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Suivi de l'ONU > L'ONU et les droits de l'homme Sida et développement Le sida n’est pas qu’une épidémie. C’est un fléau qui mine le progrès du développement durable Historique En réponse à l’épidémie mondiale du sida, le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) a inclus la lutte contre ce fléau parmi ses cinq grandes priorités pour 2000-2003. Le PNUD participe à la lutte contre cette épidémie depuis le début des années 90. Le Conseil d’administration du PNUD a mis sur pied le programme VIH et Développement pour s’attaquer aux problèmes propres aux pays en voie de développement (PVD) posés par cette épidémie. Le Conseil d’administration du PNUD s’est donné quatre objectifs spécifiques dans ce domaine :
Programme VIH et Développement La mission du programme VIH et Développement est de lutter contre l’épidémie par la concertation entre le siège social du PNUD et les interventions régionales et nationales. Le PNUD se donne un rôle de coordonnateur au sein du système onusien parce que la progression du sida constitue un obstacle majeur aux autres efforts engagés pour combattre la pauvreté. De concert avec les autres organismes de l’ONU, les gouvernements nationaux, les organisations non gouvernementales et les groupes communautaires, le PNUD entend réduire les effets du sida sur le développement humain durable (DHD). L’épidémie représente en effet une menace pour l’infrastructure socio-économique des pays. Le programme VIH et Développement a pour but d’aider les États et les organisations à lutter efficacement contre l’épidémie. Le programme se concentre sur les points suivants :
Les bureaux régionaux du programme VIH et Développement coordonnent le travail du PNUD et définissent les politiques et l’orientation des programmes sur le terrain avec l’aide des Volontaires des Nations Unies, du Bureau des ressources humaines et d’autres intéressés. L’ONUSIDA, joueur important dans la lutte contre le sida Le programme VIH et Développement du PNUD se greffe aux programmes d’autres organismes onusiens comme le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/SIDA (ONUSIDA). Né en 1996, l’ONUSIDA résulte de la conjugaison des efforts de plusieurs organismes onusiens et autres. Les six premiers parrains de l’organisation sont les suivants :
En avril 1999, le PNUCID (Programme des Nations Unies pour le contrôle international des drogues) est devenu le septième parrain. Le but global est de coordonner et renforcer la lutte contre le sida grâce à l’expertise de chaque parrain. Le rôle de l’ONUSIDA est de favoriser la coopération de tous ces intervenants en vue d’une action plus efficace et économique. L’ONUSIDA entend jouer un rôle complémentaire par rapport aux parrains. La structure de régie de l’ONUSIDA Le PNUD est spécifiquement responsable des communications avec l’ONUSIDA. Celui-ci fonctionne avec l’aide du Conseil de coordination du programme, organe directeur de l’organisme. Le Conseil économique et social élit les membres du Conseil de coordination selon la représentation régionale suivante :
L’organe de régie de l’ONUSIDA comprend des représentants de 22 gouvernements, des représentants des 7 parrains et 5 représentants d’organisations non gouvernementales. Le secrétariat de l’ONUSIDA coordonne le tout depuis Genève. L’ONUSIDA dispose de 129 employés et d’un budget annuel de 60 000 000 $US. Cette somme provient de bailleurs de fonds situés dans les pays développés et en voie de développement. En 1999, le plus grand donateur était le gouvernement des États-Unis, dont la contribution se chiffrait à 15 millions de dollars américains. Les autres pays développés bailleurs de fonds comprennent les Pays-Bas, le Royaume-Uni, la Suède, la Norvège et le Danemark. Parmi les PVD, citons la Chine, la Thaïlande et l’Afrique du Sud, soit ceux où l’épidémie est la plus virulente. Des répercussions planétaires : l’épidémie de sida dans le monde Le rapport 1999 de l’ONUSIDA indique que la progression de l’épidémie est la plus fulgurante en Inde et en Afrique du Sud. Avec un total de 4,2 millions de personnes infectées, l’Afrique du Sud est le pays qui compte le plus de sidatiques au monde. En Afrique, le sida tue maintenant chaque année dix fois plus de personnes que la guerre. Les statistiques nous apprennent en effet qu’en 1998, 200 000 Africains sont morts de la guerre, mais que plus de 2 000 000 ont péri du sida. En 1999, environ 34,3 millions d’hommes, femmes et enfants vivraient avec le VIH ou le sida.
