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  Les jeunes et la crise mondiale du VIH/sida : des outils pour passer à l'action -> Première partie
   
 

Erin M. Brown, B.Serv.Soc.
Beth N. Collison, B.Serv.Soc.
Nancy L. Rogers-Currie, B.Serv.Soc., travailleuse sociale autorisée


Que savez-vous du VIH/sida? Que devrions-nous faire pour adresser ce fléau? En faisons-nous suffisamment pour contrer cette maladie? Voilà quelques-unes des questions qui nous habitaient lorsque nous avons démarré ce projet. Nous avons invité les jeunes (d'Ottawa), ainsi que les travailleurs auprès des jeunes, à nous dire ce qu'ils pensaient de la question du VIH/sida. Ceux-ci ont fait ressortir quelques thèmes communs, qui tournaient principalement autour de ce que qui se fait, ce qui ne se fait pas et ce qui devrait se faire pour s'attaquer aux problèmes liés au VIH/sida dans toutes les régions du monde.

Dans la présente partie, lorsque nous écrivons " les jeunes nous ont dit ", " les jeunes ont indiqué que… ", ou encore " les jeunes ont l'impression que… ", nous faisons référence à ce groupe diversifié que constituent les jeunes et les travailleurs auprès des jeunes qui se sont adressés à nous dans le cadre de cette étude. Vous remarquerez également les encadrés contenant des citations. Il s'agit des mots exacts provenant de la bouche même des jeunes et des travailleurs auprès des jeunes qui ont participé à notre étude.

Nous espérons donc que vous trouverez ici des choses qui vous paraîtront intéressantes ou qui vous sembleront nouvelles, et que la lecture du rapport vous aidera à ajouter votre grain de sel sur le sujet.

La réalisation de cette étude a été rendue possible grâce à la collaboration de l'ACNU (http://www.unac.org) et de l'école de travail social de l'Université Carleton.

Nos plus sincères remerciements aux jeunes, à leurs alliés et aux travailleurs auprès des jeunes, qui nous ont fait part de leur opinion et d'idées qui ont enrichi le contenu du présent rapport.

   
 
 
 
 
 
 
 
 
   
  Glossaire
   
 
  • Personne infectée par le VIH - Personne chez qui l'on a diagnostiqué le VIH.

  • Personne touchée par le VIH - Personne qui n'est pas infectée par le VIH mais qui estime que sa vie est affectée par le VIH. Par exemple, on a établi chez un proche de cette personne - mère/sœur/ami/partenaire - un diagnostic de VIH.

  • Dépistage anonyme du VIH - Lorsqu'une personne subit un test de dépistage anonyme du VIH, on ne lui demande aucun renseignement personnel; ainsi, elle n'a pas à donner son nom, son adresse et son numéro de carte Santé. Si le résultat de votre test est positif, le médecin signalera à Santé Canada qu'une personne est séropositive pour le VIH mais ne donnera pas votre nom, car il ne le connaît pas.

  • Dépistage confidentiel du VIH - Lorsqu'une personne subit un test de dépistage confidentiel du VIH, elle transmet des renseignements personnels (nom, adresse, numéro de carte Santé) à la personne qui administre le test. Si les résultats du test s'avèrent positifs pour le VIH, le médecin est tenu (par la loi) de communiquer avec vos anciens partenaires et vos partenaires actuels et de leur dire que l'un de leurs partenaires sexuels est séropositif pour le VIH. Le médecin communiquera également avec Santé Canada, donnera votre nom et indiquera que vous êtes séropositif pour le VIH.

  • Jeunes - Le gouvernement du Canada entend par " jeunes " les personnes âgées entre 15 et 29 ans. Les jeunes à qui nous avons parlé étaient âgés entre 19 et 24 ans.

  • Alliés des jeunes - Nous entendons par " alliés des jeunes " les personnes qui ont plus de 24 ans et qui travaillent auprès des jeunes ou défendent les intérêts des jeunes (par du soutien et de l'aide).
   
  Vous reconnaissez-vous?
   
