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Suivi de l'ONU > L'ONU et les droits de l'homme Ressources en eau douce Séries "En Route vers le Brésil" de l’ACNU - Chapitre 7- Les ressources en eau douce: Introduction L’eau est essentielle à la survie de tout ce qui vit. Même si l’eau couvre près des trois quarts de la surface dce la terre, qu’il s’agisse d’océans, de rivières, de lacs, de neige ou de glaciers, moins de cinq pourcent de ce total est est constitué d’eau douce. De plus, presque toute l’eau douce est soit gelée en permanence ou enfouie sous terre. L’approvisionnement en eau douce est en mouvement perpétuel dans le cycle hydrologique, le mouvement sans fin de l’eau entre entre les océans, l’air et la terre. Chaque année, la chaleur du soleil entraîne l’évaporation de quelques 500 000 kilomètres cubes d’eau de la surface terrestre--86% provenant des océans et 14% des terres. Une quantité égale retonbe sur terre sous forme de pluies, de grêle ou de neige, mais le processus retourne plus d’eau à la terre que la quantité évaporée. Le World Ressource Institute estime que ce cycle distille et transfère 41 000 kilomètres cubes d’eau des océans aux continents, chaque année. Pour compléter le cycle naturel, l’eau retourne ensuite aux océans par voie d’écoulement. De ces 41 000 kilomètres cubes d’eau, près des deux tiers retournent aux océans par voie découlement et sont inexploités. Cinq mille kilomètres cubes coulent dans des régions inhabitées. Les 9000 kilomètres cubes qui restent constituent à toutes fins utiles l’approvisionnement renouvelable en eau douce de la planète. Y a-t-il suffisamment d’eau pour combler nos besoins? Si l’eau douce était distribuée également, elle serait disponible en quantité suffisante pour approvisionner rapidement la population croissante de la planète, ainsi que les animaux et les plantes qui doivent avoir accès à cette ressource. Toutefois, parce que l’approvisionnement en eau douce et la population mondiale sont inégalement distribués, de nombreuses régions souffrent de grave pénuries d’eau. En comparant les taux d’évaporation et de précipitation, il est possible d’identifier les pays qui sont riches ou pauvres en eau. Quatre-vingts pays comptant 40% de la population mondiale éprouvent déjà de graves pénuries d’eau. L’Afrique et l’Asie sont les contionent qui font face aux pénuries les plus importantes. En Afrique, 30 millions de personnes ont souffert de malnutrition en raison des sécheresses des dernières années. En Asie, l’approvisionnement en eau par habitant est inférieur à la moitié de la moyenne mondiale. Même un pays très riche en eau comme le Canada, qui possède près de 9% de l’approvisionnement renouvelable en eau douce de la planète, souffre de disparité géographiques. Certaines régions intérieures de la Comlombie-Britannique, le sud des Prairies et les hautes régions de l’Arctique reçoivent moins de 35 centimètres de précipitations annuelles. En outre, deux tiers du débit des rivières coulent vers le nord, alors que 80% de la population habitent à moins de 200 kilomètres de la frontières canado-américaine, situation qui entraîne occasionnellement des pénuries d’eau. Même dans le bassin des Grands Lacs, le plus important réseau de lacs d’eau douce au monde, certaines régions de sud de l’Ontario font périodiquement face à des pénuries d’eau. Outre la distribution de l’eau, il importe de se pencher sur la façon dont l’eau est utilisée lorsque nous examinons la question de l’approvisionnement. Même si de nombreuses utilisations n’entravent pas le cycle naturel de l’eau, d’autres utilisations--pour l’agriculture, les industries et les besoins ménagers--peuvent réduire de façon importante l’approviosionnement en une région. La majeure partie de l’eau est utilisée pour l’irrigation, par exemple, retourne dans l’atmosphère par voie d’évaporation et ne peut lpus être utilisée localement. Un agriculteur dont les gicleurs fonctionnent sur l’eau provenant dun puits peut causer une réduction nette de l’approvionnement souterrain de sa région. 