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Suivi de l'ONU > L'ONU et les droits de l'homme PNUD – Origines et historique Historique Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) est né en novembre 1965 de la fusion du Fonds spécial des Nations Unies et du Programme élargi d’assistance technique. Ce mariage conférait au PNUD dès sa création près de 50 ans d’expérience dans le secteur de la coopération. Le PNUD est la figure de proue de l’ONU en matière de développement mondial. Sa mission est de « fournir à ses clients – les pays en voie de développement – des conseils d’orientation axés sur le savoir et portant sur tout ce qui a trait à la réduction de la pauvreté, au développement des capacités institutionnelles et au problème de la mondialisation- ». Datant de 2000, cet énoncé de mission reflète les nouvelles priorités de l’organisation. Le souci numéro un du PNUD est l’élimination de la pauvreté. Dernièrement, l’organisation s’est donné un rôle de premier plan dans la poursuite de l’objectif visant à réduire de moitié la pauvreté dans le monde d’ici 2015. Pour le PNUD, cet idéal est indissociable du développement humain durable (DHD). Ainsi, combattre la pauvreté ne consiste par uniquement à répondre à des besoins de base comme l’alimentation, le logement ou le revenu; c’est aussi faire respecter les droits humains fondamentaux, y compris le droit à la santé, le droit à une bonne alimentation et le droit à l’instruction. Dans cette perspective, on peut définir la pauvreté comme un ensemble de conditions qui entravent le développement humain. L’élimination de la pauvreté nécessite des dispositifs complexes et variés pour les pays en voie de développement (PVD). Pour répondre le mieux possible aux besoins particuliers des collectivités et des PVD, le PNUD opte pour une étroite collaboration avec les pays qu’il dessert. D’où cette caractéristique unique de l’organisation : sa présence massive « sur le terrain » dans les PVD. En effet, se rattachent actuellement au PNUD plus de 131 bureaux administrant des milliers de projets dans plus de 160 pays. Les programmes menés par le PNUD sur le terrain sont très diversifiés mais rentrent toujours dans au moins une des catégories suivantes : développement social, égalité des sexes, environnement et saine gestion. Les principaux services du PNUD actifs dans ces domaines sont les suivants :
La réforme de l’ONU De nos jours, le mot « réforme » est sur toutes les lèvres dans le système onusien. Après plus de 50 ans d’existence, l’ONU est obligée de réévaluer sérieusement son rôle en tant qu’instance décisionnelle internationale. De fait, depuis l’adoption de la Charte des Nations Unies en 1945, le monde a considérablement changé. Pensons seulement aux événements suivants :
Si la société évolue à un rythme sans précédent, nous sommes aujourd’hui plus conscients que jamais que cette évolution a un bon et un mauvais côtés. En effet, quoique de nombreuses sociétés profitent aujourd’hui d’un bien-être et d’une santé améliorés, on trouve aussi un plus grand nombre de gens, surtout dans les PVD, qui vivent dans la pauvreté absolue. Tout en améliorant considérablement nos capacités de production de nourriture et d’électricité, nous avons mis en péril nos réseaux hydrauliques, nos sols et nos écosystèmes, compromettant notre aptitude à perpétuer notre propre existence ou l’existence d’une partie considérable de la population humaine au-delà de notre siècle. Ces changements ont incité certaines personnes à mettre en doute le rôle de l’ONU, et d’autres à considérer l’existence d’une organisation internationale comme l’ONU comme plus indispensable que jamais. Le processus de réforme a touché la plupart des grands programmes et organismes de l’ONU, y compris le Programme des Nations Unies pour le développement et le Programme des Nations Unies pour l’environnement. On sait en effet que l’environnement et le développement ont connu au cours des trente dernières années des transformations majeures qui appellent une révision des mandats de ces deux organismes. La réforme du PNUD Certains critiques dirigées contre le système onusien et le PNUD dénoncent la lourdeur de sa bureaucratie et les inefficacités qui en résultent. De plus, bien que le PNUD conserve ses nombreux bureaux de pays, ceux-ci on de moins en moins les moyens de ses ambitions. L’expansion du siège social et l’explosion des frais généraux contribuent aussi au désenchantement des pays membres. Aussi de nombreux pays se sont-ils montrés plutôt regardants à l’égard des contributions volontaires consenties au PNUD depuis dix ans. Reconnaissant la nécessité d’améliorer son efficacité, le PNUD a entrepris une réforme ayant pour but de rationaliser et de recentrer son programme d’action et