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Suivi de l'ONU> L'ONU et les droits de l'homme Journée internationale de la femme - 8 mars -
Contexte La Journée internationale de la femme a pour objet de faire valoir le droit des femmes à l’égalité sur la scène internationale. L’idée de cette journée a pris naissance en Amérique et en Europe au début du siècle, dans le but à l’époque de faire reconnaître les droits des femmes et d’obtenir pour elles le suffrage universel. La Journée internationale de la femme est devenue une réalité de 1913 à 1917, lorsque les femmes tenaient des rallyes pour protester contre la guerre ou exprimer leur solidarité avec leurs sœurs. En décembre 1977, l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté une résolution proclamant la Journée des Nations Unies pour les droits de la femme et la paix internationale. Depuis lors, les femmes ont fait de nombreux progrès dans les pays développés et en voie de développement : de nombreux États ont adopté une constitution garantissant l’exercice des droits de la personne sans discrimination fondée sur le sexe, des campagnes de vulgarisation juridique et autres ont été mises en œuvre pour informer les femmes de leurs droits et leur garantir l’exercice de ces droits, la collectivité mondiale a clairement dénoncé la violence contre les femmes comme étant une violation de leurs droits fondamentaux et les Nations Unies et de nombreux États membres se font maintenant un devoir de tenir compte explicitement de la problématique de l’égalité des sexes dans leurs programmes et politiques. Bien qu’il reste encore beaucoup de chemin à parcourir, on peut dire que la voix des femmes se fait aujourd’hui entendre. Le 8 mars, c’est l’occasion de saluer les réalisations des femmes et de faire valoir leurs besoins et leurs préoccupations sur la scène nationale, régionale et internationale. Les Nations Unies et les droits de la femme À commencer par la Déclaration universelle des droits de l’homme (1948), les gouvernements ont reconnu les droits de la femme dans plusieurs traités internationaux, comme le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (1966), le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (1966), la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (1979), les conventions de l’Organisation internationale du travail et de l’UNESCO visant à mettre un terme à la discrimination sexuelle et à garantir à la femme un accès à la terre, à l’eau, à l’instruction et à l’emploi, et les Stratégies prospectives pour la promotion de la femme de Nairobi (1985), qui reconnaissent les liens importants entre le rôle de la femme dans le développement et la protection de l’environnement, et qui édicte des mesures pour accentuer la participation de la femme à la gestion nationale des écosystèmes et à la lutte contre la dégradation environnementale. L’ONU a déclaré 1975 « Année internationale de la femme » et tenue à cette occasion la première conférence mondiale sur les femmes à Mexico. Deux autres conférences de l’ONU ont eu lieu par la suite, à Copenhague (1980) et Nairobi (1985). En 1993 s’ouvre une ère nouvelle lorsque les délégués de la Conférence internationale sur les droits de l’homme à Vienne déclarent que les droits de la femme font partie des « droits de l’homme ». En 1995, à la Quatrième Conférence mondiale sur les femmes, les gouvernements adoptent la « plate-forme d’action de Beijing » pour la promotion des droits de la femme. L’ONU tiendra une conférence Beijing + 5 en juin 2000 pour faire le point et établir de nouvelles stratégies. L’ONU a fondé plusieurs organismes pour faire avancer les droits de la femme dans toutes les sociétés. La Commission de la condition de la femme (CCF) (anglais) a été un des premiers organes créés par le Conseil économique et social des Nations Unies. Mise sur pied en 1946, la CCF surveille les progrès effectués par les femmes dans leur marche vers l’égalité partout dans le monde et formule des recommandations pour faire valoir les droits des femmes dans les secteurs politique, social et économique. La Commission se réunit chaque année pendant au moins huit jours, généralement en mars. Le Fonds de développement des Nations Unies pour la femme (UNIFEM) (anglais) a pour mission d’encourager l’autonomisation économique et politique des femmes dans les pays en voie de développement. Il incite tous les éléments du réseau de l’ONU à tenir compte des besoins et des préoccupations des femmes dans leurs programmes nationaux, régionaux et internationaux. L’Institut international de recherche et de formation pour la promotion de la femme (INSTRAW) (anglais), fondé en 1976, a pour mandat de faire avancer