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Suivi de l'ONU > L'ONU et les droits de l'homme Environnement et dŽveloppement
SŽries "En Route vers le BrŽsil" de lÕACNU Notre avenir à tous Quelques années avant que l’Assemblée générale des Nations Unies propose la tenue de la CNUED, elle a demandé à un groupe composé de 21 personnes de tous les milieux et de toutes les régions du monde de se pencher sur la dégradation de l’environnement et le développement économique. Après des mois de travail sous la direction de Gro Harlem Brundtland, première ministre de la Norvège, cette Commission mondiale sur l’environnement et le développement a présenté son rapport intitulé Notre avenir à tous à l’Assemblée générale en 1987. La Commission a déclaré que l’environnement -- là où nous vivons tous -- et le développement -- "ce que nous faisons tous pour tenter d’améliorer notre sort" -- sont inséparables. La clé d’un équilibre harmonieux entre les deux est le développement durable: concept qui veut que la nature doit être utilisée "de façon à la préserver pour les générations futures". Le développement durable est un concept qui a été lançé en 1981 avec la publication du rapport touchant la stratégie mondiale de la conservation par trois organismes internationaux: le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), L’Union internationale pour la conservation de la nature et le Fonds mondial pour la nature. Cette stratégie reconnaissait que la capacité de la planète à supporter ses habitants est minée par une mauvaises gestion des terres, une utilisation outrancière des ressources et une pauvreté déchirante qui force les populations à détruire les ressources mêmes dont elles ont besoin pour survivre. Jim MacNeil, un Canadien qui agissait comme Secrétaire général à la Commission Brundtland, faisait observer que "Le développement durable appelle le genre de développement économique qui profite de l’intérêt de la terre sans en compromettre le capital. Il implique également qu’il faut investir pour soutenir, voire améliorer le capital écologique pour que les dividendes futurs puissent être assurés et majorés." Pour atteindre ce type d’équilibre, certaines questions fondamentales doivent être prises en compte par la CNUED. Cela inclut les rapports qui existent entre la croissance démographique, l’urbanisation, la pauvreté, la santé humaine, l’environnement et la qualité de vie. Croissance démographique et pauvreté La population mondiale augmente régulièrement depuisdes siècles, mais au cours des dernières années, elle a augmenté beaucoup plus rapidement qu’auparavant. En fait, au cours de la dernière décennie, le taux de croissance démographique de la majorité des pays a fait un déclin. Toutefois, étant donné qu’une partie importante de al population se trouve dans sa période de reproduction, même ces pays continuent à croître rapidement. Cette croissance rapide exerce une pression extraordinaire sur l’approvisionnement alimentaire, l’utilisation des terres et des ressources naturelles -- forêts, sols, eau et pêcheries --, bref, sur pratiquement tout aspects de l’environnement. Il s’ensuit un cercle vicieux où les interdépendances entre le trop grand nombre d’habitants et la rareté des terres et des ressources sont si complexes qu’il est difficile de distinguer entre cause et effet. Sans doute, la pauvreté et le sous-développement favorisent une croissance démographique rapide. "Qui a les plus grosses familles?" demandait l’ancienne première ministre de l’Inde, Indira Gandhi, et répondant à sa propre question elle affirmait: "Les pauvres; et ils considèrent l’enfant comme une paire de bras supplémentaire." Les enfants sont souvent une source importante de revenu de par leur leur travail au foyer et à l’extérieur. Subséquemment, en tant qu’adultes, ils offrent un filet de sûreté à leurs parents vieillisants que la majorité des gouvernements des pays pauvres son tsimplement incapables de garantir. Dans un même temps, la croissance démographique rapide mène également à la pauvreté. Il y a davantage d’affamés aujourd’hui que jamais auparavant. La pauvreté elle-même pollue l’environnement. L’Afrique constitue l’exemple le plus tragique de faillite