« En tant que dirigeant d’une organisation de développement qui se donne comme principale mission de favoriser les politiques et de solliciter les ressources qui permettront de réduire de moitié la pauvreté dans le monde d’ici 2015, il me semble qu’aucun dossier ne revêt une importance plus grande que celui de la mondialisation. »
Mark Malloch Brown, administrateur du PNUD
La mission première du PNUD est l’élimination de la pauvreté. Dans le contexte du développement humain durable, cet objectif ne se borne pas à répondre aux besoins de base de la population en matière de vivres, de revenus et de logement. En effet, le développement humain durable consiste à reconnaître les droits économiques, sociaux, politiques, civiques et culturels des populations et à leur donner les moyens de les exercer. On pourrait donc définir la pauvreté comme étant l’incapacité pour une personne de se donner un mode de vie sain, de s’instruire, de prendre part à l’activité socio-économique et d’en profiter. Cette liberté de choix est à la base du respect de soi et d’autrui, de la créativité et de la dignité, autant de facteurs indispensables à l’épanouissement de la personne. Comme il est indiqué dans le Rapport mondial sur le développement humain 2000, « le respect des droits de l’homme n’est pas, comme on le prétend souvent, le résultat du développement; il en est plutôt une condition préalable. »
Pour s’attaquer aux problèmes connexes de la pauvreté, du développement humain durable et des droits de la personne, il faut susciter une croissance économique. La mondialisation est certes le moteur de cette croissance, mais on constate de plus en plus qu’elle profite uniquement à un petit nombre de pays déjà très solides et d’individus excessivement riches. Ainsi, la mondialisation telle qu’elle se développe actuellement marginalise encore davantage les pauvres dans les pays en voie de développement (PVD) et dans les pays les moins avancés (PMA), ainsi que dans les pays développés.
Reconnaissant les effets déplorables de la mondialisation et, en même temps, son potentiel de rupture du cycle de la pauvreté, le PNUD entend lui « greffer » des objectifs d’ordre social, des valeurs d’équité et de nouveaux critères de participation. L’organisation s’est donné le rôle de catalyseur au sein du système onusien pour l’atteinte de l’objectif visant à réduire de moitié l’extrême pauvreté d’ici 2015. Cet objectif ambitieux, fixé à la Session extraordinaire de l’Assemblée générale des Nations Unies sur le développement social (Sommet mondial pour le développement social +5) en juin 2000, requiert un accès et une participation active des PVD au marché mondial.
Comprendre la mondialisation
Économiquement, la mondialisation se définit par un mouvement de biens et de capitaux entre les pays et à l’intérieur des pays. Sur un plan plus global, c’est aussi l’accroissement de l’interdépendance entre les populations et l’avènement d’une nouvelle structure décisionnelle mondiale. La mondialisation touche toutes les sphères de la société et transforme l’économie, les cultures, la technologie et les modes de gestion publique.
La mondialisation n’est pas un phénomène nouveau. Les échanges commerciaux et la levée des barrières entre les pays existent depuis l’ère du troc. Cependant, ce phénomène a connu une accélération notable au cours du dernier quart de siècle.
L’approche dominante en matière de mondialisation est caractérisée entre autres par les principes suivants :
- Déréglementation du marché des capitaux
- Accroissement de la concurrence
- Libéralisation et privatisation
- Accroissement et non-encadrement de l’investissement direct étranger
- Acquisition des droits de propriété intellectuels
De plus, le contexte est différent aujourd’hui. En effet, le rythme du changement est sans précédent et accéléré par les nouvelles technologies. Le phénomène se traduit par des virages tellement imprévisibles qu’on commence à avoir l’impression que la « créature » est en train de prendre le pas sur le « créateur » et que l’homme pourrait se laisser détruire par elle.
- Les marchés des devises et des capitaux sont maintenant reliés à l’échelle planétaire et fonctionnent 24 heures par jour, les négociations s’effectuant à distance en temps réel.
- Des organisations multilatérales comme l’Organisation mondiale du commerce (OMC) adoptent des politiques qui ont préséance sur les politiques de gouvernementaux nationaux.
- Les sociétés commerciales, premiers acteurs en matière de commerce, ont un pouvoir économique supérieur à celui des États les plus pauvres mis ensemble.
- Les organisations de la société civile, y compris les ONG et les associations syndicales, sont omniprésentes dans les processus décisionnels nationaux et internationaux (que ce soit en marge des événements ou à titre de participants aux dialogues) et reliés en réseau international.