 
Nous avons entendu dire et nous comprenons que plusieurs jeunes en ont assez et sont fatigués d'entendre toujours les mêmes choses au sujet du VIH/sida et qu'ils cherchent plutôt des moyens originaux d'apprendre et d'agir sur les questions relatives au VIH/sida.
   
Nous avons entendu dire et nous comprenons que plusieurs jeunes sont désemparés devant l'information sur le VIH/sida qui leur est transmise. .
   
Nous avons entendu dire et nous comprenons que plusieurs éducateurs et parents/ personnes chargées de la garde des enfants cherchent de nouvelles façons d'éduquer les jeunes sur le VIH/sida.
   
   
  Qu'est-ce que le VIH et qu'est-ce que le sida?
   
 

VIH signifie virus de l'immunodéficience humaine. Le VIH se transmet au moyen des liquides organiques suivants : le sang, le liquide séminal (sperme) et les sécrétions vaginales (y compris les menstruations et le lait maternel). Seuls ces liquides organiques peuvent contenir le VIH en quantité suffisante pour infecter quelqu'un. Vous pourriez être infecté par le VIH si l'un de ces quatre liquides organiques, transmis par une personne qui serait infectée par le VIH, pénétrait dans votre corps et trouvait le moyen de rejoindre votre circulation sanguine.

Les façons les plus courantes d'être infecté par le VIH sont notamment : relations sexuelles non protégées (contacts oraux, anaux et vaginaux sans l'utilisation de condoms en latex, de digues ou de gants neufs); échange d'accessoires sexuels qui n'auraient pas été lavés à grande eau; échange de seringues (des études ont démontré que, pour les échanger sans danger de transmission, les seringues souillées ou usagées doivent être nettoyées à l'eau de Javel); d'une mère à son enfant, pendant l'accouchement ou par le lait maternel; ou, avant 1985 au Canada, par transfusion.

Le VIH attaque le système immunitaire - cette partie de vous qui combat les infections - en endommageant vos lymphocytes T auxiliaires, les globules blancs qui aident à combattre les infections.

Sida signifie syndrome d'immunodéficience acquis. Si vous avez le VIH, comme votre système immunitaire est affecté, vous commencerez à ressentir des problèmes de santé. Au début, il pourra s'agir de petits problèmes mais, avec le temps, la gravité de la maladie se fera sentir. Le temps qu'il faudra au VIH pour affecter la santé d'une personne variera grandement d'un individu à l'autre. Lorsqu'on diagnostique chez vous l'une ou l'autre des maladies graves ou formes de cancer qui font partie ce que l'on appelle les " maladies définissant le sida ", vous êtes considéré comme atteint du sida.

Nous avons tout juste abordé les notions élémentaires sur le VIH et le sida. Pour obtenir un tableau plus complet et un complément d'information sur le VIH/sida, vous pouvez consulter les sites Web suivants :

MTV, en collaboration avec ONUSIDA, la Kaiser Foundation et la Banque mondiale
http://www.staying-alive.org

>>(Ce site Web est étonnant; il comprend une foule de définitions, de faits, de chiffres et de renseignements intéressants - et il est conçu pour les jeunes!)

AIDS Committee of Toronto
http://www.actoronto.org/actweb/brochures.nsf

Santé Canada
http://www.hc-sc.gc.ca/francais/maladies/sida.html

Santé Canada - faire les premiers pas
http://www.hc-sc.gc.ca/hppb/vih_sida/jeune/premiers/f_family.html

   
  Combien de personnes sont-elles infectées dans le monde?
   
 
On retrouve dans tous les pays du monde des personnes vivant avec le VIH ou le sida. En décembre 2001, on comptait dans le monde entier 40 millions de personnes vivant avec le VIH ou le sida. Environ 14 000 personnes sont infectées chaque jour par le VIH. Plus de 7 000 des personnes nouvellement diagnostiquées sont des jeunes âgés entre 15 et 24 ans. Dans certains pays, comme le Botswana, de 40 à 45 % des personnes âgées entre 20 et 29 ans sont séropositives pour le VIH. Dans certaines populations du Myanmar, de 40 à 60 % des personnes sont infectées par le VIH. Depuis 1981, on estime que le VIH a infecté 60 millions de personnes dans le monde.

