix et de la non-violence
a été rédigé par un groupe de Lauréats du prix Nobel de la paix
à l’occasion de la célébration du 50e anniversaire de la Déclaration
universelle des droits de l’homme. Ce manifeste a été créé en
vue de faire naître un sentiment de responsabilité qui s’enracine
dans la conscience individuelle. Ce n’est ni un appel ni une pétition
s’adressant à une autorité supérieure. C’est un énoncé de la responsabilité
qui nous incombe à chacun et chacune d’entre nous de mettre en
pratique les valeurs, les attitudes et les comportements qui inspirent
la culture de la paix. Tout le monde peut contribuer à cet objectif
dans sa famille, dans son milieu, dans sa ville ou son village,
dans sa région et dans son pays en faisant valoir chaque jour
la non-violence, la tolérance, le dialogue, la réconciliation,
la justice et la solidarité.
L’objectif de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation,
la science et la culture (UNESCO) est de présenter 100 millions
de signatures venant du monde entier à l’Assemblée générale des
Nations Unies au tournant du millénaire, en septembre 2000. Signez
le Manifeste et prenez part à la naissance d’une véritable culture
de paix.
Aujourd'hui le 14/05/02, nous sommes 75 224 764 signataires
du Manifeste 2000.
Signez-le
>>
L’engagement du Manifeste 2000
Conscient de ma part de responsabilité face à l'avenir de l'humanité,
et en particulier des enfants d'aujourd'hui et de demain, je prends
l’engagement dans ma vie quotidienne, ma famille, mon travail,
ma communauté, mon pays et ma région, de:
1. «Respecter la vie» et
la dignité de chaque être humain sans discrimination ni préjugé.
2. «Rejeter la violence» Pratiquer
la non-violence active, en rejetant la violence sous toutes
ses formes: physique, sexuelle, psychologique, économique et sociale,
en particulier envers les plus démunis et les plus vulnérables
tels les enfants et les adolescents.
3. «Libérer ma générosité»
Partager mon temps et mes ressources
matérielles en cultivant la générosité, afin de mettre
fin à l’exclusion, à l’injustice et à l’oppression politique et
économique.
4. «Écouter pour se comprendre»
Défendre
la liberté d’expression et la diversité culturelle
en privilégiant toujours l’écoute et le dialogue sans céder au
fanatisme, à la médisance et au rejet d’autrui.
5. «Préserver la planète» Promouvoir
une consommation responsable et un mode de développement
qui tiennent compte de l’importance de toutes les formes de vie
et préservent l’équilibre des ressources naturelles de la planète
.
6. «Réinventer
la solidarité»
Contribuer au développement de ma communauté, avec la pleine participation
des femmes et dans le respect des principes démocratiques, afin
de creer, ensemble, de nouvelles formes de solidarité.
Selon ces six priorités, la culture de la paix est une spirale:
débutant en soi et chez-soi, la culture de la paix est une façon
de faire qui se propage à tous les niveaux: du communautaire à
l’international en passant par les niveaux régionaux et nationaux.
La paix est une culture en ce sens qu’elle se développe et s’enracine.
Pourquoi
signer le Manifeste?
Parce que l’an 2000 doit être un nouveau départ, l’occasion de
transformer – ensemble – la culture de la guerre et de la violence
en une culture de la paix et de la non-violence;
Parce que pareille transformation exige la participation de chacune
et chacun, et doit offrir aux jeunes et aux générations futures
des valeurs qui les aident à façonner un monde plus juste, plus
solidaire, plus libre, plus digne et harmonieux et plus prospère
pour tous;
Parce que la culture de la paix rend possible le développement
durable, la protection de l’environnement et l’épanouissement
de chacun;
Parce que je suis conscient de ma part de responsabilité face
à l’avenir de l’humanité et en particulier des enfants d’auhourd’hui
et de demain
VOUS pouvez vous joindre au mouvement international de la
culture de la paix et de la non-violence! ! Allez
sur le site internet du Manifeste 2000 >>
Les caractéristiques
canadiennes en accord avec le Manifeste
1. Respecter la vie
Comme Canadiens, nous pouvons être fiers de notre diversité culturelle.
