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Suivi de l'ONU > L'ONU et les droits de l'homme Reconstruction La reconstruction, espoir de développement local durable au Nicaragua La collaboration au cœur d’un nouvel espoir En 1998, les habitants du nord du Nicaragua étaient loin de se douter que la dévastation laissée par l’ouragan Mitch pouvait présager pour eux un avenir meilleur. Des gens comme Hilaria Ruiz et Eucebio Roque Martinez ont vu leur maison emportée par les flots. D’autres ont perdu leurs proches et leur moyen de subsistance. Au total, 30 % des 4,5 millions d’habitants du Nicaragua ont été touchés par Mitch. Grâce à un effort de collaboration sans précédent entre les ONG, les mairies, les entrepreneurs, le service public d’aqueduc, les chefs communautaires, l’Institut de développement municipal (INFOM) et le PNUD, on a pu construire environ 3 000 maisons pour plus de 18 000 victimes dans 142 collectivités. Mais au-delà des planches et des clous, l’exercice fut l’occasion pour les organisations locales, les paysans et les gouvernements de mettre un terme à des années de comportement hostile mutuel. Plus que la somme des parties Les dégâts au Nicaragua ont été tels que l’aide à la reconstruction a afflué de partout dans le monde. Les fonds ainsi obtenus auraient pu rester fragmentés entre les organisations prenant part à la reconstruction sans concertation aucune. Au lieu de cela, ces groupes ont mis leurs ressources en commun et ainsi atteint des résultats qui ont surpassé leurs propres attentes. Grâce à cette initiative, on a pu faire le point sur la situation avant de planifier les travaux et d’établir les priorités. On a confié cette tâche à des étudiants universitaires de la région. Ceux-ci ont déterminé qu’il fallait commencer par reconstruire les habitations et remettre en état les services de base comme l’approvisionnement en eau potable. Les groupes les plus présents dans chaque région se sont vu confier la maîtrise d’œuvre dans leur secteur, histoire de rationaliser le processus. Ce programme de deux ans aussi donné lieu à la mise sur pied d’une banque de semences pour les agriculteurs de subsistance. De plus, on a consulté le milieu lors de la conception des nouvelles maisons afin d’assurer l’uniformité et le respect de normes élevées. Pour bien des gens, la mise en place de fondations de ciment constituait une amélioration en soi, et l’installation de latrines et d’un réseau d’aqueduc a été fort bienvenue dans certains coins de pays. Les femmes et les hommes ont pris part ensemble à la reconstruction, se faisant payer en vivres. L’égalité des sexes, la prise en compte des contraintes écologiques et la participation locale sont des paramètres importants du projet de remise en état. On a entre autres pris la décision d’allouer les nouvelles maisons soient à des femmes, soit à des couples, avec obligation de les transmettre à leurs enfants. Ce genre de mesure profite aux femmes, qui n’avaient pas le droit de propriété foncière dans le pays. Contribution du PNUD La vision de concertation à grande échelle du PNUD s’est avérée déterminante dans l’efficacité de ce projet de reconstruction. La première année, le PNUD a versé 1,2 million de dollars au projet. Les ONG nationales et internationales ont apporté une contribution de 900 000 $, le gouvernement finlandais de 960 000 $ et les autres organismes onusiens de 800 000 $. La dernière année, 3,3 millions de dollars ont été ajoutés au budget. La contribution du PNUD ne s’est pas limitée aux travaux « sur le terrain »; le PNUD a fourni des conseils d’orientation et une expertise en législation de la protection civile. |