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Médaille Pearson pour la paix > Paul-Émile Cardinal Léger (1979) Le premier lauréat Pearson
George Ignatieff, le président national de l’ACNU, livrait la citation suivante en son honneur. “En présentant son Eminence, le cardinal Léger comme premier lauréat de la médaille Pearson… le jury a choisi un grand homme de l’Église qui, par son exemple d’abnégation, particulièrement au service des plus dépourvus outre-mer, a été estimé digne des plus hautes aspirations et standards, lequel ce prix cherche à commémorer. “Les mérites et les accomplissements du très honorable Lester B. Pearson sont bien connus, et plus spécialement son rôle en tant qu’Homme d’État. Ceci lui valait une reconnaissance mondiale et la distinction d’être le seul canadien à avoir reçu le prix Nobel de la paix. Puisque ce rôle fût si étroitement associé avec les Nations Unies, l’Association dont je suis le président, désirait commémorer le travail de Lester B. Pearson pour les générations futures. “Surtout à ce moment-ci , quand les contraintes de coopération et d’interdépendance amenées par des révolutions technologiques qui peuvent ou bien promulguer la belle vie ou bien menacer notre survie, font contraste avec une disposition régnante d’égoisme sur le plan individuel aussi bien que national, il est très approprié que cette distinction aille à celui qui, par son exemple personnel, démontre une abnégation pour ceux qui ont le plus besoin de compassion et d’aide. Ses actions représentent une remise en vigueur du Bon Samaritain dans une situation globale qui sait inspirer les canadiens”. Prenant également part à la cérémonie au Government House, fût le capitaine Joseph Jeffery, président du Programme de la Journée des Nations Unies 1979, qui s’est brièvement adressé à l’assemblée sur les objectifs de l’Association canadienne pour les Nations Unies. La médaille Pearson fût inaugurée cette année par l’ACNU afin d’inspirer les canadiens sur la cause de l’entente et de la coopération internationales. La médaille, moulée en argent sterling, fût conçue et frappée par Dora de Pedery-Hunt de Toronto, fort probablement la plus illustre sculpteresse canadienne de médailles de ce genre. Après plusieurs années de service, le cardinal Léger a quitté l’Archevêché de Montréal, en 1967, afin de travailler auprès des pauvres et des handicapés d’Afrique occidentale. Là, grâce à son esprit d’organisation, le cardinal Léger fit construire un centre de réhabilitation pour enfants handicapés, un refuge pour les lépreux, une clinique pour les pauvres, une école ménagère pour les jeunes femmes, un hospice pour les vieillards et une maison pour les veuves. Il revint au mois d’août de cette année pour assister à la réinstallation au Canada des réfugiés d’Asie. Plus récemment, il fût nommé avec l’ancien gouverneur général, Roland Michener, co-président de la nouvelle Fondation canadienne pour les réfugiés. Finalement, le dernier mot devrait être rendu au Ottawa Citizen qui, dans son article de fond, déclarait que “Léger et Pearson figuraient à des pôles opposés. Mais tous deux ont servi à la cause de l’homme, l’un promulguant la paix, l’autre en diminuant sa souffrance. “Le travail des deux hommes est une inspiration pour les canadiens – nous rappelant que nous appartenons à la grande famille de l’homme et qu’il n’y a rien de plus important que de faire son mieux pour aider les plus infortunés que nous”. |