la recherche en matière de politique et d’établir des programmes de formation pour promouvoir l’égalité des femmes à l’échelle internationale. Établi à Santo Domingo depuis 1983, l’INSTRAW est un des rares bureaux de l’ONU dont le siège se trouve dans un pays en voie de développement. Le Comité pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes a été créé à la suite de l’adoption par l’Assemblée générale, en décembre 1979, de la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes, dans le but de surveiller l’application de la Convention. C’est un des six organes de défense des droits reconnus par traité des Nations Unies. Son bras administratif est la Division de la promotion de la femme (anglais) à New York. Exemples de problématiques liées à la condition féminine Nombre de problèmes éprouvés par les femmes résultent directement de leur appartenance à la gent féminine. Par exemple : Exploitation – Chaque jour, dans divers pays, des femmes et des jeunes filles sans espoir économique et animées par un désir de vie meilleure quittent leur foyer pour répondre à des promesses d’emploi et de sécurité. Malheureusement, c’est souvent pour elles le début d’un cauchemar : elles sont transformées en prostituées, séquestrées par leur employeur, maltraitées et exploitées sexuellement; souvent, on n’entend jamais plus parler d’elles. Santé – Les femmes sont souvent désavantagées dans l’accès aux ressources de base en matière de santé, notamment pour les services de santé primaires de prévention et de traitement des maladies de l’enfance, la malnutrition, l’anémie et les soins pendant et après la grossesse. Conflits armés – Tout le monde souffre d’un conflit armé, mais les femmes et les jeunes filles encore plus en raison de leur sexe et de leur position dans la société. Pauvreté – Plus de 1 milliard de personnes vivent dans des conditions inacceptables de pauvreté, surtout dans les pays en voie de développement. La majorité sont des femmes. Violence – Les femmes continuent d’être victimes d’une violence parfois fatale en raison uniquement de leur sexe. Les femmes de toutes les classes sociales, de toutes les races et de tous les âges vivent cette menace. Le phénomène s’observe dans tous les groupes socio-économiques, et c’est la réalité quotidienne de femmes dans le monde entier. Réfugiées – Les réfugiées voient constamment leurs droits brimés. Souvent, elles sont désavantagées dans l’accès à la nourriture, à l’eau, aux abris et aux soins de santé de base. L’égalité de la femme au Canada Sur la scène internationale, le Canada est considéré comme un chef de file en matière de droits de la femme. Le Canada est un ardent défenseur de la cause féminine dans de nombreuses enceintes des Nations Unies (Commission de la condition de la femme, Commission des droits de l’homme, UNESCO, Comité pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes), ainsi que dans d’autres enceintes internationales, comme les réunions des ministres de la Condition féminine du Commonwealth et la Commission interaméricaine des femmes de l’Organisation des États américains. Même avant la Décennie de l’ONU pour la femme, qui a commencé en 1976, l’Agence canadienne de développement international (ACDI) soutenait des programmes ciblés sur la femme en matière de santé, d’alimentation et de production de revenu. Depuis la parution de ses lignes directrices en 1976 et la publication de sa politique novatrice sur l’intégration de la femme au développement en 1984, l’ACDI travaille sans relâche – en son propre sein et auprès de ses partenaires, des autres bailleurs de fonds et des institutions internationales – pour encourager une participation pleine et entière des femmes à la fois comme agentes et bénéficiaires du développement. En 1995, l’ACDI a élargi sa politique sur l’intégration de la femme au développement dans sa Politique en matière d’égalité des sexes. Ayant étudié les liens entre la condition de la femme et la poursuite des objectifs socio-économiques, l’ACDI a mis au point des stratégies pour lutter contre la féminisation de la pauvreté et pour donner aux femmes la possibilité de gagner leur vie de manière stable et d’influer sur les décideurs dans les sphères politiques et économiques. Ses moyens d’action sont multiples; citons les « dialogues sur les politiques », par lesquels elle échange des informations et des opinions avec ses partenaires, et les « cadres de programmation », qui lui permettent de faire intégrer ses priorités aux projets qu’elle soutient. Autres réalisations canadiennes importantes : En 1967 est créée la Commission royale d’enquête sur la situation de la femme au Canada. En 1977, le Parlement adopte la Loi canadienne