La politique sur le multiculturalisme de notre pays contribue
à l’édification d’une société où chacun peut trouver sa place
et participer pleinement, quels que soient son sexe, sa race,
son origine ethnique, sa langue et sa religion.
Cependant, les conflits liés à ces différences sont encore trop
nombreux. Les relations interculturelles sont complexes et très
fragiles. Les femmes, les homosexuels et d’autres groupes sont
toujours victimes de discrimination sur le marché du travail ainsi
que dans la vie de tous les jours. D’ailleurs, selon des statiques
de 1993, un million de femmes par années sont physiquement agressées
au Canada1. Que pouvons-nous faire ensemble afin que racisme et
sexisme soient chose du passé au sein du Canada? Comment pouvons-nous
développer et surtout partager avec notre entourage les outils
nécessaires pour régler par la voie pacifique nos conflits?
2. Rejeter la violence
Par l’entremise de notre système parlementaire et notre système
judiciaire, la violence n’est pas une façon acceptable de régler
ses différents. Il y a des alternatives présentes afin d’éviter
un tel recours.
Cependant, le recours à la justice devrait être la dernière option..
Ne devrions-nous pas apprendre à régler nous-mêmes nos différents
sans recourir à la violence ou à la justice? Vivre en société
implique savoir vivre avec autrui et savoir exprimer et régler
pacifiquement nos désaccords. Malheureusement, la violence est
présente en milieu familial, dans les écoles, dans la rue, sur
les routes, dans les sports,…dans la vie de tous les jours. Dans
son rapport de 1997, le Centre Canadien de la Justice rapportait
que même si les jeunes (12-18 ans) représentent seulement 10%
de la population, ils commettaient 18% des des crimes violents.
De plus, 18% des agressions physiques rapportées à la police ont
été commis contre des enfants, et 20% de ces agressions ont été
commis par un membre de la famille. 60% des abus sexuels rapportés
à la police sont commis envers des enfants, et 20% de ces agressions
sont commises par un membre de la famille2. Choisir la violence
pour régler ses différents, c’est choisir la facilité. D’autres
options s’offrent à nous comme le dialogue, la médiation ou encore
le retrait. Se retirer le temps nécessaire afin de réfléchir à
tête reposée facilite le règlement à l’amiable des différents.
Pourquoi ne pas porter une plus grande attention à ces options
afin d’avoir des alternatives autre que l’usage de la force physique,
verbale et/ou psychologique afin de régler ses conflits? Pour
vivre dans une société qui cultive la paix, la non-violence est
nécessaire.
3. Libérer ma générosité
Le Canada jouit d’une réputation solide pour l’aide généreuse
qu’il accorde aux pays pauvres. L’aide apportée par le Canada
par l’entremise de l’Agence canadienne de développement international
(ACDI) aux pays en voie de développement sert au maintien de la
bonne gouvernance, la démocratie et au respect des droits de la
personne partout dans le monde.
Cependant, au Canada la différence entre les riches et les pauvres
est de plus en plus grande; les enfants pauvres un problème de
plus en plus pressant. En 1996, les familles canadiennes les plus
pauvres gagnaient 13% de tous les gains, une baisse par rapport
à 1989 où les familles les plus pauvres gagnaient 17% de tous
les gains. Le nombre d’enfants pauvres au Canada a baissé de 7%
de 1996 à 1997, mais il y avait encore 50% de plus d’enfants pauvres
qu’en 19893. La pauvreté et la faim sont des causes de violence.