de consolider les bureaux de pays. Travailler en amont La nouvelle orientation de l’administrateur consiste à « travailler en amont ». Autrement dit, le PNUD aidera de plus en plus les PVD à combattre la pauvreté en se concentrant sur les instances décisionnelles : conseils en matière de politiques, institutions, développement des capacités, etc. En effet, les demandes sur ce plan se multiplient, et pour y répondre, il importe de bien connaître chaque pays aidé. Grâce à sa présence sur le terrain, le PNUD jouit à la fois de la confiance de ses interlocuteurs et de la connaissance des réalités locales et nationales qu’il faut pour offrir ce genre de services. On estime qu’en consolidant les fondations du système de gouvernance des PVD – par le développement stratégique des politiques et des institutions –, le PNUD pourra améliorer l’efficacité de sa lutte contre la pauvreté et de ses efforts visant le développement humain durable. Cette orientation est motivée par les nouveaux problèmes de développement des PVD. Un de ces problèmes, et non le moindre, concerne la quasi-exclusion de ces pays, et en particulier des pays les moins avancés (PMA), du commerce international. Dans son Rapport mondial sur le développement humain de 1999, qui porte sur la mondialisation, le PNUD affirme que l’intégration des PVD à l’économie mondiale est indispensable au développement humain durable et à l’élimination de la pauvreté. Or, pour atteindre cet objectif, les pays ont besoin de politiques appropriées et de capacités institutionnelles. Le fait d’intervenir sur ce plan, par opposition à l’exécution et à la coordination de projets de terrain dans les petites collectivités, constitue pour le PNUD un travail « en amont ». Le plan d’action de l’administrateur La réorientation du PNUD en fonction du travail en amont entraîne un certain nombre de changements importants. Le plan de l’administrateur consiste à s’engager dans ce virage en renouvelant le style de direction, la culture organisationnelle et la mesure des résultats ainsi qu’en instaurant de nouvelles mesures de responsabilisation et des partenariats novateurs. On donnera priorité au développement des bureaux de pays et à leur capacité de fournir des conseils de politiques adaptés aux réalités locales. Aussi le modèle organisationnel envisagé par l’administrateur dans son plan opérationnel de 2000-2003 est-il axé sur la diversification des capacités et la décentralisation. L’administrateur a défini quatre axes de réforme : politiques, partenariats, direction et ressources humaines. Voici comment le plan opérationnel 2000-2003 du PNUD décrit les résultats recherchés sous chacune de ces rubriques : Politiques
Partenariats
Direction et résultats
Ressources humaines
Le plan 2000-2003 prévoit notamment une réduction de 25 % du personnel du siège social, l’augmentation du budget de formation afin d’aider le personnel à prendre le nouveau virage, une réduction de 10 % des frais d’administration, l’adoption d’une méthode de planification axée sur les résultats et la simplification, la rationalisation et la décentralisation des procédures administratives. Les cinq secteurs d’intervention du PNUD en 2000-2003 sont les suivantes :
Pour en savoir davantage sur la réforme du PNUD et les priorités de 2000-2003, consulter The Way Forward – The Administrator’s Business Plan 2000-2003
Le défis du financement du PNUD Le 4 avril 2000, l’administrateur Mark Malloch Brown a fait connaître au Conseil d’administration les contributions volontaires décevantes versées par les pays membres pour l’an 2000. En effet, les contributions destinées au financement de base se chiffraient à 682 000 000 $ pour l’an 2000, ce qui se compare aux tristes chiffres de 1999. On espérait obtenir 800 000 000 $ pour cette première année du nouveau plan opérationnel et 1,1 milliard en 2003. Ce plafonnement se répercute surtout sur les travaux de terrain puisque l’essentiel du financement de base est consacré aux programmes. La baisse continue du financement de base depuis 1992 a des effets directs et importants dans l’aide indispensable apportée à l’Afrique subsaharienne, qui a connu une chute de 48 %. Les PVD ont des besoins urgents; or, le PNUD ne peut remplir efficacement son mandat de grand coordonnateur des programmes de développement des Nations Unies s’il n’atteint ses objectifs de financement. Liens Le site web du PNUD fournit des renseignements abondants sur ses grandes orientations, ses programmes et ses projets particuliers menés sur le terrain. Le PNUD étant en pleine réforme, son site web évolue rapidement et il vaut donc la peine de le visiter régulièrement. Pour connaître les publications, projets, communiqués de presse et autres réalités ayant trait au PNUD, consulter newsfront. |