environnementale car, en raison de politique et pratiques inappropriées, on y a épuisé les terres. Le résultat, comme l’a démontré la famine des années 1980, a été désastreux. Comme l’explique le rapport Brundtland: Les malheureux qui ont faim sont facilement amenés à détruire leur environnement immédiat pour survivre: ils abattent des forêts; leur bétail épuise les prairies; ils font un usage abusif des terres marginales; ils envahissent des villes déjà congestionnées. L’effet cumulé de ces changements est tellement énorme que la pauvreté devient un véritable fléau mondial.3 Les réfugiés de l’environnement Parmi les nombreux résultats de la faillite environnementale, on note le phénomène des réfugiés de l’environnement qui fuient des terres dont la productivité s’est détériorée au point de ne plus pouvoir les faire vivre. personne ne connaît avec exactitude le nombre de ces réfugiés dans le monde, mais des centaines de milliers de personnes ont dû quitter la région du Sahel pendant la longue sécheresse qu’elle a connue récemment. Bon nombre d’entre eux ont pris le chemin des villes avoisinantes, dont certaines connaissent un taux de croissance de 10% à 20% chaque année. La majorité de ces réfugiés se retrouvent dans des ghettos aux abords des villes, dans des camps "provisoires" qui deviennent des éléments permanents du paysage (et cela dépend des services de secours réguliers provenant de l’extérieur) ou dans d’autres régions rurales, où l’augmentation de la demande entraîne une dégradation encore plus importante.4 Rajustement structurel Au cours des dernières années, les problèmes qu’ont éprouvé de nombreux gouvernements de pays en développement à faire face aux exigences sans cesse croissantes entraînées par la croissance démographique rapide, la pauvreté et la dégradation de l’environnement, ont été aggravés par l’impact des programmes de rajustement structurel. La majorité des pays en développement n’ont pas eu d’autres choix que d’adopter des programmes austères de rajustement pour obtenir le soutien financier du Fonds monétaires international et de la Banque mondiale dans le but d’enrayer leur crise de balance des paiements, de respecter leurs obligations financières et d’établir la fondation nécessaire à leur croissance. Les mesures typiques d’un programme de rajustement comprennent la dévaluation de la monnaie, la suppréssion des subventions pour les aliments de base etd’importantes coupures des dépenses gouvernementales, souvent dans les services sociaux. Inévitablement, les coupures dans les dépenses à caractère social ont entraîné, du moins à court terme, une diminution de l’abordabilité des aliments, des médicaments et de l’éducation pour la majeure partie de la population du tiers monde. Des éléments indiquent que le niveau de pauvretéé a augmenté dans de nombreux pays assujettis à des programmes de rajustement structurel.5 Urbanisation Les régions urbaines de la majorité des pays en développement connaissent une croissance rapide. La population urbaine des pays du tiers monde s’élève aujourd’hui à 1,3 milliard et devrait s’accroître de près d’un milliard supplémantaire d’ici l’an 2005.6 On prévoit que d’ici l’an 2000, 47% de la population sera urbaine. Dand les pays plus développés, près de 75% de la population habitera dans les villes, alorsqu’en Afrique et en Asie du Sud seulement, moins de la moitié de la population habitera dans les régions urbaines.7 L’urbanisation accompagne habituellement le développement économique. Plus de 60% de la population des la majorité des pays développés habitaient dans les villes en 1985. En contraste, des neufs pays compteant moins de 10% de leur population dans les régions urbaines, sept avaient un produit national brut (PNB) par habitant inférieur à 600$ américains. De même, dans les pays en développement, les habitants ruraux sont généralement plus pauvres que leurs homologues urbains et sont plus susceptibles de ne pas avoir accès à de l’eau potable, à des services sanitaires et à d’autres services. Malheureusement, ces services sont généralement absents dans les ghettos urbains en expansion, où s’établissent bon nombre de ceux qui viennent desrégions rurales. La croyance que les régions urbaines