En date du 31 décembre 2000, 48 014 tests VIH positifs avaient été signalés à Santé Canada. Environ 29 % de ces tests ont été administrés à des personnes âgées entre 15 et 29 ans. Ce chiffre ne représente que le nombre de personnes ayant subi le test; il est fort possible que plusieurs autres personnes vivent avec le VIH, sans qu'elles aient subi le test de dépistage et sans qu'elles sachent qu'elles sont infectées.

 
expressions
 
À l'échelle mondiale, le nombre de personnes qui contractent le VIH, qui sont déjà infectées, qui mourront du VIH/sida ou qui en sont déjà mortes, a des conséquences sur le bien-être des collectivités. Ainsi, dans les collectivités pauvres, les ressources offertes aux citoyens sont insuffisantes : par exemple, les gens ne peuvent se payer des médicaments, il n'y a pas assez d'installations médicales ni d'établissements sanitaires; et il est fort possible qu'il n'existe que peu d'aide destinée aux personnes infectées ou touchées par le VIH. Dans certaines des collectivités les plus touchées (dans l'Afrique subsaharienne) :
 
 
Certains enfants ne peuvent aller à l'école car leurs professeurs meurent du sida et d'autres quittent l'école pour s'occuper des membres de leur famille qui sont malades. Certaines filles et jeunes femmes se sentent également à risque lorsqu'elles fréquentent l'école.
 
Des communautés religieuses disparaissent parce que leurs membres meurent du sida.
 
La nourriture vient à manquer car les cultivateurs souffrent du VIH/sida (ou en meurent) et ne sont plus capables de s'occuper des récoltes
 
Les gens ne peuvent pas travailler car ils sont malades et ils doivent payer eux-mêmes les soins de santé, ce qui appauvrit des familles entières.
 
Les chefs de ces collectivités et les politiciens sont infectés par le VIH et en meurent.
   
  C'est pour ces raisons parmi tant d'autres que l'Organisation des Nations Unies a désigné la situation mondiale par rapport au VIH/sida " crise mondiale du VIH/sida ". En juin 2001, au cours de la Session extraordinaire de l'Assemblée générale des Nations Unies sur le VIH/sida, on a établi qu'il fallait en priorité " s'assurer que tous les hommes et les femmes - en particulier les jeunes - savent quoi faire pour ne pas contracter la maladie. "
   
  expressions
   
 
Pour en savoir plus, consultez les sites Web suivants :

Société canadienne du sida - Feuille d'information - Les jeunes et le VIH-sida
http://www.cdnaids.ca/cdnaids/FactSheets.nsf

Santé Canada - Actualités sur l'épidémiologie en VIH/sida
http://www.hc-sc.gc.ca/hpb/lcdc/bah/epi/youth_f.html

Nations Unies - ONUSIDA
http://www.unaids.org

Nations Unies - Journée mondiale du sida (1er décembre) - ONUSIDA
http://www.unaids.org/worldaidsday/2001

Comité de l'information publique des Nations Unies
http://www.un.org/french/ga/sida/conference/

   
   
  Ce que les jeunes nous ont dit…
   
  Plusieurs études portent sur les jeunes et le VIH/sida mais aucune d'elles n'a vraiment cherché à connaître le point de vue des jeunes en s'adressant directement à eux. Quant à nous, nous voulions donner la parole aux jeunes eux-mêmes car, à notre avis, ce sont eux les experts des questions qui touchent les jeunes.

   
  Voici ce que les jeunes nous ont dit :
   
  1. Prévention /éducation /stratégies de sensibilisation
   
  Les jeunes nous ont dit que c'est des sources et des personnes suivantes qu'ils ont appris ce qu'ils savent sur le VIH/sida; vous reconnaîtrez sûrement certaines de ces sources.
   