Source : Rapport mondial sur le développement humain 1999
Les promesses de la croissance économique ont convaincu les dirigeants du monde que la mondialisation pouvait résoudre d’autres grands problèmes de plus en plus criants comme la progression de la pauvreté et la dégradation rapide de l’environnement. Cette garantie de création de la richesse a pris la première place des préoccupations mondiales. Cependant, en 1999, les protestations de Seattle ont marqué un point. En plus des groupes de la société civile (syndicats, groupes de défense des droits de la personne, écologistes, agriculteurs, organisations luttant pour la sécurité alimentaire, pour la santé et pour la justice sociale, groupes culturels, peuples autochtones, organisations de développement international, etc.), des représentants des gouvernements et même des entreprises privées mettent en doute aujourd’hui la capacité du modèle actuel de mondialisation de régler les problèmes de l’humanité.
Les solides protestations qui ont eu lieu à Seattle au sujet de la structure et de l’action de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) ont concouru aux objectifs du PNUD, qui cherche à élargir le débat sur le commerce. De fait, Seattle a forcé l’introduction, dans les discussions portant sur le commerce et les finances, des considérations relatives à la justice sociale, à l’équité, à l’inclusion, au développement durable et à d’autres valeurs centrées sur la personne. La « bataille de Seattle » a fait prendre conscience au monde qu’il existe des solutions de rechange au modèle actuel de mondialisation. Le PNUD, par son approche axée sur le développement humain durable, vise à faire valoir cette autre vision de la mondialisation, centrée sur les besoins des pauvres et sur un nouvel ensemble de valeurs profondes comme celles qui ont été défendues à Seattle.
Les technologies de l’information et de la communication (TIC) constituent une force majeure qui alimente la mondialisation. Elles ont déjà permis de nombreuses percées dans les domaines de la santé et de l’éducation. De plus, de petites entreprises qui étaient autrefois isolées ont maintenant un nouvel accès au marché. Les groupes de la société civile ont eux aussi amélioré leurs facultés de maillage, d’information mutuelle et de concertation. Les TIC alimentent le développement dans tous les secteurs. On les considère comme indispensables à la croissance économique qui permettra de remédier aux maux des pays en voie de développement. En Inde seulement, on s’attend à ce que les exportations de logiciels passent de 4 milliards (en 2000) à 100 milliards de dollars en cinq ans.
Outre l’expansion de la technologie et du commerce des biens, d’autres mécanismes financiers accroissent le capital que les pays développés et en voie de développement peuvent consacrer au développement économique. En effet, l’investissement direct étranger (IDE) constitue, selon le Conseil économique et social (ECOSOC) une des sources les plus importantes de capitaux privés sur le marché mondial pour les PVD. L’IDE peut créer et faire prospérer des entreprises, créer de l’emploi, etc. L’IDE est toutefois une réalité complexe, et on mène actuellement des travaux pour étudier son influence et son rôle potentiel dans le soulagement de la pauvreté et le développement.
Un des grands avantages de la mondialisation consiste à améliorer la capacité de choisir. Ce constat se vérifie sur plusieurs plans. Tout d’abord, l’élimination des barrières au commerce a permis au marché mondial de fournir aux individus, aux collectivités et aux pays un accès à une diversité croissante de biens de consommation, de possibilités de divertissement et de sources d’information. Ainsi, chaque personne a de plus en plus la possibilité de choisir et de justifier ses choix. Ces choix supplémentaires et les avantages qui en résultent se traduisent par une capacité accrue d’innovation et de progrès humain, lesquels alimentent eux-mêmes la croissance de l’économie. En Estonie, par exemple, la fondation d’un collège des arts et des sciences numériques permettra aux jeunes de décider de rester dans leur milieu et dans leur pays tout en acquérant des compétences qu’ils n’auraient pu obtenir qu’à l’étranger autrefois. Ce projet, baptisé Tiger Leap, contribuera au renforcement de la communauté en Estonie.
La mondialisation accentue aussi l’interaction et l’interdépendance entre les pays et les cultures. Ce phénomène peut se traduire par l’émergence de valeurs communes, l’appréciation de la diversité de points de vue dans le monde et l’avènement, au milieu de la diversité, d’une volonté planétaire d’atteindre au développement humain équitable. Le pouvoir unificateur d’Internet a été démontré lorsque les ONG de partout dans le monde sont arrivées à empêcher l’adoption de l’Accord multilatéral sur l’investissement (AMI) par les pays de l’OCDE.
