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Suivi de l'ONU > L'ONU et les droits de l'homme Le PNUD et l’environnement Au sein du système des Nations Unies, le PNUD joue le rôle de représentant des pays en voie de développement. Le PNUD a un objectif suprême : l’élimination de la pauvreté. Son action s’inscrit dans cette volonté d’améliorer et d’harmoniser à long terme les réalités socioculturelles, économiques et écologiques. L’environnement ne fait pas partie des principaux secteurs d’intervention définis pour le PNUD. Toutefois, en abordant la question de l’utilisation des technologies de l’information dans le développement, de la mondialisation et du commerce ou en traitant d’autres priorités, le PNUD doit forcément tenir compte de cette dimension. Le texte qui suit fait un survol du travail du PNUD en matière d’environnement. Comme le PNUD est en constante évolution, certains des programmes décrits ici pourraient arriver à leur terme l’année prochaine. On trouvera les informations les plus récentes dans le site web du PNUD. La rubrique Newsfront présente les communiqués de presse du jour, les discours de l’administrateur et Choices Magazine, le magazine qui répertorie et décrit les projets nationaux. PNUD : après Rio En 1992, au Sommet des Nations Unies sur l’environnement et le développement tenu à Rio de Janeiro, les gouvernements ont reconnu que dégradation de l’environnement et pauvreté vont de pair. Par la suite, le PNUD a décidé de participer activement aux efforts entrepris dans le monde pour atteindre les objectifs d’Action 21, programme de travail établi à la suite du sommet. Pour éliminer la pauvreté, le PNUD préconise dans les pays accablés par la pauvreté des approches intégrées visant à briser le cercle vicieux qui lie l’augmentation de la pauvreté à l’aggravation de la dégradation de l’environnement. La Division de la gestion durable de l’énergie et de l’environnement (DGDEE) La Division de la gestion durable de l’énergie et de l’environnement (DGDEE) a été instituée en 1994, à la suite du Sommet de la Terre de 1992, en réponse à l’appel d’Action 21. La DGDEE chapeaute une série de programmes. Le site du PNUD offrant déjà des informations complètes sur chacun de ces programmes et sur leurs réalisations respectives, nous nous contenterons ici d’un survol. « La mission de la DGDEE est d’aider les pays en développement à concevoir et à mettre en œuvre de façon efficace des programmes alliant la protection et la régénération de l’environnement à l’utilisation des ressources naturelles, afin de réduire la pauvreté, de générer des revenus durables et d’améliorer la condition des femmes. » Leprogramme relatif à l’énergie et à l’atmosphère(PEA) Par la création de ce programme de la DGDEE, le PNUD reconnaissait dès 1994 que la question de l’énergie occupait une place centrale dans la lutte contre la pauvreté. Le programme relatif à l’énergie et à l’atmosphère (PEA) vise à encourager l’utilisation d’une énergie renouvelable. Comme c’est le cas pour tant d’autres programmes du PNUD, l’organisme offre une assistance directe dans les pays concernés par le biais de ses bureaux de pays. Le PEA contribue actuellement à de nombreux projets concernant, entre autres, les changements climatiques, les femmes et l’énergie et la formation relative à l’énergie renouvelable Par son programme de financement des services énergétiques à l’intention des petits utilisateurs d’énergie (FINESSE), le PNUD aide également les pays en voie de développement à identifier les technologies à faible coût énergétique appropriées à leurs besoins. Principaux rapports du programme relatif à l'énergie et à l'atmosphère
Capacités 21 Capacités 21 est un programme lancé lors de la Conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement (CNUED) qui s’est tenue à Rio de Janeiro en 1992. Projet pilote au départ, le programme en est à sa sixième année. Capacités 21 vise à renforcer l’aptitude des pays concernés à mettre en pratique Action 21. Le renforcement des capacités repose sur trois facteurs : intégration, participation, information. Capacités 21, par l’intermédiaire du fonds d’affectation spéciale, finance des projets nationaux spécifiques. Le PNUD appuie également les efforts des pays concernés pour leur permettre : 1) d’intégrer les principes du développement durable dans leurs plans de développement; 2) d’accroître la participation de toutes les parties à la planification et à la gestion; 3) de renforcer leurs capacités, afin qu’ils poursuivent leurs efforts en vue d’une intégration du développement durable dans leur planification. L’initiative du Burkina Faso visant à renforcer ses capacités en gestion de l’environnement, surtout au moyen de son Plan d’action national pour la lutte contre la désertification, est un des projets que soutient Capacités 21. Parmi les activités entreprises, mentionnons : la définition de priorités par les groupes concernés – femmes, jeunesse, groupes religieux, etc. –, l’organisation d’ateliers d’éducation sur l’environnement, des projets de recherche et la tenue de consultations publiques sur le Plan d’action national au niveau local et national. Grâce à Capacités 21, le Burkina Faso profite désormais d’une stratégie éducative sur l’environnement qui contribuera à la naissance d’une nouvelle génération de gestionnaires dans le pays. Les rapports sur chaque pays sont présentés dans le site web et offrent un aperçu des réalisations de Capacités 21 dans chaque pays participant. Le Fonds pour l’environnement mondial (FEM) Le Fonds pour l’environnement mondial a lui aussi reçu le mandat d’œuvrer à la réalisation des recommandations formulées dans Action 21. Le PNUD est une des trois agences d’exécution du FEM, les deux autres