offrent de meilleures possibilités a entraîné un mouvement massif de migration vers les villes, ce qui a exercé une pression incroyable sur les gouvernements municipaux, les obligeant à fournir des services qu’ils arrivent à peine à offrir. On estime que 40% de la population urbaine des pays moins développés habitent dans des ghettos offrant des services minimaux et des logements inadéquats. D’ici la fin du siècle, la Banque mondiale prévoit que plus de la moitié des ménages des pays en développement qui vivent dans une pauvreté absolue -- c’est-à-dire à la limite de la survie -- seront concentrés dans les régions urbaines. Pourtant, un rapport du Programme des Nations Unies pour le développement faisait observer: "Peu de gouvernements ont mis sur pied des programmes efficaces pour réduire la pauvreté en milieu urbain, laissant les pauvres se débrouiller tout seuls: ils se construisent leur propre logis, se trouvent du travail dans le secteur informel, et font même pousser leurs propres légumes ou des cultures vivrières qu’ils commercialisent.8 Les villes sont souvent des centres d’innovation. On y transforme les ressources en biens et services productifs qui contribuent fortement à la production économique natioanle. Même si l’agriculture demeure le principal employeur dans de nombreux pays en développement, dans quelques pays représente-t-elle plus de la moitié du produit intérieur brut (sept seulement en 1985, tous parmi les plus pauvres). les villes contribuent à la crissance économique en fournissant des économies d’échelle et une proximité qui permet à l’industrie et au commerce de fleurir, en appuyant la prestation des services sociaux modernes et les installations de production qui génèrent des emplois et en offrant un large évantail de services commerciaux et personnels qui ne sont disponibles nulle part ailleurs. Les grandes villes sont des marchés importants pour les produits agricoles. Leur croissance permanente intensifie l’utilisation des terres rurales des régions avoisinantes, ce qui augmente les pressions exercées pour changer la composition des récoltes et promouvoir une agriculture plus intensive. Bon nombre de ces changements permettent d’augmenter la productivité agricole et d’augmenter le revenu des agriculteurs qui habitent en périphérie des villes. Toutefois, comme le fait remarquer l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture (FAO): "la croissance urbaine fait appel à bon nombre des mêmes intrants et des mêmes ressources qui sont essentielles à l’agriculture" et elle entre particulièrement en compétition avec l’agriculture pour ce qui est de l’utilisation des terres arables. En particulier, l’urbanisation rapide peut s’avérer une malédiction. Les mégalopoles ont spécialement créé de graves problèmes sociaux, économiques et physiques dans certains pays en développement. Bon nombre d’entre elles ont une base économique trop faible pour absorber le nombre important de travailleurs qui se joignent à la main-d’oeuvre active. La congestion et l’importance de la densité démographique favorisent la pollution de l’air et de l’eau et la détérioration physique. Ces éléments entraînent notamment les problèmes suivants:
Pendant les années 1970, les gouvernements ont fait appel à diverses méthodes pour contenir l’urbanisation rapide. Bon nombre ont tenté d’établir une distribution plus équilibrée de la population urbaine dans les ville secondaires dispersées à travers les pays. Souvent, ces approches ont été tuées dans l’oeuf car on n’a pas reconnu que le problème essentiel en était un de pauvreté, en plus de ne pas profiter des possibilités qu’offraient les collectivités. Graduellement, une nouvelle approche a évolué, connue sous le nom de "stratégie de développement", faisant appel à la débrouillardise essentielle des individus. Elle visait à permettre aux gens d’améliorer leurs conditions de logement, par exemple, de leur propre chef. Cette nouvelle philosophie est l’un des principes de base de la Stratégie mondiale du logement jusqu’à l’an 2000, qui a été adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies en 1988 et qui est désormais appliquée dans de nombreux pays. La stratégie: vise à fournir un logement