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Suivi de l'ONU > L'ONU et les droits de l'homme Saine gestion Régler les problèmes locaux en donnant plus de pouvoirs aux femmes en Inde L’habilitation des femmes, à la base des changements à long terme En 1993, la Constitution de l’État indien d’Uttar Pradesh a été révisée de manière à conférer aux femmes au moins de 33 p. 100 des sièges dans les organes locaux de direction comme les panchayats. Les panchayats, un des trois paliers administratifs de l’État, travaillent auprès de la base. Reconnaissant le besoin de former les femmes élues à ces postes, une organisation non gouvernementale appelée Rural Litigation and Entitlement Kendra (RLEK) a entrepris de leur inculquer certaines des compétences dont elles ont besoin dans ce nouveau travail, y compris les façons d’interagir avec les responsables, de planifier des programmes et de parler en public, tout en leur enseignant les droits et responsabilités rattachées à leurs fonctions. Des défis Beaucoup de ces femmes sont analphabètes et ne connaissent pas le processus électoral. Dans le district de Dedra Dunn, sur les 119 femmes présidentes, 34 sont analphabètes et 40 autres ont une scolarité qui ne dépasse pas la huitième année. Régler les problèmes à l’échelle locale L’accession des femmes à des postes de direction a apporté de nombreux changements positifs dans les villages, notamment dans la lutte contre la corruption. En effet, on voit maintenant moins de terres cédées aux riches de la ville parce que les femmes résistent aux offres des intéressés. Par ailleurs, le style de gestion plus transparent inspire une confiance accrue de la population à l’égard des panchayats. Dans le panchayat d’Attock Farm (district de Dehra Dun), Pushpa Rana a conçu un nouveau système grâce auquel les plaintes des villageois ne sont plus réglées par la police mais par les villageois eux-mêmes aux séances du panchayat. Grâce à la coopération de la police, cette initiative a modifié la dynamique de la collectivité en obligeant les villageois à régler leurs problèmes entre eux. Habilitée à approuver des programmes jusqu’à concurrence de 15 000 $, Nathu Begum, présidente du village Enfiled Grant, a pu amasser les fonds nécessaires pour construire des routes et des drains de béton. Grâce à ces travaux, les villageois ne voient plus leurs routes se transformer en mare vaseuse pendant la saison des pluies. Prochain projet de Nathu Begum : trouver des fonds pour payer un salaire au professeur de l’école qu’elle a fondée en 1998. La contribution du PNUD à la saine gestion Le PNUD a créé un programme appelé « Community-Based Pro-Poor Initiatives » (CBPPI) en partenariat avec le Ministry of Rural Development du gouvernement de l’Inde. En reconnaissance du bon travail de Rural Litigation and Entitlement Kendra (RLEK), le programme CBPPI lui a versé 438 580 $ pour la gestion des programmes de femmes et pour consigner son expérience. Outre sa contribution à l’habilitation des femmes en Inde, le PNUD a réservé environ 15 000 000 $US pour des projets visant à favoriser le développement des aptitudes à la direction chez les femmes. L’habilitation des femmes est un des objectifs de l’organisation qui s’avère utile à tous les autres domaines d’intervention. |