La crise du développement « Le sida a un effet dévastateur sur les familles, les communautés, les sociétés et les économies. Il ampute l’espérance de vie de plusieurs dizaines d’années, et on s’attend à ce que la mortalité des jeunes enfants double, au minimum, dans les pays africains les plus gravement atteints. Le sida est un véritable fléau qui annule carrément les acquis récents en matière de développement et hypothèque notre avenir. » Nelson Mandela, XIIIe Conférence internationale sur le sida, Durban (Afrique du Sud), juillet 2000 L’épidémie de sida se fait sentir dans plusieurs secteurs socio-économiques : famille, enseignement, santé, agriculture et économie. Famille La qualité de vie des familles se ressent de l’épidémie du sida. En effet, dès qu’une personne tombe malade, sa famille est obligée de réduire ses dépenses en matière d’éducation pour payer les soins de santé. Les moyens de subsistance, comme la production agricole, sont aussi touchés, ce qui menace la sécurité alimentaire. Dans les familles victimes du sida, les enfants sont souvent retirés de l’école et parfois envoyés chez des membres de la famille étendue qui pourront subvenir à leurs besoins élémentaires. Cette fragmentation se traduit par l’existence d’orphelins du sida, soit des enfants qui ont perdu soit leur mère soit leurs deux parents à cause du sida avant l’âge de 15 ans. Depuis le début de l’épidémie jusqu’en 1999, 13,2 millions d’enfants sont devenus orphelins. Environ 95 % de ces enfants sont africains. Dans huit pays africains (Botswana, Burkina Faso, Malawi, Rwanda, Tanzanie, Ouganda, Zambie et Zimbabwe), un enfant sur trois ou quatre est orphelin. Enseignement Dans les pays les plus touchés, les effets se font ressentir à la fois dans les établissements d’enseignement et chez les élèves. En effet, le sida gruge la main-d’œuvre enseignante, ce qui accroît la taille des classes et réduit la qualité de l’enseignement. En République centrafricaine, il y a eu autant de retraites que de décès de professeurs. Parmi les professeurs décédés, 85 % étaient séropositifs. Les familles touchées ont moins d’argent pour payer les frais de scolarité. Les enfants doivent donc abandonner l’école, souvent pour entrer sur le marché du travail. Ce phénomène est particulièrement marqué chez les orphelins du sida. Au Zimbabwe, 48 % des orphelins en âge d’aller à l’école élémentaire ont décroché, et aucun orphelin en âge d’aller à l’école secondaire ne fréquentait encore un établissement d’enseignement. Santé Les besoins croissants relatifs aux personnes atteintes du sida ou du VIH grèvent un système de santé déjà précaire dans de nombreux pays en voie de développement. En 1997, les dépenses de santé publique consacrées au sida uniquement ont dépassé 2 % du PNB dans 7 des 16 pays africains. Dans ces pays, le total des dépenses consacrées aux soins de santé s’élève à 3,5 % du PNB. Agriculture L’agriculture est le gagne-pain de près de 80 % des habitants des pays en voie de développement. Lorsqu’un agriculteur tombe malade du sida, la sécurité alimentaire est menacée par la perte d’une ressource humaine et financière. Économie et commerce Les entreprises aussi sont touchées par l’épidémie, ce qui se répercute sur toute l’économie. Ainsi, les absences d’employés pour cause de maladie se traduisent par une baisse de productivité et de rentabilité. Par ailleurs, l’employeur se voit obligé de payer un plus grand nombre d’heures au taux majoré des heures supplémentaires. Enfin, les entreprises assument parfois les frais de funérailles et les frais de santé. La maladie constitue une des principales raisons citées pour les départs d’employés. L’objectif du programme VIH et Développement est d’utiliser une approche multidisciplinaire pour ralentir la progression du VIH et de ses répercussions socio-économiques. PNUD – Projets en cours Le PNUD appuie de nombreuses initiatives qui visent à remédier aux problèmes de développement résultant de l’épidémie de sida. En voici quelques-uns :
Le sida au Canada « Le sida met en péril la sécurité des peuples du monde entier. Si nous n’agissons pas dès aujourd’hui, le sida passera à l’histoire comme le fléau le plus dévastateur que l’humanité ait connu depuis des siècles. » Maria Minna, ministre canadienne de la Coopération internationale XIIIe Conférence internationale sur le sida, Durban (Afrique du Sud), juillet 2000 Le premier cas de sida au Canada remonte à 1982. Au 31 décembre 1999, 16 913 cas avaient été déclarés dans ce pays, mais on estime que le nombre réel frise les 20 000. À la fin de 1999, 45 000 à 53 000 Canadiens seraient infectés par le VIH. Selon le Laboratoire de lutte contre la maladie, le tiers des Canadiens atteints par le VIH ne savent pas qu’ils le sont. Les Autochtones sont particulièrement menacés au Canada. Le Réseau juridique canadien VIH/sida indique en effet qu’en 1999, un Autochtone avait cinq fois plus de chances qu’un autre Canadien de contracter le sida. Selon Jake Linklater, directrice générale du Réseau canadien autochtone du sida, « l’ampleur du problème du sida et des autres problèmes socio-sanitaires des Autochtones trahit les lacunes déplorables du Canada en matière de droits de la personne ». Liens Liens internationaux
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