![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() |
![]() |
|
|
Suivi de l'ONU > L'ONU et les droits de l'homme L'ONU et la protection de l'environnement Mise à jour : octobre 1998 La dégradation de l'environnement ignore les frontières. Ainsi, les émissions de soufre qui se produisent dans un pays provoquent des pluies acides dans les pays situés sous le vent. L'appauvrissement de la couche d'ozone qui résulte de l'émission de CFC en un lieu donné peut entraîner des cancers de la peau à l'autre bout de la planète. Dans un monde caractérisé par des interdépendances grandissantes, l'ONU a un rôle crucial à jouer pour protéger l'environnement mondial et promouvoir le développement durable. Voici des résultats enregistrés : Sommet planète Terre Au Sommet planète Terre (la Conférence des Nations Unies sur l'environnement et le développement, tenue à Rio de Janeiro en 1992), les 108 chefs d'Etat et de gouvernement ont adopté Action 21, un plan mondial d'action pour le développement durable. Depuis, ce document a inspiré de nombreux plans nationaux, et plus de 1 800 villes de par le monde ont élaboré leur propre "Action 21 local". La Commission du développement durable se réunit chaque année pour faire le bilan des progrès accomplis et proposer des principes directeurs. L'Assemblée générale a tenu une session extraordinaire en juin 1997 pour évaluer, cinq ans après, la suite donnée aux accords de Rio. Elle a trouvé que, malgré les progrès obtenus en plusieurs domaines, l'environnement global n'a pas arrêté de se détériorer. Les gouvernements se sont mis d'accord pour mener des actions additionnelles -- y compris dans les domaines de l'eau douce, de l'énergie, du transport et du tourisme --, mais peu d'engagements concrets ont été pris. Evolution du climat La Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, qui a été ouverte à la signature lors du Sommet planète Terre de 1992, a été ratifiée depuis par 175 pays, mais peu d'entre les nations industrialisées réaliseront l'objectif volontaire de ramener le volume de leurs émissions de gaz à effet de serre à leur niveau de 1990 avant l'an 2000. En décembre de 1997 à Kyoto, Japon, les gouvernements ont négocié un protocole à la Convention selon lequel les pays développés adopteraient des cibles juridiquement contraignantes pour réduire leurs émissions par au moins 5 % avant 2008-12. La prochaine ronde de négociations, qui va se tenir à Buenos Aires en novembre 1998, réglera les détails sur l'échange de droits d'émissions et d'autres mécanismes. Le Protocole a été signé par plus de 50 pays. Le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), dont les travaux sont coordonnés par le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) et l'Organisation météorologique mondiale (une institution spécialisée des Nations Unies), a publié en décembre 1995 son deuxième rapport, dans lequel il fait état "d'une influence décelable de l'homme sur le climat de la planète". Se fondant sur les travaux de 2 000 chercheurs de 130 pays, le GIEC, qui a été créé en 1988, analyse les recherches scientifiques menées sur l'évolution du climat. Appauvrissement de la couche d'ozone En vertu du Protocole de Montréal de 1987, qui est administré par le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) et qui a été amendé, la production de CFC doit être interdite dans les pays industrialisés depuis le début de 1996. Les pays en développement ont un délai de grâce de dix ans. Des plans d'élimination progressive des substances qui appauvrissent la couche d'ozone ont été mis au point. Pluies acides La Convention de 1979 sur la pollution atmosphérique transfrontière à longue distance, instrument qui a fait date et est administré par la Commission économique de l'ONU pour l'Europe, a permis de réduire notablement les pluies acides en Europe et en Amérique du Nord. Déchets et produits chimiques dangereux Comme trois millions de tonnes de déchets toxiques traversent les frontières chaque année, les pays ont négocié en 1989 la Convention de Bâle sur les déchets dangereux, qui est administrée par le PNUE et a été ratifiée par 110 pays. La Convention a été renforcée en 1995 de façon à rendre illégale l'exportation de déchets toxiques des pays développés vers les pays en développement qui, souvent, ne disposent pas de techniques d'élimination sans risque. Diversité biologique Signée au Sommet planète Terre de 1992 et ratifiée depuis par 169 pays, la Convention sur la diversité biologique fait une obligation aux signataires de protéger leurs