étant le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) et la Banque mondiale. Le site conjoint du PNUD et du FEM fournit des informations détaillées sur le rôle du PNUD et sur les projets spécifiques menés par l’agence sous les auspices du FEM. Le PNUD est le gestionnaire du programme des petites subventions (PPS). Par l’intermédiaire du PPS, des organismes communautaires et des ONG peuvent recevoir un financement pouvant atteindre 50 000 dollars afin de mener des projets environnementaux. Ce programme décentralisé vise à renforcer les capacités des communautés et à former des partenariats. Aujourd’hui, plus de 50 pays en voie de développement en bénéficient. Le Programme de gestion durable des ressources forestières (PROFOR) Le Programme de gestion durable des ressources forestières (PROFOR) a été lancé en 1997 pour une période de quatre ans qui s’achève en 2001. Destiné à encourager l’adoption d’approches favorisant la gestion durable des ressources forestières, le PROFOR est mis en œuvre au niveau national et international. Comme de nombreux programmes du PNUD, le PROFOR vise à renforcer l’aptitude des pays concernés à adopter des méthodes de gestion durable de leurs ressources forestières. Le PROFOR est né des recommandations énoncées en 1997 dans le rapport Proposals for Action of the Intergovernmental Panel on Forests (IPF). Actuellement, cinq pays participent au programme : le Cameroun, le Costa Rica, la Guyana, le Malawi, et leViet Nam. Le site du PROFOR offre des liens pour accéder à des documents de fond sur la gestion durable des ressources forestières. Le programme de partenariats public-privé pour l’environnement urbain (PPPUE) Le PPPUE a été lancé en 1994 dans la foulée de la Conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement (CNUED) de 1992. Initiative commune du PNUD et du Conseil des entreprises pour le développement durable, le PPPUE a pour objectif de favoriser la formation de partenariats entre le secteur public et le secteur privé de façon à transformer les problèmes écologiques en autant d’occasions d’affaires au bénéfice des pauvres et de l’environnement. Le PNUD a appuyé cette initiative après avoir constaté que les gouvernements des pays en voie de développement, confrontés à une croissance démographique exponentielle et à un manque d’infrastructures, ne pouvaient pas à eux seuls répondre aux besoins de leurs populations. Les partenariats public-privé (PPP) apparaissaient en 1994, et encore aujourd’hui, comme une stratégie essentielle à la réalisation de l’objectif principal du PNUD : le développement humain durable. En collaboration avec l’université Yale, le PPPUE du PNUD dirige un centre de formation mondial (Global Learning Centre - GLC) offrant une formation interactive et continue sur les PPP. Chaque PPP étant différent, le GLC recueille et analyse des informations, partage les leçons tirées de chaque partenariat et assure la continuité des échanges entre les praticiens, les universitaires, les ONG et les autres groupes concernés. Gestion durable de l’eau La stratégie du PNUD concernant la gestion de l’eau, fondée sur le concept de pérennité, est mise en œuvre aux niveaux régional, national et mondial. Bien que le PNUD concentre ses efforts au niveau national par le biais de ses bureaux de pays, des projets d’une plus grande envergure assurent aussi sa participation aux débats internationaux. Ces projets relèvent du Programme de partenariat mondial pour l’eau (GWP). Dans le cadre du GWP, le PNUD apporte son soutien au Programme conjoint de l’eau et de l’assainissement du PNUD et de la Banque mondiale, au Programme international de recherche technologique en matière d’irrigation et de drainage (IPTRID) et au Centre international de développement des capacités. Les initiatives sur les fleuves transfrontaliers – projets pilotes – et l’Initiative stratégique de gestion des océans et des zones côtières (SIOCAM) sont les deux composantes du GWP; elles ont également une portée régionale et nationale. Le site du Programme de gestion durable de l’eau du PNUD offre des informations détaillées sur ces différentes initiatives, ainsi qu’une liste de documents importants. Le Forum de l’eau du GWP est un instrument financé par le PNUD, offrant aux agences internationales, aux particuliers, aux communautés locales, au secteur privé, aux institutions d’enseignement, aux pouvoirs publics et aux organisations non gouvernementales un centre de recherches et d’échanges. L’initiative Pauvreté et Environnement (PEI) L’initiative Pauvreté et Environnement (PEI), effort conjoint du PNUD et de la Commission européenne (CE), vise à faciliter l’élaboration de politiques concrètes tirées des réalités locales et nationales des pays en voie de développement, afin d’aborder la problématique de la pauvreté et de l’environnement. Le PNUD et la CE ont fait un effort commun pour favoriser le dialogue et faciliter la formulation de recommandations concrètes en vue du forum des ministres qui s’est tenu le 29 septembre 1999. Le rapport de la réunion des ministres et les cinq documents de travail commandés pour la réunion préparatoire de Bruxelles, qui s’est déroulée du 19 au 21 janvier 1999, sont présentées dans le site web de la PEI. Le PNUD et la CE continuent de faciliter le travail du forum des ministres. L’objectif est de s’assurer que les discussions sur la pauvreté et l’environnement continuent de progresser et aboutissent à des actions concrètes et cohérentes sur le plan national et international. Le travail accompli par la PEI sera intégré au travail entrepris lors d’autres réunions mondiales, à l’occasion, par exemple, de grands évènements comme la Commission du développement durable (CSD) et les rencontres Rio + 10 |