Près de 40% des enfants dans des familles à faible revenu font
preuve d’un degré élevé d’agressivité indirecte, par rapport à
seulement 25 à 29% des enfants des familles avec un revenu de
30 000 $ ou plus. De plus, peu d’entre nous peuvent apprendre
le ventre vide. Seulement 8% des enfants de familles à revenu
élevé montraient un retard de développement du vocabulaire, par
rapport à plus d’un tiers des enfants de familles à faible revenu.
Le taux de retard dans le développement du vocabulaire baisse
rapidement quand le revenu familial monte à juste au-dessous de
30 000 $, puis diminue plus lentement jusqu’à ce que le revenu
familial dépasse 60 000 $. Laisser ces enfants dans la pauvreté,
c’est hypothéquer l’avenir de notre pays. Comme le dit si bien
le Conseil canadien de développement social dans sa recherche
Le progrès des enfants au Canada 1999/2000: À l’aube du millénaire:
Les données de notre recherche indiquent clairement que les résultats
dans le développement de l’enfant et ses conditions de vie sont
liées au niveau du revenu familial, et que les décisions que nous
prenons pour établir le seuil de l’inégalité du revenu aura des
répercussions sur le degré de risques que nous faisons courir
à nos enfants. Par conséquent, la prochaine fois que nous lirons
un gros titre déclarant «qu’il y a 1,5 million d’enfants vivant
sous le SFR», nous pourrons le traduire par le fait qu’il existe
«une pauvreté des chances» substantielle au Canada et que nos
préoccupations sur la pauvreté des enfants est vraiment justifiée.
C’est à nous comme Canadiens et Canadiennes de s’assurer que
nos richesses soient justement distribuées. En s’impliquant dans
notre communauté, par exemple dans les hôpitaux, conseils de quartier
ou encore en faisant du bénévolat dans les écoles, on peut partager
nos connaissances et notre temps afin de venir en aide à nos concitoyen.
4. Écouter pour se comprendre
Grâce à ses différents organismes publics, le Canada encourage
et soutient la liberté d’expression. La Société Radio-Canada,
l’Office national du film et Téléfilm Canada sont trois organismes
publics qui ont pour mission d’aider les Canadiens et Canadiennes
à apprécier leur pays et à comprendre la réalité canadienne. Cependant,
c’est au quotidien qu’il est important que toutes sortes d’opinions
soient émises et respectées. À l’école, dans les milieux de travail,
à la maison et partout ailleur toute idée peut être exprimée,
si bien sûr elle respecte autrui.
5. Préserver la planète
L’environnement joue un rôle prépondérant dans notre qualité
de vie. Les vastes forêts et champs, la toundra, les océans et
les milliers de lacs et de rivières favorisent la santé et la
prospérité. Le 11 juin 1971, le Canada est devenu le deuxième
pays au monde (après la France) à instituer officiellement un
ministère responsable de l’environnement.
Cependant, il reste un bon bout de chemin à faire avant d’assurer
l’avenir de notre planète. Par exemple, le Canada est loin d’être
un chef de file en ce qui concerne la réduction des émanations
à effet de serre, les pluies acides et surtout dans le domaine
des coupes forestières. En fait, les Canadiens consomment plus
d’énergie par capita que tous les autres pays. En 1995, le Canada
émettait près de 600 millions de tonnes de gaz à effet de serre
par capita et en 2030 on prévoit en émettre environ 750 millions4.
De plus, la disparation des bancs de morues est un exemple concret
des conséquences que peut avoir la mauvaise gestion de nos ressources.
Toutefois, c’est en tant qu’individu que nous pouvons amorcer
le changement vers une utilisation plus intelligente de nos ressources.
Par des comportements simples et concrets, tel qu’utiliser le
vélo au lieu de la voiture, ou encore l’autobus, ou en réutilisant
le papier, en ayant sa propre tasse pour le café à l’école ou
au travail, on contribue à la conservation et à l’amélioration
de notre environnement et de notre qualité de vie. Si chaque citoyen
canadien décidait de recycler, de récupérer et de réutiliser,
la qualité de notre environnement s’en trouverait grandement améliorée.