Information and Communications Technologies (ICTs) are a major force behind globalization. They have already generated multiple advances in the fields of health and education. In addition, typically isolated small businesses have now acquired access to markets. Civil Society groups have also improved their capacity to network, share information and plan joint actions. ICTs are a driving force of development in all fields. They are considered key to the economic development that is required to address the ills of developing countries. In India alone, software exports are expected to increase from $4 billion (2000 figure) to $100 billion in a five year period.
Beyond the expanded trade of commodities and technology, other financial and investment mechanisms are increasing the capital in developed and developing countries for economic development. Foreign Direct Investment (FDI) is, according to the United Nations Economic and Social Council (ECOSOC), one of the greatest sources of private capital on the global marketreaching developing countries. FDI can generate and expand businesses, generate employment, etc. FDI is, however, complex and much work is presently underway to study its influence and potential role for development and poverty alleviation.
One of the key benefits of globalization is an increase in the capacity to choose. This is true at multiple levels. The breakdown of barriers to trade has allowed the global market to provide individuals, communities, and nations with access to an increased diversity of consumer goods, entertainment options, and information sources. These provide individuals with more power to choose and an increased capacity to understand these choices. The additional choices and their resulting benefits to individuals lead to an increased capacity for innovation and human advancement, themselves necessary for the growth of the economy. In Estonia for example, the establishment of a digital arts and science college will provide youth with the option to choose to stay in their community and country while acquiring the skills and the education they could only previously gain abroad. This project, entitled the Tiger Leap programme, will contribute to building a stronger community in Estonia.
Globalization is also enabling more interaction and a growing interdependence among nations and cultures. This can lead to the development of shared values, an appreciation of the diversity of world views, and the development, amidst the diversity, of a global commitment to equitable human development. The power of the Internet to Unify was demonstrated when the networking efforts of NGOs worldwide prevented the adoption of the Multilateral Agreement on Investments (MAI) by OECD countries.
Puisque la mondialisation est animée par un souci purement économique, elle a des effets importants sur les autres secteurs de la société. Dans la présente section, nous nous arrêterons plus particulièrement aux droits de la personne, à l’équité, à la sécurité humaine, au développement durable, au développement, à la gouvernance et à la démocratie.
| Incidence sur les droits de la personne |
Mises à pied massives de travailleurs déjà sur le seuil de la pauvreté; accroissement du travail des enfants; déplacement de collectivités habitant des terres ancestrales; accroissement du trafic des femmes et des jeunes filles, etc. |
| Incidence sur l’équité |
Acquisition de droits de propriété intellectuelle accroissant le coût des technologies et dérobant les communautés de leur savoir ancestral et d’un accès gratuit à cette technologie; concentration de la propriété et du pouvoir entre les mains de riches multinationales capables de négocier et d’obtenir des brevets; accès réduit aux soins de santé en raison de l’augmentation du prix des médicaments; effets plus graves chez les femmes que chez les hommes dans de nombreux secteurs, etc. |
| Incidence sur la sécurité humaine |
Volatilité financière et insécurité économique; précarité de l’emploi et du revenu; troubles sociaux; risques pour la santé; insécurité culturelle; insécurité personnelle; précarité de l’environnement; insécurité politique et collective (pour de plus amples renseignements, lire le Rapport mondial sur le développement humain 1999). |
| Incidence sur le développement durable |
Propriété et manipulation de la vie (grâce aux brevets et au génie génétique) pouvant avoir une incidence majeure sur la biodiversité et sur l’environnement, y compris sur la santé humaine; consommation débridée entraînant gaspillage et pollution); etc. |
| Incidence sur le développement |
Manque de temps et de moyens pour entretenir des liens humains et s’acquitter des responsabilités parentales, ce qui se répercute sur le développement des enfants; affaiblissement de la cohésion sociale; développement communautaire et croissance économique; marginalisation des petites entreprises, en particulier dans les PVD en raison de l’insuffisance des compétences et de l’infrastructure et de l’inaptitude à participer à l’économie mondiale et à concurrencer les multinationales, etc. |
| Incidence sur la gouvernance et la démocratie |
Accroissement du pouvoir des entreprises dans l’élaboration des politiques commerciales; impression pour les politiciens d’avoir de moins en moins de pouvoir sur les politiques nationales, régionales et internationales en matière de commerce notamment; pouvoir réduit des gouvernements nationaux résultant de l’autorité d’institutions multilatérales comme l’OMC, etc. |
Pour le PNUD, la mondialisation est beaucoup plus apte que l’aide internationale à contribuer à la croissance. L’aide internationale conserve certes son importance, mais c’est en aidant les pays en voie de développement à participer à l’économie mondiale que l’on pourra briser le cycle de la dépendance. S’il est possible de « façonner- » la mondialisation, il faut dès maintenant des mesures qui permettront l’adoption de « bonnes » politiques de commerce et d’investissement privé pour donner un visage humain à la mondialisation.