 
Programmes d'éducation sur le VIH/sida en milieu scolaire
  expressions
   
  Les jeunes nous ont dit que c'est pendant les cours d'éducation sexuelle, d'éducation physique ou de science (biologie) qu'ils ont pu se renseigner sur le VIH/sida et que généralement, cela se produisait une fois dans l'année scolaire. Les jeunes ont eu l'impression que le message principal que voulaient leur transmettre leurs enseignants se résumait à : " IL NE FAUT PAS… ", avec en tête, " N'AYEZ PAS DE RELATIONS SEXUELLES! " Ils ont également remarqué que le thème du VIH/sida n'était pas enseigné en même temps que d'autres sujets qui touchent la santé et la sexualité des jeunes (ITS - infections transmises sexuellement, relations intimes saines, pression des camarades, et ainsi de suite).

   
Parents/personnes chargées de la garde des enfants
   
  Certains jeunes nous ont dit que leurs parents ou les personnes qui prennent soin d'eux leur ont déjà parlé du VIH/sida tandis que d'autres, pas. Parfois, le message livré par les parents ou les personnes qui en prennent soin était différent du message livré par les enseignants. Les jeunes ont dit qu'ils avaient souvent du mal à savoir qui ils devaient croire

   
Information diffusée dans la collectivité
expressions
 
Les jeunes ont dit qu'ils doivent se renseigner sur le VIH/sida de plusieurs manières au sein de leur collectivité. La manière que les jeunes ont le plus souvent mentionnée était la publicité à bord des transports en commun (autobus) diffusée par des services communautaires. Au moyen de ces publicités, on indiquait aux jeunes où s'adresser pour obtenir de l'information supplémentaire sur les différentes options de dépistage du VIH, sur une sexualité saine et sur les services communautaires locaux. On y parle également des campagnes de sensibilisation, telles que la Journée mondiale du sida (célébrée le 1er décembre de chaque année) et des salons de la santé ayant lieu dans les universités, les centres commerciaux et les centres communautaires. Ces campagnes offraient aux jeunes de l'information sur le VIH/sida, les ITS et les relations intimes saines, ainsi que des trucs pour une sexualité sans risques et pour se protéger (condoms en latex, digues, gants). Les jeunes ont aussi indiqué qu'ils ont pu obtenir de l'information sur le VIH/sida dans les centres de jour qu'ils fréquentent dans leur milieu.
   
  expressions
   
 
 
Fédération pour le planning des naissances du Canada
http://www.ppfc.ca/HIV/index2.htm

Société canadienne du sida (SCS)
http://www.cdnaids.ca

Journée mondiale du sida
http://worldaidsday.org

 
   
 
Internet
  expressions
   
 

Même si certains jeunes ont trouvé que l'Internet représente une bonne source d'information sur le VIH/sida, d'autres jeunes ont indiqué que tout le monde n'a pas nécessairement accès à un ordinateur et à l'Internet. Ils ont aussi souligné le fait que les jeunes ne sont pas tous à l'aise de chercher de l'information sur le VIH/sida dans des endroits publics comme les bibliothèques et les écoles. De plus, certains jeunes ont trouvé que l'Internet n'est pas " convivial ". Par exemple, l'information qu'ils cherchaient était parfois difficile à trouver, les pages Web n'étaient pas à jour ou encore non disponibles et le langage utilisé était bien souvent peu attirant (trop scientifique ou ennuyant).

Plusieurs jeunes ont évoqué le site Web http://masexualite.ca/ qu'on annonce à bord des autobus urbains et aux arrêts d'autobus.

   
 
Médias
  expressions
   
  Certains jeunes nous ont dit que c'est à travers la musique, les vidéoclips, les pochettes de cassettes/CD (paroles et messages de sensibilisation) qu'ils ont eu pour la première fois de l'information sur le VIH/sida. En fait, des jeunes nous ont dit que cette source d'information a eu plus d'influence sur eux que ce que leur ont dit leur famille ou leurs professeurs
   
 
Institutions religieuses
   
  Les jeunes croient que les institutions religieuses (églises, temples, mosquées) et les chefs spirituels (les aînés) pourraient prendre une part plus active dans leur collectivité face au problème du VIH/sida.
   