à tous d’ici l’an 2000; favorise une stratégie de facilitation dans le cadre de laquelle les gouvernements permettent aux individus d’améliorer eux-même leur situation en matière de logement en facilitant les éléments suivants: -- obtenir une sécurité d’occupation et le resect d’autres exigences juridiques; -- travailler avec des codes de construction appropriés; -- avoir accès à un financement pour le logement; -- avoir accès à des matériaux de construction peu coûteux; fait appel aux énergies et aux compétences propres des individus pour leur permettre d’améliorer leur logement grâce à la stratégie de facilitation et en faisant appel à la participation de la collectivité, tout particulièrement les femmes. Santé et qualité de vie La santé est un besoin essentiel et elle fait partie intégrante de la qualité de vie. La relation entre la santé et le développement durable dépend de la bonne santé d’individus productifs, alors que la protection de la santé grâce à la satisfaction de besoins fondamentaux comme la nourriture, l’eau potable et le logement, implique ultimement l’utilisation viable des ressources naturelles. Elle exige en outre le contrôle des maladies endémiques reliées au développement, l’amélioration du milieu de travail, la prévention des risques pour la santé et la protection de groupes spécifiques comme les mères et les enfants. Les principales causes de mortalité offrent un contraste frappant entre les pays en développement et les pays industrialisés. Dans les pays en développement, les maladies parasitaires et contagieuses sont responsables de 40% de toutes les mortalités dans les pays industrialisés -- soit le double des cancers, la deuxième cause la plus importante de mortalité En dépit d’approvisionnements alimentaires adéquats à l’échelle mondiale, la faim et la malnutrition constituent un problème de santé important dans les pays en développement. On estime que 950 millions de personnes -- soit près de 20% de la population mondiale -- ne consommenet pas suffisamment de calories pour mener une vie de travail active. En outre, les approvisionnements en protéines et en calories sont à la baisse en Afriquw subsaharienne et en Asie du Sud. Les maladies tropicales les plus communes sont liées à l’eau et sont causées par l’absence d’eau potable et de services sanitaires adéquats ou transmises par des insectes et des parasites. Les mesures nécéssaires pour réduire l’incidence de ces maladies s’imposent d’elles-mêmes. Elles incluent l’amélioration de la qualité de l’eau et de son approvisionnement, l’établissement de méthodes sanitaires et d’élimination des eaux d’égout et la protection des sources d’eau contre la contamination. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), plus d’un milliard de personnes ont besoin d’un approvisionnement en eau sécuritaire et adéquat et plus d’un milliard et demi ont besoin de services sanitaires adéquats.9 Dans un même temps, l’éducation est un autre prérequis à l’instauration de bonnes conditions sanitaires. En particulier, l’éducation des femmes puet avoir un effet de multiplication, car il s’agit d’une force importante dans l’amélioration de la situation des femmes, ainsi que pour la survie de leurs enfants. Elle contribue à donner aux femmes les connaissances et la confiance nécessaires pour utiliser les services de santé disponibles à leurs enfants et pour elles-mêmes etconstitue un facteur important dans la réduction des taux de fertilité. Malheureusement, l’éducation des femmes est inférieure à celle des hommes dans de nombreux pays en développement. Un domaine où une telle éducation a déjà eu un impact important est l’utilisation des contraceptifs. L’utilisation des contraceptifs donne aux femmes un meilleure contrôle sur leur fertilité et, en leur permettant d’espacer leurs grossesses et d’éviter les naissances non souhaitées, peut réduire à la fois les taux de mortalité des enfants et des mères. Les contraceptifs sont de plus en plus utilisés dans la majorité des régions du monde, l’Afrique étant une exception notable à la règle. De nombreux gouvernements mettent de l’avant des programmes de contraception comme moyen de réduire la croissance démographique et ses exigences au