Le concept de développement humain durable (DHD) proposé par le PNUD propose un nouvel ensemble de valeurs comme fondement aux activités de développement économique mondial. Contrairement au modèle dominant, qui vise principalement la croissance des PNB, le PNUD propose que le but premier de la mondialisation soit l’amélioration de la vie des gens. Cette approche diffère aussi du modèle dominant en appuyant la participation et le partenariat à part égale des PVD par opposition aux approches directives de la part des pays donateurs.
Le PNUD a conçu une stratégie qui permettra de faire profiter les pauvres du commerce international grâce à des valeurs socio-environnementales. La stratégie, présentée par l’administrateur dans un discours prononcé devant les ministres du Commerce des pays les moins avancés en février 2000, comporte six grands volets.
- Le développement. Le premier volet consiste à reconnaître que l’aide internationale demeure nécessaire au développement des capacités humaines et des infrastructures dont les pays en voie de développement ont besoin pour participer à l’économie mondiale.
- La connaissance. On sait que la mondialisation s’appuie en très grande partie sur les technologies de l’information et de la communication (TIC) dans tous les secteurs de la société. Notre économie est une économie du savoir. Le PNUD croit que les TIC offrent une occasion révolutionnaire d’offrir aux PVD un accès à l’économie mondiale. Les TIC peuvent fournir aux citoyens des PVD l’information dont ils ont besoin pour participer à l’économie tout en leur permettant en permanence d’accroître leurs connaissances et de réduire ainsi les écarts de savoir qui exacerbent le cycle de la pauvreté. Cliquer ici pour en savoir davantage sur la vision et l’action du PNUD en matière de technologies de l’information et de la communication.
- La liberté. Pour qu’un pays puisse participer à l’économie mondiale, il faut que ses lois et ses institutions soient transparentes et honnêtes et protègent la liberté des citoyens. Le respect de ces droits et libertés est essentiel pour permettre aux citoyens de participer de manière active, informée et créative à l’économie mondiale. Dans une économie basée sur le savoir, l’accès à l’information est essentiel.
- L’engagement. Le PNUD croit à l’importance de tenir un débat sur le commerce et la mondialisation à l’échelle nationale ainsi qu’au sein de la société civile et des autres institutions. En encourageant les débats nationaux, on permet à chaque pays de définir en connaissance de cause son équilibre entre, par exemple, la culture et l’intégration mondiale. On suppose en effet que ces débats nationaux permettront l’éclosion d’un consensus social qui assurera la durabilité des orientations retenues.
- Le commerce équitable. La participation des PVD, et plus particulièrement des pays les moins avancés (PMA), au commerce mondial est freinée par de nombreux facteurs, y compris les limites de ces pays en matière de ressources humaines, d’institutions et d’élaboration de politiques. Autre entrave importante liée à ces limitations de capacités : leur absence des mécanismes de négociations commerciales et de règlement des litiges. En effet, très peu de PMA sont membres de l’OMC par comparaison avec les pays de l’OCDE. Il importe donc de légitimer l’OMC au moyen d’une juste représentation.
- La légitimité mondiale. La vitesse et le pouvoir de transformation de la mondialisation ont pris le monde par surprise. Aujourd’hui, en raison de ses nombreuses conséquences graves, la mondialisation vit une crise de légitimité. Le PNUD croit que la mondialisation doit être encadrée selon des principes qui traduisent un consensus mondial. Il faut donc rallier les intervenants autour d’un mode de mondialisation qui comprenne des objectifs sociaux, la protection de l’environnement, le respect des droits de la personne, etc.