  2. Ce que les jeunes pensent de ces stratégies
   
  Les jeunes et les alliés des jeunes en avaient long à dire sur leurs préoccupations face au système d'éducation formel, aux priorités et aux mesures actuelles adoptées par le gouvernement, ainsi qu'au grand nombre de jeunes qui sont exclus des approches actuelles d'éducation sur le VIH/sida.
   
 
Les stratégies actuelles d'éducation sur le VIH/sida menées dans le système scolaire (public, privé et confessionnel) ne fonctionnent pas!
expressions
 
La majorité des stratégies de prévention du VIH/sida préconisent l'abstinence. Ces stratégies enseignent aux jeunes que le seul moyen de se protéger du VIH/sida, c'est de ne pas avoir de relations sexuelles. On ne leur propose aucune autre option. Mais dans les faits, plusieurs jeunes ont des relations sexuelles et aimeraient savoir comment se protéger et protéger leurs partenaires - ou devraient le savoir.
   
  expressions
   
  Les jeunes considèrent que l'éducation sur le VIH/sida qu'ils reçoivent à l'école insiste trop sur le fait que les personnes " meurent " du VIH/sida. Ces messages " alarmistes " rendent les jeunes hésitants à poser des questions par crainte d'être ridiculisés. Ils ont l'impression que le message qui leur est transmis est : " si vous avez des relations sexuelles, vous mourrez ".
   
  expressions
   
 
Les éducateurs ne donnent pas tous la même information aux jeunes. Selon les jeunes et les alliés des jeunes, cela s'explique peut-être par le fait que les éducateurs ne sont pas nécessairement bien informés sur le sujet, qu'ils sont mal à l'aise de parler de sexualité et qu'ils ne voient pas toujours en quoi le VIH/sida se rattache au thème général de la santé. Le résultat en est que les jeunes se sentent souvent déroutés par les messages contradictoires qu'ils reçoivent de la part des éducateurs et des parents ou des personnes qui prennent soin d'eux.

Les jeunes nous ont dit avoir l'impression que le temps consacré à la prévention du VIH/sida et à la sensibilisation, dans les programmes d'enseignement, était insuffisant. Les jeunes ont dit que l'éducation sur le VIH/sida n'était souvent abordé qu'une fois durant l'année, ce qui est trop peu, selon eux, pour leur permettre d'acquérir les connaissances dont ils ont besoin en matière de protection personnelle.

   
  expressions
   
 
Souvent, l'éducation sur le VIH/sida en milieu scolaire n'aborde pas le sujet du dépistage du VIH. C'est pourquoi les jeunes estiment qu'ils n'ont pas été bien informés des différentes options de dépistage. Généralement, à l'école, on n'encourage pas le dépistage du VIH, ce qui a pour conséquence de donner aux jeunes l'impression que le dépistage n'est pas important ni nécessaire dans leur vie. L'absence de discussion au sujet du dépistage suscite aussi chez les jeunes un sentiment de crainte à subir un test de dépistage ou à aborder le sujet. Les jeunes nous ont dit qu'ils ne connaissaient pas la différence entre le dépistage anonyme et le dépistage confidentiel et même, qu'ils ne sauraient pas où s'adresser pour subir un test de dépistage dans leur collectivité.
   
  expressions
   
 
Les priorités du gouvernement n'appuient pas la problématique des jeunes et du VIH/sida!
  expressions
  expressions
  expressions
   
 

Les jeunes ont l'impression que le gouvernement fédéral ne se soucie pas assez du problème du VIH/sida. Ils expliquent ainsi ce manque d'intérêt de la part du gouvernement :

  • Il n'existe aucun protocole fédéral portant sur le traitement du VIH/sida chez les jeunes.

  • La plupart des essais cliniques de médicaments ont été effectués sur des hommes adultes; cela signifie que nous n'avons aucune idée de la façon dont les médicaments anti-VIH ou les médicaments contre le sida agissent sur les plans physique et psychologique chez les jeunes.


  • On ne consacre pas suffisamment d'argent, dans les collectivités, pour offrir aux jeunes séropositifs pour le VIH et aux jeunes touchés par le VIH des endroits où ils se sentiraient en sécurité.