chapitre des ressources sociales et environnementales. L’épidémie du SIDA Depuis qu’il a été identifié pour la première fois en 1981, le SIDA (syndrome d’immunodéficience acquise) s’est répandu rapidement partout dans le monde. A la fin de 1987, 129 nations avaient rapporté un total cumulatif de 73000 cas de SIDA à l’OMS. Soixante-quinze pour cent d’entre eux avaient été relevés en Amérique du Nord et du Sud. Toutefois, le cas de SIDA sont largement sous-évalués dans de nombreuses régions du monde, particulièrement en Afrique et en Amérique latine. L’OMS estime qu’environ 15000 personnes sont susceptibles d’avoir contracté cette maladiedepuis le début de l’épidémie qui prévaut à l’échelle mondiale. Le SIDA est causé par un rétrovirus -- le virus de l’immunodéficience humaine (VIH). On estime qu’entre 5 et 10 millions d’habitants sont porteurs du virus du SIDA. Même si de nombreuses personnes ne développeront pas les symptômes de la maladie avant plusieurs années après avoir été infectées, des études récentes laissent entendre que presque tous les individus infectés par le VIH contractent éventuellement le SIDA. Les coûts reliés au SIDA dans les pays en développement seront vraisemblablement élevés. A l’encontre de nombreuses maladies qui touchent les vieux ou les jeunes, le SIDA s’attaque surtout aux jeunes et aux adultes d’âge moyen, soit entre 20 et 49 ans, le segment le plus vital de la population. La perte possible d’une partie importante de cette population soulève la possibilité d’une déstabilisation sociale, économique, voire politique. La prévention est le seul moyen connu d’enrayer la propagation du SIDA, car on ne s’attend pas à être en mesurede produire un vaccin avant le milieu des années 1990. La santé des enfants Dans les pays en développement, de 14 à 15 millions d’enfants de moins de cinq ans meurent chaque année de diarrhée, de rougeole et d’autres maladies fréquemment associées à la pauvreté, la surpopulation et la malnutrition. Environ 60% des mortalités infantiles résultent d’une déshydratation aiguë qu’on peut prévenir grâce à une bonne nutrition et à une réhydratation par voie orale (RVO) -- soit l’ingestion d’une simple solution d’eau, de sels et d’hydrate de carbone (par exemple sucre, poudre de riz). L’OMS estime que la RVO sauve la vie d’un demi-million d’enfants chaque année. Les efforts nationaux et internationaux visant à augmenter l’utilisation de la RVO sont à la hausse. A la fin de 1987, plus de 100 pays avaient mis sur pieds des programmes nationaux. Toutefois, ce traitement n’est pas encore largement répandu: 8% seulement des enfants de l’Afrique et 23% de ceux de l’Asie ont accès à des centres qui dispensent la RVO. L’OMS et le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) ont amorcé une campagne mondiale pour immuniser tous les enfants contre six maladies cibles: le tétanos, la rougeole, la polio, la diphtérie, la coqueluche et la tuberculose. Les programmes d’immunisation ont en grande partie fait disparaître ces maladies des pays industrialisés, mais elles continuent de coûter la vie à environ 3,5 millions d’enfants dans les pays en développement et elles en laissent un nombre égal aveugles, infirmes ou mentalement retardés.11 L’UNICEF estime que, si les progrès réalisés peut être maintenus, le chiffre de 1980 d’environ cinq millions de mortalités infantiles par année imputables à des maladies pouvant être prévenues par des vaccins, pourrait être réduit à 250000 ou moins d’ici l’an 2000.12 Les efforts des Nations Unies Le réseau des nations Unies, particulièrement l’OMS, mais également un éventail d’autres organismescomme l’UNICEF et le FNUAP (Fonds des Nations Unies pour la population) se préoccupentdes liens qui existent entre la santé, l’environnement et le développement. Ils ont trimé dur pour s’assurer que les besoins de base en matière de santé soient respectés et que les populations soient protégées des risques de santé environnementaux engenfrés par le processus de développement même. En printemps 1990, l’OMS a établi une Commission sur la santé et l’environnement chargée de mener un examen exhaustif et une évaluation des conséquences pour la santé humaine que présentent les facteurs