73% de l’eau douce puisée du sol est utilisée à des fins agricoles. En raison de son utilisation en agriculture, l’épuisement des eaus souterraines est chose commune en Inde, en Chine et dans certaines régions des États-Unis. Des problèmes d’approvisionnement peuvenet également se poser lorsque la même eau doit servir à plusieurs usages. Même si la majoritédes usages ménagers et industriels prennent l’eau à sa source et la retourne entièrement ou presque en aval, des pénuries peuvent survenir aux périodes de pointe lorsque la demande excède l’approvisionnement. À cet égard, la consommation par habitant est ijportante. Les Canadiens, par exemple, figurent parmi les plus importants utilosateurs d’eau du monde. Le Canadien moyen utilise 70 fois plus d’eau chaque année que l’habitant du Ghana. À mesure qu’augmenteront les populations, les industries et l’agriculture, l’eau se fera de plus en plus rare. Il n’y a que deux façons de réduire les pénuries d’eau locales. La premières consiste à augmeter les approvisionnement locaux, soit en bâtissant des barrages sur les rivières ou en puisant davantage d’eau souterraine. Étant donné que l’approvisionnement renouvelable en eau douce est limité, si la demande continue d’excéder l’offre, il s’agitr essentiellement d’une solution à court terme. La deuxième solution, plus viable, consiste à augmenter l’efficience de notre utilisation de l’eau, ce qui permettrait de conserverles approvisionnements en eau douce à l’échelle locale. L’importance de la qualitéde l’eau Assurer un approvisionnement adéquat d’eau douce n’est pas le seul problème auquel fonty face de nombreux de par le monde.Il y a également le grave problème de la qualité de l’eau. La qualitéde l’eau est depuis longtemps un problème dans les pays en développement, où trois personnes sur cinq n’ont pas accès à des approvisionnements d’eau propre. On estime que l’eau est contaminée et son mauvais assainissement entraînent 30 000 morts par jour--soit l’équivalent de 100 gros porteurs s’écrasent chaque jour. La gravité du problème est telle que les Nations Unies ont déclaré les années 1980 Décennie internationale de l’eau potable et ed l’assainissement, et ont mis sur pied un programme destiné à fournir de l’eau potable et des services sanitaires appropriés à tous avant l’an 1990. Pourtant, même si des progrès considérables ont été réalisés dans les pays comme l’Indonésie, le Ghana et le Mexique, la récente épidémie de choléra au Pérou témoigne avec tristesse que les objectifs ambitieux de cette décennie sont loin d’avoir été atteints.La croissance démographique, particulièrement dans les régions urbaines des pays en développement, au cours de la décennie, a posé un défi inattendu. L’une des conclusions importantes est que la solution à un approvisionnement adéquat en eau potable n’est pas uniquemeent une question de technologie, mais exige de faire appel à des gens plus qualifiés capable des de gérer adéquatement toutes les utilisations que l’on fait de l’eau, grâce à une approche intégrée en ce qui a trait à la gestion de l’eau. Bien que de nombreux facteurs affectent la qualité de l’eau, les deux sources principales de pollution de l’eau douce sont les déchets organiques traditionnels (les excréments humains et animaux) et les déchets toxiques et les produits industriels. Les déchets organiques sont biodégrables, mais deviennent un problème lorsque leur quantité dépasse la capacitéde l’eau de se purifier elle-même. En Inde, par exemple, des 3119 villes et villages du pays, 217 seulement ont des instal;lations ne seraient-ce que partielles de traitement des eaux usée, d’aprês une étude réalisée en 1986 par le World Resources Institute. Conséquemment, on estime que 70% de l’eau de surface de l’Inde est polluée. La pollution toxique--la contamination de l’eau douce par les produits chimiques, les matières radioactives et les métaux lourds--est le type de pollution de l’eau douce qui augment le plus rapidement. Une substance toxique ets persistante ou non persistante, selon le temps qu’il faut pour qu’elle se décompose. Tant les contaminants persistants que non persistants peuvent être dangereux. En raison de leur longévité, toutefois, les substances toxiquespersistantes ont le plus de chance de s’accumuler dans la chaîne alimentaire pour atteindre des niveaux dangereux. Des quantités importantes de micro-organismes légèrement contaminés sont ensuite consommé par les niveaux suivants de la chaîne alimentaire où la concentration de produits toxiques augmente. Même si l’on associe le plus souvent pollution toxique à l’industrie, les pesticides utilisés pour améliorer les récoltes posent également un problème important. Dans la majorité des nouveaux pays industrialisés, la pollution toxique et la pollution organique sont à la hausse. Cela est imputable en partie aux pesticides utilisés pour nourrir une population sans cesse croissante et au désir d’assurer la croissance économique, qui est consodérée plus importante que la réduction de la