  • Les jeunes croient aussi que le nombre d'endroits auxquels ils se sentiraient à l'aise de s'adresser pour subir un test de dépistage du VIH est insuffisant.

  • Certains jeunes nous ont dit qu'ils n'ont toujours pas subi de test de dépistage parce que les " établissements médicaux ", comme les hôpitaux, leur font peur.

  • Les jeunes estiment que certains segments qui composent la population des jeunes sont particulièrement exclus des services communautaires; on n'a qu'à penser, notamment, aux jeunes femmes, aux jeunes autochtones, aux jeunes vivant dans la rue (jeunes sans-abri) et aux jeunes qui vivent ailleurs que dans les grandes villes (les jeunes qui habitent de petites régions rurales, où l'on ne trouve peut-être pas d'hôpitaux et de cliniques
Les stratégies d'éducation en milieu scolaire excluent un trop grand nombre de jeunes!
   
  Les jeunes croient qu'un grand nombre de jeunes ne sont pas visés par l'éducation sur le VIH/sida en milieu scolaire. Les jeunes qui ne fréquentent pas l'école (jeunes sans-abri, jeunes en détention) ne profitent pas de l'éducation dispensée dans les écoles. Les jeunes qui ne suivent pas des cours d'éducation physique (qui est le plus souvent le cadre de l'éducation sur le VIH/sida) sont oubliés. Les jeunes dont la langue maternelle n'est ni le français, ni l'anglais, auront sans doute du mal à comprendre le vocabulaire du VIH/sida.

Souvent, les éducateurs parlent seulement des relations hétérosexuelles (relations sexuelles entre hommes et femmes), lorsqu'ils abordent le sujet du VIH/sida et dans leurs cours d'éducation sexuelle en général. Les jeunes ont indiqué que les jeunes gais, lesbiennes, bisexuels ou transgenres (GLBT) n'apprendront pas à se protéger. En n'entendant parler que des relations intimes et sexuelles hétérosexuelles, les jeunes GLBT peuvent aussi se mettre à penser que le type de relations qu'ils vivent n'est pas important et est considéré comme " anormal ".

   
expressions
   
  Les jeunes nous ont dit que les jeunes ayant une déficience sont souvent exclus des activités d'éducation sur le VIH/sida. Cela s'explique en partie par le fait que l'on croit que les personnes ayant une déficience n'ont pas de relations sexuelles. C'est faux. Les personnes ayant une déficience cognitive, mentale et physique ont des relations intimes et elles doivent apprendre à se protéger pendant leurs relations sexuelles.

Les jeunes estiment aussi qu'on ne parle pas suffisamment de la question de l'utilisation des aiguilles et du VIH/sida. Dans les écoles, lorsqu'on parle du VIH/sida, on l'associe généralement aux relations sexuelles. Les personnes qui s'injectent des drogues sont décrites comme des " toxicomanes " (des utilisateurs de drogues injectables illégales, qui consomment de l'héroïne ou de la cocaïne). Pourtant, plusieurs jeunes diabétiques doivent s'injecter de l'insuline pour rester en santé. De plus, il est possible que certains jeunes doivent s'injecter des stéroïdes prescrits par un médecin ou s'injectent illégalement des stéroïdes. Les jeunes qui s'injectent des drogues, peu importe lesquelles, ont besoin de savoir comment utiliser des aiguilles en toute sécurité.

Certains jeunes ont trouvé utile le site Web suivant, qui parle de la " réduction des dommages " :
http://www.mylifeboat.com

 
expressions
   
3. Le VIH/sida : pas pour moi, pas dans mon entourage, pas dans mon pays
 
Tous les jeunes qui nous ont parlé se sont dits inquiets des stéréotypes qui sont véhiculés par rapport aux personnes qui vivent avec le VIH/sida. Les jeunes ont remarqué que la société semble croire que le VIH/sida ne s'attaque qu'à des groupes précis, auxquels ils ne font pas partie. Par exemple, les jeunes ont dit avoir entendu des membres de leur famille, des amis ou les médias déclarer et affirmer des choses semblables à celles qui suivent :
 
expressions
 

N On ne trouve le VIH/sida qu'en Afrique

N Le VIH/sida ne sévit que dans les communautés autochtones.