environnementaux actuels et prévus, liés au développement socio-économique. Quatre groupes d’experts distincts s’occupent des "forces motrices du développement" dans les domaines de l’énergie, de l’urbanisation, de l’alimentation, de l’agriculture et de l’industrie -- ainsi que de leur impact sur la santé. On travaille présentement à établir des normes internationales pour les aliments et les niveaux maximum de résidus pour les pesticides et d’autres produits agro-chimiques, ainsi qu’à l’établissement d’un niveau maximum pour les contaminants environnementaux. Ce travail est mené par la Commission mixte OMS/FAO du Codex Alimentarius. La question de la gestion de la santé environnementale est également prise en considération par des réseaux internationaux mis sur pied par l’OMS aux fins d’éducation, de formation et de recherche dans le domaine de la santé environnementale. Ces réseaux serviront à renforcer les capacités locales en éducation, en formation et en recherche sur la pollution environnementale et les problèmes de santé connexes. Questions touchant la santé pour la CNUED La CNUED dvra notamment se pencher sur les questions suivantes: l’intégration insuffisante à l’échelle nationale et internationale entre les politiques, les institutions et les activités touchant la santé, le développement et l’environnement; les liens insuffisants qui existent entre les institutions vouées à la santé, à l’environnement, aux établissements humains et au développement, au niveau national; le manque de données épidémiologiques des pays en développement sur les conséquences pour la santé imputables aux dangers environnementaux; le manque d’attention accordé au contrôle et à l’évaluation de l’impact des pesticides, des fertilisants et des activités industrielles sur la santé humaine et la protection de l’environnemet; le développement d’un système intégré de gestion des insectes nuisibles, économiquement éfficient et adapté aux conditions locales agro-écologiques et socio-économiques dans les régions rurales; le manque de données, de contrôle et d’évaluation des conséquences des mesures de développement et de leurs dangers pour la santé; l’harmonisation à l’échelle mondiale des normes liées à la santé. Le principal défi de la Conférence de 1992 des Nations Unies sur l’environnement et le développement consistera à harmoniser les besoins des pauvres et les exigences à long terme d’un monde viable. Voici certaines des relations qui doivent être traitées dans le cadre de la Conférence:
Questions touchant le développement pour la CNUED Voici des domaines précis où des mesures devront être prises:
Il reste à savoir si la Conférence du Brésil permettra d’établir des liens cruciaux entre les questions de développement et d’environnement. La tendance est très forte, particulièrement aux Etats-Unis, de traiter la CNUED strictement comme une conférence sur l’environnment, en accordant peu d’importance aux questions fondamentales et durables de la pauvreté et du développement inadéquat qui affligent une bonne partie du tiers monde. La synthèse nécessaire -- le développement durable -- demeure davanyage un slogan qu’une proposition de travail. Le défi de la Conférence consistera à faire du concept de la viabilité et du développement durable une réalité de toute première importance tant en théorie qu’en pratique dans toutes les régions du monde. Références La Commission mondiale sur l’environnment et le développement, Notre avenir à tous, 1987, p.33. Le World Rsources Institute et l’Institut international pour l’environnement et le développement, World Ressources 1988-1989, New York, p.51. Notre avenir à tous, op. cit., p.33. World Resources 1988-1989, op. cit., p.228. Voir par exemple "Engendering Adjustement for the 1990s", Rapport d’un groupe d’experts du Commonwealth, 1989, p.68 à 71. Programmes des Nations Unies pour le développement, Rapport mondial sur le développement humain 1990, p. 94. World Resources 1988-1989, op. cit., p. 37. Rapport mondial sur le développement humain 1990, op. cit., p. 94. World Resources 1988-1989, op. cit., p. 25 et 26. World Resources 1988-1989, op. cit., p. 27 et 28. Ibid., p.26. UNICEF, La situation des enfants dans le monde, 1989, p. 3. |