espèces végétales et animales, en préservant leur habitat et par d'autres moyens. Un protocole sur l' utilisation sans danger des biotechnologies est en cours de négociation. En 1995, le PNUE a lancé le plus important bilan de la biodiversité mondiale qui ait jamais été entrepris. Se fondant sur les travaux de 1500 scientifiques du monde entier, son rapport recense un nombre sans précédent d'extinctions d'espèces et de destructions d'habitat, dues en grande partie à l'activité humaine. La protection des espèces menacées fait également l'objet de la Convention CITES (Convention de 1973 sur le commerce international des espèces de faune et de flore menacées d'extinction), qui est administrée par le PNUE. Les parties se réunissent périodiquement pour mettre à jour la liste des espèces végétales et animales, ou des produits, tels que l'ivoire, qui doivent être protégés par des quotas ou dont la commercialisation doit être entièrement interdite. Pêche et ressources marines C'est l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (la FAO) qui suit l'évolution des stocks de poissons. Elle estime que 70 % des zones de pêche commerciale sont surexploitées ou en train de se reconstituer. A la suite du Sommet de Rio, un nouvel instrument a été négocié par les Nations Unies pour réglementer la pêche en haute mer. Cet accord, qui a été adopté en décembre 1995 et signé par une soixantaine de pays, vise à empêcher la surexploitation et à apaiser les tensions internationales que suscite l'épuisement des stocks de poissons. Pollution marine La pollution de la mer par le pétrole a été réduite de 60 % depuis 1981, après l'adoption d'une convention négociée par l'Organisation maritime internationale, une institution spécialisée de l'ONU. Cette convention, qui s'applique à plus de 85 % de la flotte marchande mondiale, contrôle strictement le rejet des déchets en mer. Un accord international de lutte contre les sources terrestres de pollution des mers a été adopté en 1995, et des négociations sont au point de commencer sur un traité destiné à contrôler les émissions de polluants organiques persistants comme le DDT, les PCB et la dioxine. Désertification Négociée à la suite du Sommet de Rio, la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification est devenue juridiquement contraignante en décembre 1996. La désertification, ou la dégradation de terres arides et semi-arides, est un problème qui menace les modes de subsistance et l'approvisionnement alimentaire de plus de 900 millions d'hommes de par le monde, et plus particulièrement en Afrique. Forêts Pour lutter contre la déforestation à l'échelle mondiale, la FAO surveille le recul des forêts et le commerce du bois, et elle aide les pays en développement à gérer leurs forêts. Environ 13,7 millions d'hectares de forêts, une surface qui correspond à celle du Népal, sont coupés ou brûlés chaque année. Le Groupe intergouvernemental sur les forêts, qui s'est réuni pendant deux ans sous l'égide de la Commission du développement durable, a adopté plus de 100 propositions d'action en mars 1997. A la session "Sommet planète Terre + 5" en juin, les gouvernements ont établi un forum intergouvernemental sur les forêts afin de suivre la mise en oeuvre et réaliser un consensus sur des futures mécanismes internationaux, par exemple un traité sur les forêts. Eau douce D'après une évaluation des ressources en eau douce organisée par les Nations Unies, un tiers de la population mondiale vit dans des pays qui connaissent un stress hydrique modéré ou grave; cette proportion pourrait atteindre les deux tiers d'ici à 2025 à moins que des mesures ne soient prises. A la session "Sommet planète Terre + 5" les gouvernements ont demandé l'ouverture d'un débat sur l'adoption d'une stratégie mondiale. Un Fonds pour l'environnement Géré conjointement par la Banque mondiale, le Programme des Nations Unies pour le développement et le PNUE, le Fonds pour l'environnement mondial est devenu la principale source de prêts multilatéraux aux pays en développement désireux de financer des projets de protection de l'environnement. En 1994, les donateurs l'ont reconstitué à hauteur de plus de 2 milliards de dollars. Pour tout complément d'informations, veuillez vous mettre en rapport avec : Le Département de l'information des Nations Unies Tél. : (212) 963-1786 No de télécopie : (212) 963-1186 Programme des Nations Unies pour l'environnement, bureau régional pour l'Amérique du Nord Tél. : (212) 963-8210 No de télécopie : 963-7341 Adresse électronique : uneprona@un.org |