sur les droits de la personne, qui interdit la discrimination sexuelle et garantit aux femmes un salaire égal à travail égal. La Loi crée aussi la Commission canadienne des droits de la personne, qui a pour mandat de promouvoir les droits de la personne au Canada, d’encourager le respect de l’égalité, de régler les plaintes et de contribuer à l’élimination des inégalités dans l’emploi et l’accès aux services. La Charte canadienne des droits et libertés comporte une clause qui précise que « les droits et libertés qui y sont mentionnés sont garantis également aux personnes des deux sexes ». Le Fonds d’action et d’éducation juridiques pour les femmes (FAEJ) a été créé pour faire valoir les droits de la femme auprès des tribunaux en vertu de la Charte des droits et libertés. Le Canada est à l’origine en 1993 de la Déclaration de l’ONU sur l’élimination de la violence contre les femmes. À la 50e session de la Commission des droits de l’homme, en 1994, le Canada a présenté une résolution visant la nomination d’un Rapporteur spécial sur la violence contre les femmes ayant pour mandat de surveiller la situation et de formuler des recommandations. Cette personne dépose un rapport à la Commission des droits de l’homme tous les ans depuis 1995. Le 8 mars 1993, Journée internationale des femmes, la Commission des droits de l’homme des Nations Unies a adopté par consensus une résolution sans précédent, présentée par le Canada, visant à intégrer les droits de la femme aux grands mécanismes de défense des droits de l’homme de l’ONU. Le Plan fédéral pour l’égalité entre les sexes, présenté en 1995 à la Quatrième Conférence mondiale des femmes de l’ONU, formule plus de 300 engagements en faveur de l’égalité de la femme. On y remarque entre autres que les ministères et organismes fédéraux sont tenus de réaliser une analyse comparative entre les sexes pour assurer la pris en considération des perspectives des femmes dans la conception, l’analyse et l’exécution des lois, politiques et programmes du gouvernement. Condition féminine Canada a joué un rôle déterminant dans la conception du Cadre d’intégration des femmes dans l’APEC adopté par les chefs d’État de l’APEC en 1999. En mars 1999, l’Agence canadienne de développement international (ACDI) a mis à jour sa politique sur l’égalité des sexes afin d’orienter l’application de sa politique d’intégration de la femme au développement et de ses autres priorités. La nouvelle politique insiste davantage sur les droits des femmes et des filles et fait un lien entre d’une part l’élimination des inégalités hommes-femmes et d’autre part le développement durable et, surtout, la réduction de la pauvreté. Idées d’activités pour la Journée internationale de la femme Voici quelques exemples d’activités que l’on peut organiser pour souligner la Journée internationale de la femme. On pourrait en imaginer beaucoup d’autres. Effectuer des recherches puis réaliser un montage sur les grands défenseurs des droits de la femme. Le site web Women in History peut constituer un bon point de départ : http://www.niagara.com/~merrwill (anglais). Il y a aussi la Chronologie historique des femmes du Québec à http://pages.infinit.net/histoire/femindex.html. Répondre à un jeu-questionnaire sur les femmes et le monde du travail au Canada http://www.cyberbeach.net/~willows/cupw/local/site/iwd.htm (anglais). Faire connaître les réalisations des femmes canadiennes. On peut trouver de l’information sur les femmes canadiennes actives dans de nombreux domaines au site web de la Bibliothèque nationale du Canada : http://www.nlc-bnc.ca/digiproj/women/fwomen.htm. Regarder une vidéo sur la condition ou les droits des femmes au Canada. On trouvera de nombreux titres intéressants au site web de l’Office national du film : http://www.nfb.ca/. Inviter des conférenciers de votre milieu à parler des droits de la femme. Il peut s’agir d’une table ronde, d’une discussion en panel ou d’un groupe de discussion informel. Lire une biographie ou une autobiographie d’une femme canadienne célèbre. Faire cette suggestion à votre club de lecture. Diffuser de l’information sur la Journée internationale de la femme ou sur les réalisations des femmes. Les sites Women in World History (anglais) et Chronologie historique des femmes du Québec fournissent de nombreuses informations utiles. Inspirez-vous-en pour écrire un article pour le journal de votre école. S’informer sur les activités organisées dans votre milieu pour souligner la Journée internationale de la femme, les annoncer et encourager les étudiants à y participer. S’unir à d’autres groupes communautaires travaillant pour la défense des droits de la femme. Se procurer le texte de