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Suivi de l'ONU > L'ONU et les droits de l'homme

Structure organisationnelle et administrative du PNUD

Structure administrative

Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) est dirigé par un administrateur qui assure la gestion de ses activités. Le PNUD a son siège à New York. En 1999, c’est M. Mark Malloch Brown qui occupe cette fonction. En tant qu’administrateur, M. Brown rend compte à un Conseil d’administration composé de 36 États. Le Conseil d’administration reste en lien avec l’Assemblée générale des Nations Unies par l’intermédiaire du Conseil économique et social (ECOSOC). Les mandats des membres du Conseil prennent fin le dernier jour de l’année indiquée ci-dessous. Jusqu’en 2002, les membres du Conseil d’administration sont les suivants :

États d’Afrique États d’Asie et du Pacifique
Botswana 2000 Chine 2000
République démocratique du Congo 2000 Inde 2001
Égypte 2002 Indonésie 2002
Éthiopie 2001 Kirghizistan 2001
Ghana 2000 Liban 2000
Afrique du Sud 2000 République de Corée 2000
Togo 2002 Viet Nam 2002
République unie de Tanzanie 2000
États d’Amérique latine et des Caraïbes États d’Europe orientale et autres États
Brésil 2002 Bélarus 2001
Cuba 2001 République tchèque 2000
Guatemala 2001 Fédération de Russie 2002
Honduras 2002 Ukraine 2001
Jamaïque 2000
États d’Europe occidentale et autres États
Belgique 2002 France 2002
Allemagne 2000 Irlande 2000
Italie 2001 Japon 2002
Pays-Bas 2002 Nouvelle-Zélande  2002
Norvège 2002 Suède 2002
Suisse 2001 États-Unis 2001
Programmes et domaines stratégiques d’intervention Le PNUD a quatre principaux domaines stratégiques d’intervention : planification et gestion des ressources, politiques de développement, ressources et affaires extérieures, et services financiers et administratifs. L’administrateur assure la gestion des bureaux suivants :
  • Bureau du Groupe des Nations Unies pour le développement
  • Bureau en charge du Rapport sur le développement humain 
  • Bureau d’évaluation 
  • Bureau de l’audit et des études de performance
  • L’administrateur supervise un certain nombre de programmes, dont :
  • L’Unité spéciale de la coopération technique entre pays en développement (Su/TCDC), qui soutient la coopération Sud-Sud en vue de la réalisation d’objectifs de développement;
  • Le Programme des volontaires des Nations Unies (VNU), partenaire opérationnel de l’aide au développement;
  • Le Fonds de développement des Nations Unies pour la femme (UNIFEM), qui soutient la promotion de la condition féminine en encourageant l’émancipation des femmes et l’égalité des sexes;
  • Le Fonds d’équipement des Nations Unies (FENU), qui vise à réduire la pauvreté dans les pays les moins avancés.

Système des coordonnateurs résidents des Nations Unies

Le PNUD a un réseau de plus de 131 bureaux implantés dans différents pays en développement. Pour chaque bureau, le PNUD choisit des représentants résidents, qui assurent aussi la fonction de directeurs des Centres d’information des Nations Unies. De plus, chaque représentant joue le rôle de coordonnateur résident des activités de développement mises en œuvre par les autres organismes des Nations Unies.

Le Système des coordonnateurs résidents des Nations Unies (SCRNU) fait face aux situations d’urgence complexes et assure l’organisation ainsi que la coordination de l’aide humanitaire des Nations Unies.

Liens vers les bureaux régionaux

Programmes sous-régionaux

Les Programmes sous-régionaux (Sub-Regional Resource Facilities - SURF) ont été créés en 1997 afin d’assister les bureaux de pays. Le système des programmes sous-régionaux du PNUD apporte aux 134 bureaux de pays et aux programmes de développement conçus au siège central l’expérience, l’information et l’expertise appropriées pour gérer et coordonner le développement. Le système des SURF comprend un ensemble de bureaux affiliés sur le terrain, qui relèvent de leurs bureaux régionaux respectifs et du centre de coordination mondiale (Global Hub) du Bureau des politiques de développement au siège du PNUD à New York. Les huit bureaux des programmes sous-régionaux sont à Islamabad, Bangkok, Beijing, Suva, Addis-Abeba, Bratislava, Beyrouth et Port of Spain. Huit nouveaux bureaux devraient s’ouvrir en l’an 2000.