pollution. Le problème de la qualité de l’eau ne se limite pas aux nations en développement. Il suffit de jeter un coup d’oeil du côté des Grands Lacs pour constater la gravité de la pollution de l’eau douce dans les pays industrialisés. On a trouvé dans l’eau plus de 300 composés chimiques, dont plusieurs sont dangereux pour la santé humaine. On a également trouvé des tumeurs cancériogènes dans des poissons du lac Ontario, que l’on croit liée à la contamination toxique. De même deux rivières situées dans le sud de l’Union soviétique ont été, à toute fins utiles, tuées par l’écoulement chargé de pesticides provenet de champs de coton avoisinants. Cette région a le taux de mortalité infantile le plus élevé du pays, que l’on attribue surtout aux ionfections et aux maladies rép[andues par ses eaux contaminées. Comment pouvons-nous protéger cette ressource vitale? Dans une certaine mesure, les ressources en eau douce, tant en quantité qu’en qualité, font l’objet d’une gestion à l’échelle mondiale. Malheureusement, les résultats--particulièrement sur le plan de la qualité--se sont avérés inadéquats. La pollution organique est largement répandue dans les pays les moins développés, ce qui entraîne chaque année le décès inutile de millions de personnes--tout particulièrement des enfants--imputable à la fièvre typhoïde, au choléra et à d’autres maladies transmises par l’eau. Les maladies reliées à la diahrées coûtent la vie à environ cinq millions d’enfants et de nouveaux-nés chaque année. Dans les pays développés, les produits chimiques toxiques constituent la plus grande menace à l’eau douce, Ils émanent des conduits pour les effluents et des cheminées des usines, s’infiltrent dans les eaux souterraines à partir des dépotoirs et passent des terres agricoles aux eaux souterraines et de surface. À l’échelle mondiale, 25% de nos rivières sont polluées, tout comme des centaines de milliers de lacs. Pour résumer, les pays en développement font face à deux grands problèmes: 1) il y a une pénurie d’eau pour l’agriculture; et 2) de nombreuses personnes n’ont pas accès à une eau potable et à des services sanitaires de base. Le principal problème des pays industrialisés est la pollution de l’eau, qui a un impact sur l’eau potable et sur le bon fonctionnement des écosystèmes aquatiques. Afinb de protéger l’eau douce et de faire en sorte que tous les habitants de la terre puissent avoir de l’eau propre, il faudra enrayer la pollution qui étouffe déjà les voies d’eau, réglementer plus sévérement les nouveau dépotoirs et continuer d’éduquqer la population mondiale au sujet de la responsabilité de l’humanité à l’égard de cette ressource vitale. La dégradation des réserves d’eau douce de la planète ne connaît aucune frontière; après tout, tout le monde puise aux mêmes approvisionnement limités en eau. La protection de l’eau dépend donc d’une étroite collaboration entre les gouvernements, peu importe que l’argent dépensé ait des avantages immédiats au plan national ou non. Le plan d’action de Mar del Plata, établi sous les auspices Nations Unies il y a près de quinze ans, fournit un cadre d’action global pour toute la communauté internationale. Des progrès limités ont été réalisé à ce chapitre, notamment grâce aux réalisations de la Décennie internationale de l’eau potable et de l’aissainissement, qui constituait l’une des recommandations clés du Plan d’action de Mar del Plata. toutefois, il reste encore beaucoup à faire. Des événements non prévus, notamment la récession à l’échelle mondiale, l’importance de la croissance démographique urbaine dans les pays en développement et les écheresses en Afriqwue ont ralenti la mise en oeuvre du plan d’action de Mar del Plata. D’autres problèmes ont été relevés, par exemple l’insuffisance des crédits de gestionnaires et techniciens qualifiés Il est à espérer que la Conférence des Nations Unies de 1992 sur l’environnement et le développement sera en mesure de combler ces lacunes de façon efficace. Questions devant être traitées à la CNUED:
L’objectif consiste à établir un équilibre entre l’utilisation de l’eau comme ressource naturelle importante pour le développement et le besoin de la protéger, car il s’agit d’une ressource limitée. Il faut à la fois la protéger contre la pollution et protéger les habitats et les espèces qui en dépendent. Nous devons penser développement durable: il faut utiliser et gérer les ressources et l’environnement de façon à maintenir une saine économie et protéger l’environnement aujourd’hui et pour les années à venir. |