6. Réinventer la solidarité
Le Canada travaille fort à la création et au maintien de la solidarité
des différents groupes qui le composent. L’élimination de la discrimination
raciale et de sexe sont deux aspects qui importent aux Canadiens
et Canadiennes et sur lesquelles de nouvelles formes de solidarités
peuvent se construire.
Cependant, réinventer la solidarité ne se limite pas à l’élimination
de la discrimination raciale et de sexe, mais suppose contribuer
à la création de nouveaux liens sociaux. Ceci sous-entend participer
activement au bien être de notre communauté en créant des liens
avec d’autres groupes que celui auquel on appartient. On peut,
par exemple supporter les fermiers locaux en achetant leurs produits
ou encore acheter les produits du commerce équitable. Le commerce
équitable s’assure que les paysans des autres pays reçoivent un
juste salaire. Réinventer la solidarité peut aussi signifier inclure
au sein de notre groupe des gens que nous aurions peut être pas
inclu autrement. Par exemple, dans un jardin communautaire il
peut y avoir des personnes âgées, des gens qui aiment les jardins
mais qui n’ont pas le terrain pour le faire, des jeunes de la
rue qui apprennent à travailler ensemble ou encore des gens à
faible revenu qui font pousser les légumes qu’ils consomment.
Réinventer la solidarité demande de la créativité et de l’ouverture
d’esprit, c’est une façon de réapprendre à être ensemble, à vivre
en société.
Ainsi, le Canada est certes sur la bonne voie pour construire
une culture de la paix, cependant il y a encore un bon bout de
chemin à faire avant qu’une telle culture soit implantée au Canada.
C’est notre responsabilité à tous en tant que Canadien et Canadienne
de veiller et d’agir afin qu’une telle culture soit réellement
présente au Canada.
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Activités que l’on peut
faire avec le Manifeste
Voici quelques suggestions d’activité que l’on peut faire
avec le Manifeste. Si vous souhaitez faire des suggestions,
n’hésitez pas à nous contacter (voir l’addresse au bas de
la fiche).
Le Jour du Manifeste:
Organiser une journée sur le thème du Manifeste dans votre
communauté, école ou milieu professionel.
Tournée pour la paix:
Organisez des conférences, présentation sur le thème du
Manifeste. Ces présentations peuvent être faites dans les
écoles, bibliothèques publiques ou autres lieu communs.
Suite à ces présentations, une discussion peut suivre.
Discussion: Organisez
une table ronde afin de discuter des six priorités du Manifeste.
Déclaration: Faites
de votre ville une ville pour la paix: Une déclaration de
votre maire serait une bonne idée.
Exposition: Organisez
une exposition sur les thèmes du Manifeste
Concours: Organisez
un concours littéraire ou artistique sur les thèmes du Manifeste.
Pièce de théâtre: Faites
une pièce de théâtre sur les 6 priorités illustrer par le
Manifeste et faites le tour des écoles, des camps de vacances,
des festivals…
École de la paix: Faites
de votre école un messager pour la paix. Diffuser le Manifeste
dans les classes, auprès de la direction et des professeurs.
Organisez des dîners de la paix entre élèves, professeurs,
personnel de soutien,…
Randonée pour la paix:
Que ce soit à vélo, à pied ou autrement organisez une randonnée
pour la paix. Faites six arrêts en lien avec les points
du Manifeste, invitez des conférenciers et faites signer
le Manifeste par les passants.
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Note de base de page: Statistique Canada, 1993.
Centre Canadien de la Justice, Rapport 1997. Conseil canadien
de développement social, Le progrès des enfants au Canada 1999/2000:
À l’aube du millénaire. David Suzuki Foundation, Power Shift.
Collective Solutions to Global Warming
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