Une crise financière

« Nous sommes déjà un organisme qui dépend de fonds spéciaux, et nous arrivons à mobiliser assez facilement des centaines de millions à ce titre; c’est par contre avec toutes les peines du monde que nous réussissons à percevoir le moindre centime en ressources de base. » 

Mark Malloch Brown, administrateur, 4 avril 2000

Le caractère universel du PNUD requiert la gestion d’un budget de plus de 2,5 milliards de dollars. Cet argent provient de deux sources : les ressources générales ou de base et les ressources autres. Les ressources de base (générales) sont des contributions volontaires des États membres, alors que les ressources autres sont des fonds affectés aux projets particuliers qui intéressent le pays donateur.

Les ressources de base

En 1999, 682 millions de dollars US avaient été versés au chapitre des ressources de base (générales). Cette somme provient des 21 États membres du Comité d’aide au développement (CAD) de l’Organisation pour la coopération et le développement économique (OCDE). Par ailleurs, plus de 90 pays bénéficiant du programme (à savoir les pays en voie de développement) assurent aussi le financement des ressources générales. Malgré tout, les ressources de base (générales) sont en baisse. Dans l’ensemble, les ressources de base sont passées de 1,2 milliard de dollars en 1992 à 682 millions en 1999.

Les ressources de base sont réparties entre les pays bénéficiant du programme de façon à atteindre les objectifs du PNUD et à refléter ses orientations en matière de développement durable.

Ressources autres

En 1999, les ressources autres du PNUD s’élevaient à 1,4 milliard de dollars. Ces contributions, provenant de donateurs, ONG et gouvernements, étaient affectées à des projets ou programmes précis.

Sur ce chapitre, les 10 premiers bailleurs de fonds en 1999 sont les États-Unis, le Japon, les Pays-Bas, la Norvège, la Suède, le Danemark, le Royaume-Uni, l’Allemagne, la Suisse et le Canada. Avec une contribution de plus de 90 millions de dollars, les États-Unis se classent au premier rang, tandis que le Canada, dont la contribution s’élève à moins de 30 millions de dollars, arrive au dernier rang des principaux pays donateurs.

Source:UNDP Today, Introducing the Organization

La Contribution volontaire du Canada au PNUD

Contribution $US $Cdn Part des contributions totales
1994 39, 260, 000 53, 000, 000 4.3%
1995 31, 030, 000 43, 300, 000 3.4%
1996 31, 940, 000 43, 300, 000 3.8%
1997 29, 783, 782 41,250, 000 3.9%
1998 29, 290, 780 41, 300, 000 3.9%
1999 27, 350, 993 41, 300, 000 4.0%

Le Plan de financement pluriannuel

Le Plan de financement pluriannuel (PFPA) a été mis sur pied pour résoudre les problèmes financiers du PNUD et lui assurer une stabilité financière. Adopté par

M. James Gustave Speth, administrateur du PNUD jusqu’en 1999, le PFPA comprend deux volets : un cadre stratégique d’évaluation des résultats et un nouveau cadre intégré de financement. Le PFPA vise à garantir au PNUD le versement des ressources de base (contributions volontaires).

L’objectif visé pour l’an 2000 dans le cadre du Plan de financement pluriannuel (PFPA) visant la période 2000-2003 est de 800 millions de dollars. Cet objectif passe à 900 millions en 2001. Selon l’administrateur, cependant, le PNUD ne pourra atteindre cet objectif, et les ressources générales (volontaires) devraient rester au même niveau qu’en 1999, soit 682 millions de dollars. L’objectif final est de parvenir à rétablir le niveau des ressources de base (générales) à 1,1 milliard de dollars au cours des prochaines années.

La stratégie du PNUD en matière de développement

L’objectif du PNUD est maintenant de travailler en amont – sur le plan des conseils stratégiques et du développement des capacités. De récentes statistiques montrent en effet que 67 % des projets et programmes du PNUD ont trait au développement des capacités, 42 % au cadre réglementaire et législatif des politiques et 33 % au développement de l’appareil institutionnel.