Le Rapport mondial sur le développement humain 1999 définit huit grands enjeux nécessitant des interventions nationales et internationales, à savoir :
- Renforcer les politiques et les mesures visant le développement humain et les adapter aux nouvelles réalités de l’économie mondiale;
- Réduire les risques de volatilité financière (aplanir les cycles économiques) et ses coûts humains;
- Prendre des mesures internationales plus énergiques pour atténuer les menaces à la sécurité humaine;
- Améliorer les actions publiques qui tendent à perfectionner les technologies favorisant le développement humain et l’élimination de la pauvreté;
- Démarginaliser les pays pauvres et modestes;
- Remédier aux déséquilibres des mécanismes décisionnels mondiaux en créant un système plus ouvert;
- Créer une architecture plus cohérente et démocratique de gouvernance mondiale pour le XXIe siècle.
- En partenariat avec la CNUCED, le PNUD a créé le Programme de mondialisation, de libéralisation et de développement humain durable. En vue d’accroître la participation des PMA à cette initiative, les deux organisations uniront leurs efforts pour aider ces pays à mettre au point un programme national et des initiatives de partenariat pour la mondialisation et à les présenter à la Troisième Conférence des Nations Unies sur les PMA.
- Toujours avec la CNUCED, le PNUD coordonne le Cadre intégré d’aide technique au commerce pour les PMA. Cette initiative a pour but d’accroître la capacité des PVD à participer aux négociations commerciales et aux mécanismes de règlement des litiges. Son exécution nécessitera la collaboration de l’OMC et de la Banque mondiale.
- Le PNUD est à la recherche de partenaires pour entreprendre une étude sur le commerce et le développement. Cette étude aurait pour but de rallier l’opinion autour de principes de commerce tenant compte des objectifs sociaux, des considérations écologiques, des droits de la personne, de la participation de la femme, etc.
- Le PNUD soutient activement la publication des rapports nationaux sur le développement humain. Ce soutien sera renforcé puisque ces documents sont considérés comme des outils importants pour l’élaboration des politiques et le développement des capacités nationales.
Liens internationaux
- Conseil économique et social des Nations Unies (ECOSOC): L’ECOSOC rassemble tous les intervenants onusiens intéressés par le développement économique et social. L’Assemblée générale a autorisé la tenue d’une consultation de haut niveau sur le financement du développement en 2001. Cette réunion portera sur les problèmes nationaux, internationaux et systémiques relatifs au financement du développement dans une optique holistique à la lumière de la mondialisation et de l’interdépendance. On y traitera notamment de la mobilisation de ressources financières pour la mise en œuvre intégrale des résolutions issues des grandes conférences et des grands sommets des Nations Unies des années 90. L’Assemblée a créé un comité préparatoire intergouvernemental et un bureau de 15 membres pour organiser les consultations. On peut obtenir par Internet des renseignements sur ce processus, y compris des rapports et des documents de recherche de diverses organisations onusiennes, ONG et autres organismes. Le Bureau des études sur le développement du PNUD contribue activement aux préparatifs.
- Service de liaison non gouvernemental des Nations Unies (SLNG): Le SLNG a pour mission de « favoriser l’éclosion de partenariats dynamiques entre les Nations Unies et les organisations non gouvernementales. En fournissant de l’information, des conseils, de l’expertise et des services de soutien, le SLNG s’inscrit dans les efforts déployés par l’ONU pour renforcer le dialogue et rallier l’opinion publique en faveur du développement économique et social ». Le SLNG produit plusieurs publications, dont Roundup. Le numéro de novembre 1999 (n° 47) de cette revue portait sur la mondialisation et le commerce, présentant une vision de la croissance économique centrée sur l’humain.
- Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED): Le PNUD travaille en étroite collaboration avec le CNUCED. L’organisation publie un rapport annuel intitulé Rapport sur le commerce et le développement qui analyse les tendances économiques contemporaines. Le site web de la CNUCED propose également une mine d’informations, y compris des rapports, un calendrier d’événements et des publications sur le commerce et le développement.
- Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE): Le service du PNUE consacré à l’économie et au commerce au sein de la Division de la technologie, de l’industrie et de l’économie traite des problèmes liés au commerce en rapport avec l’environnement. On trouve dans son site web des renseignements sur les projets à l’échelle nationale, ainsi que des documents sur ses politiques, des publications et un calendrier.
- Commission sur le développement durable des Nations Unies (CDDNU): La 8e Session du Comité directeur, tenue en 2000, portait sur la finance et le commerce. On peut trouver dans le site web du Secrétariat les rapports nationaux, des décisions de l’Assemblée générale et les rapports de la Commission. Par ailleurs, on peut se procurer les documents des organisations non gouvernementales (ONG) en s’adressant au Comité directeur des ONG de la CDD.