la Convention sur l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes. Discuter de son contenu et des moyens de la mettre en pratique. Voici quelques liens qui vous permettront de vous informer sur la Journée internationale de la femme et sur la condition féminine. Le Conseil économique et social des Nations Unies fournit des renseignements utiles aux adresses http://www.un.org/french/ecosocdev/topicsf/womengef.htm et http://www.un.org/ecosocdev/geninfo/women (anglais, plus complet). UNIFEM, le Fonds de développement des Nations Unies pour la femme, est le premier organe de l’ONU œuvrant pour l’autonomisation et l’égalité de la femme. On peut consulter son mandat et ses stratégies à http://www.unifem.undp.org/ La Division de la promotion de la femme des Nations Unies sert d’organe administratif à la Commission de la condition de la femme (CCF), premier organe onusien de conception de politiques sur la femme. Site web de la Division : http://www.un.org/womenwatch/daw (anglais). Condition féminine Canada (CFC) est l’organisme fédéral qui œuvre pour l’égalité des sexes et la pleine participation des femmes à la vie économique, sociale, culturelle et politique au Canada. CFC diffuse de l’information sur la JIF, y compris un calendrier des activités pour 2000, à http://www.swc-cfc.gc.ca/iwd/indexf.html. La Direction de l’égalité des sexes, qui fait partie de la Direction générale des politiques de l’Agence canadienne de développement international (ACDI), aide la direction et le personnel de l’ACDI à interpréter et à appliquer la politique de l’organisme en matière d’égalité des sexes, lancée en 1999 : http://www.acdi-cida.gc.ca/. Le Comité canadien d’action sur le statut de la femme (CCASF) regroupe quelque 700 organisations féministes. Ses groupes membres participent à des manifestations, à des campagnes épistolaires, à des pressions auprès de comités fédéraux et provinciaux, à des actions de solidarité internationale, à l’organisation de colloques et à la planification d’événements spéciaux. On peut les joindre à Toronto au (416) 932-1718 ou à nac@web.net. Le Centre international MATCH travaille en partenariat avec des groupes de femmes en Afrique, en Asie, dans les Antilles et en Amérique du Sud pour accroître l’autonomie des femmes et leur permettre de jouir des droits de la personne et des libertés fondamentales dans la vie civile, politique, économique et culturelle. MATCH mène aussi des activités de sensibilisation au Canada sur le développement et la condition féminine et s’emploie à bâtir et à consolider le mouvement féministe sur la scène nationale et internationale. Site web : http://www.web.net/~matchint. Le Conseil international des femmes (CIF) est une fédération mondiale de concertation des conseils nationaux de la femme pour les dossiers d’envergure internationale. Il jouit d’un statut consultatif (catégorie 1) auprès du Conseil économique et social de l’ONU (ECOSOC), ainsi que d’une représentation permanente auprès d’organismes onusiens tels que le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE). Site web : http://www.magma.ca/~ncwc/international.html (anglais). Le Conseil national des femmes du Canada, membre du Conseil international des femmes, contribue à l’amélioration de la qualité de vie des femmes, des familles et de la société par la sensibilisation et la défense des droits. Site web : http://www.magma.ca/~ncwc (anglais). La Voix des femmes est la seule organisation féministe nationale faisant valoir les perspectives des Canadiennes en matière de paix, de militarisme, de droits de la personne et de justice sociale. La Voix des femmes organise des voyages d’études, est inscrite comme organisation non gouvernementale auprès des Nations Unies et, en 1995, constituait le principal groupe pacifiste canadien à la Conférence internationale des femmes à Beijing. On peut joindre l’organisme à Toronto au (416) 603-7915 ou à vow@interlog.com. La Canadian Womens’ Internet Association offre un centre d’information et un lieu de rencontre aux Canadiennes, avec des centaines de liens vers des sites intéressant les femmes, surtout dans une perspective canadienne. Site web : http://www.herplace.org/ (anglais). L’Institut canadien de recherches sur les femmes (ICREF) appuie des projets de recherche portant sur la condition féminine au Canada. Il tient aussi un centre de ressources. Site web : http://www.criaw-icref.ca/welcom_f.htm. Enfin, on trouvera un répertoire de liens francophones au site Études féministes de ClicNet : http://www.swarthmore.edu/Humanities/clicnet/etudes.feministes.html ainsi qu’au site du Centre de femmes de l’UQAM virtuel : http://pages.infinit.net/cfuqam/index.html. |