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Communiqués de presse KosoMUN : le dialogue et la coopération aident les jeunes Kosovars à bâtir un avenir pacifique 16 juillet 2002 - Au cours de l'automne 2001, l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe [OSCE] a demandé à l'Association canadienne pour les Nations Unies [ACNU] de mettre sur pied un programme de simulations des Nations Unies au Kosovo. Il était évident pour l'ACNU que cette initiative comporterait d'innombrables défis et une foule d'expériences, tous plus intéressants les uns que les autres. Jeronimo De Miguel, agent de projet du Programme des simulations de l'ONU, pour le compte de l'ACNU, et Catherine Letendre, coordonnatrice régionale du Programme pour le Québec, se sont donc rendus au Kosovo, le 20 juin 2002; c'est à Peja que, en partenariat avec le Programme des Nations Unies pour le développement [PNUD] et l'OSCE, ils ont débuté leur travail qui doit mener à la mise en place, à l'échelle du Kosovo, d'un programme de simulations des Nations Unies [KosoMUN]. Du 21 au 27 juin 2002, les deux représentants de l'ACNU ont animé des séances d'information et des activités de renforcement des capacités auxquels ont participé près de 100 Serbes et Albanais - enseignants, étudiants et directeurs d'écoles - provenant de plusieurs établissements du nord-ouest du pays, dans les municipalités de Peja, Klina, Decan et Istok. La première phase du projet " KosoMUN " a réussi avec brio à poser les bases nécessaires au développement et à la viabilité d'un programme de simulations des Nations Unies au Kosovo. Les objectifs du programme consistent à permettre aux élèves du secondaire de se familiariser avec la structure des Nations Unies et le travail des diplomates, au moyen de simulations interactives. Si, d'une part, les simulations des Nations Unies privilégient l'interaction entre les participants, elles favorisent, d'autre part, l'émergence de compétences importantes en relations publiques, qui, ne l'oublions pas, deviennent essentielles dans le contexte actuel d'un marché du travail très compétitif. Mieux encore : ces simulations aident les étudiants à comprendre les subtilités des grands enjeux mondiaux, tout en faisant ressortir le rôle primordial de la discussion, de la collaboration, de la négociation et du compromis - ces derniers aspects étant indispensables à la poursuite pacifique et à la stabilité du processus de reconstruction entamé au Kosovo. Le cadre du Kosovo se prête fort bien à la mise sur pied d'un programme de simulations des Nations Unies. En effet, compte tenu de la présence massive des Nations Unies dans cette région du monde, les étudiants du Kosovo ont l'avantage d'être déjà très familiers avec l'ONU, son mandat et la portée de ses activités. Et une équipe de traducteurs exceptionnels était là pour veiller à ce que les étudiants puissent participer aux séances dans la langue de leur choix. Tout au long des ateliers, les étudiants ont fait preuve d'une volonté manifeste de laisser de côté les différences qui ont détruit la région il y a trois ans. Leur perspicacité et leur débrouillardise étaient inépuisables; autant de signes d'espoir pour le Kosovo de demain, dont l'avenir dépend d'une génération de citoyens bien informés, soucieux du monde dans lequel ils vivent, dotés d'une pensée critique aiguisée et outillés pour aborder les problèmes et les défis à l'aide d'une approche axée sur les solutions. La réalité des habitants du Kosovo est, au départ, difficile à saisir pour ceux et celles qui viennent d'un pays où les différences ethniques sont acceptées, encouragées et perçues, en général, comme une richesse plutôt que comme une source de différends. Tandis que le projet " KosoMUN " fut, pour les étudiants, une occasion d'apprendre au moyen d'un programme éducatif, interactif et stimulant, ce fut aussi la chance, pour Jeronimo De Miguel et Catherine Letendre de voir à l'uvre une autre facette de l'ONU et d'observer les souffrances d'un peuple doté d'une résistance extraordinaire, qui veut s'assurer un avenir meilleur. Vers la fin de la mission, plusieurs représentants des Nations Unies et policiers ayant été appelés à travailler auprès de l'OSCE ont rencontré les représentants de l'ACNU pour discuter de la mise en uvre du programme à la grandeur du Kosovo et de la deuxième phase du projet. Si elle obtient le financement nécessaire à la poursuite du projet, l'ACNU espère bien continuer de jouer un rôle clé dans la bonne marche de cette initiative. Le projet " KosoMUN ", tout en éduquant les participants sur les grandes questions internationales, démontre bien que les simulations des Nations Unies deviennent aussi un outil d'éducation efficace pour apprendre aux jeunes la valeur que renferment le dialogue, la coopération et la négociation pour aborder des difficultés qui changent souvent de visage et qui sont, en apparence, insurmontables. Et comme l'a dit un penseur anonyme : " Notre esprit, lorsqu'il s'élargit au contact d'une idée nouvelle, ne reprend jamais plus ses dimensions initiales " (traduction libre).
Renseignements : Jeronimo De Miguel
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