- Institut international du développement durable (IIDD): L’IIDD est une organisation internationale très respectée dont le siège est à Winnipeg (Canada). Parmi ses initiatives, on peut citer le Trade and Knowledge Network, projet qui vise à aider les PVD à se doter des capacités nécessaires pour s’attaquer aux problèmes du commerce et du développement durable à l’échelle nationale et internationale. En plus de leurs compétences internes et des recommandations de politiques sur les questions liées au commerce et au développement durable, sa page web Linkages offre un compte rendu détaillé des rencontres internationales. L’IIDD a publié récemment un manuel sur l’environnement et le commerce avec le PNUE.
- Organisation mondiale du commerce
- Worldwatch Institute: Le Worldwatch Institute a publié récemment une étude révélant que la pauvreté, les inégalités, la richesse excessive et le sida, entre autres défis planétaires qui se posent à l’humanité, détruisent les efforts visant à mettre un terme à la destruction et à la dégradation de l’environnement. Vital Signs 2000: The Environmental Trends That Are Shaping Our Future a été financé en partie par le Fonds des Nations Unies pour la population.
- International Forum on Globalization: L’International Forum on Globalization (IFG) est une alliance de soixante éminents militants, érudits, économistes, chercheurs et auteurs créée pour stimuler la réflexion, les actions communes et l’information du public en réaction à la mondialisation économique.
- Le Forum des Nations Unies sur l’environnement et le développement: Le FNUED est une ONG internationale qui s’emploie à faciliter les préparatifs de la société civile internationale en vue du bilan qui aura lieu dix ans après le premier Sommet de la Terre tenu à Rio de Janeiro en 1992. Il rédige une série de documents d’information qui résument l’état des connaissances sur divers sujets. On peut lire le document portant sur l’investissement direct étranger dans le site web du Sommet de la Terre 2002.
- Ministère des Affaires étrangères et du Commerce international (MAECI): On peut connaître les politiques et les positions du Canada concernant divers sujets d’actualité en matière de commerce, d’investissement, d’aide au développement étranger, etc., dans le site web du MAECI. On trouve aussi dans la page commerce[FL1] du MAECI des documents préparés pour des rencontres précises comme le Sommet du G-7/G8.
- Congrès du Travail du Canada: Le CTC est la voix nationale du mouvement syndical qui parle pour tous les travailleurs et leurs familles au Canada et à l’étranger. Le CTC représente 2,3 millions de travailleurs. Il revendique des conditions de travail et des salaires décents, l’égalité sociale, la fin du racisme et de la discrimination et l’amélioration des lois régissant la santé et la sécurité. Il réclame des impôts justes, des programmes sociaux étendus (notamment en ce qui concerne les garderies, l’assurance-maladie et les régimes de retraite) et des programmes de formation professionnelle et de création d’emplois. Une section spéciale du site web de cet organisme est consacrée à ses prises de position au sujet de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), de la Zone de libre-échange des Amériques (ZLEA) et d’autres organisations multilatérales. Grâce au moteur de recherche, on peut trouver d’autres publications et documents d’orientation dans son site web.
- Syndicat national des employées et employés généraux du secteur public (SNEGSP): Le SNEGSP rassemble 14 syndicats indépendants, ce qui en fait le deuxième syndicat en importance au Canada. Il définit sa mission comme suit : surveiller les lois provinciales et fédérales concernant le travail; analyser la restructuration des programmes sociaux et des services publics; critiquer les lois ayant une incidence sur le milieu de travail et participer à leur conception; donner à ses membres une présence nationale, en participant au Congrès du Travail du Canada, et internationale en participant à l’Internationale des services publics; concevoir des stratégies gagnantes de négociations et les partager avec les syndicats membres; contribuer à l’établissement d’un réseau national de services et de solidarité profitant à tous les travailleurs du Canada. Le SNEGSP a créé un dictionnaire de l’économie mondiale (en anglais) qui s’avère très précieux pour comprendre le jargon particulier de ce domaine.
- Confédération des syndicats nationaux (CSN)
- Conseil des Canadiens: Le Conseil des canadiens coordonne plusieurs campagnes pour influencer la position et les politiques du gouvernement canadien. Sa campagne sur le commerce et l’investissement s’oppose au modèle dominant émergent de croissance économique sans partage des retombées, excluant les pauvres et sans respect pour l’environnement.