N Le VIH/sida est une maladie qui touche les homosexuels.

N Le VIH/sida est un problème qui affecte les blancs

N Seuls les toxicomanes et les prostituées contractent le VIH/sida.

N Les jeunes ne contractent pas le VIH/sida

 
Les jeunes nous ont dit qu'il leur semble que le VIH/sida est traité différemment des autres maladies, comme le cancer ou le diabète. Les personnes infectées par le VIH sont marquées d'un stigmate. Et c'est à cause de ce stigmate que les personnes infectées par le VIH sont tenues responsables de leur maladie et par conséquent, qu'elles devraient avoir honte d'avoir contracté le VIH/sida. Ce stigmate peut empêcher ces personnes de parler de leur maladie et de chercher de l'aide auprès de leur famille, de leurs amis et des services. Ce stigmate peut également avoir pour effet que les gens et les collectivités cesseront d'offrir de l'aide. Mais le stigmate du VIH/sida ne vient pas toujours seul. Les personnes qui font partie de groupes faisant déjà l'objet de discrimination (par exemple, les femmes, les jeunes, les personnes de couleur, les pauvres, les GLBT, etc.) sont souvent tenues responsables d'être ce qu'elles sont ou bien, on leur fait sentir qu'elles devraient avoir honte de ce qu'elles sont. Ainsi, les femmes, les pauvres, les personnes de couleur vivant avec le VIH/sida sont souvent " doublement stigmatisés ".
 
expressions
 
Les organismes internationaux, comme l'Organisation des Nations Unies, s'accordent pour dire que ce stigmate est nuisible. Ils ont découvert que les personnes stigmatisées sont plus vulnérables à l'infection par le VIH que les autres. Par exemple, si vous vivez dans la pauvreté, il est tout probable que vous ne pourrez assumer les frais du traitement ou des médicaments anti-VIH/sida; ou encore, si vous êtes jeunes, vous ne vous sentirez peut-être pas à l'aise de vous joindre à des programmes pour adultes.

expressions

Les jeunes voulaient insister sur le fait que le VIH/sida peut toucher n'importe qui, n'importe où. Puisque nous tous pouvons être infectés ou touchés par le VIH/sida, nous devons réfléchir aux moyens d'aider à la prévention du VIH/sida et de soutenir les personnes vivant avec le VIH/sida.

 
expressions
 
Que peut-on faire? Des outils pour passer à l'action
 
Les jeunes avaient plusieurs idées de stratégies d'éducation sur le VIH/sida qu'ils aimeraient voir mises en place et sur la façon dont ils pourraient y participer.

Les jeunes aimeraient qu'on insiste DAVANTAGE sur les stratégies suivantes …

 
expressions
 
Une éducation véhiculant une attitude positive envers l'expression de la sexualité, qui ne se résumerait pas à " bannir la sexualité " mais qui parlerait aussi des façons de vivre une " sexualité sans risques ". Même si les jeunes comprennent que l'abstinence constitue une option, ils voudraient connaître d'autres options que celle-là. Soyons réalistes : plusieurs jeunes ont des relations sexuelles et ont besoin de connaître les façons de se protéger, eux, et de protéger leurs partenaires.
   
IDe l'information sur la façon dont le VIH/sida touche les jeunes du monde entier et leurs collectivités. Les jeunes croient qu'il leur serait utile de voir que le VIH/sida n'est pas un problème qui ne touche que l'Afrique; c'est un problème grave à l'échelle de la planète.
   
expressions  
   
Des jeunes qui enseigneraient à d'autres jeunes les questions relatives au VIH/sida. Certains appellent cela " l'éducation par les pairs ". Ce type d'éducation pourrait faire appel à des jeunes qui sont infectés ou touchés par le VIH/sida et qui partageraient leur histoire et leur expérience. Ces histoires et ces expériences prennent souvent la forme de " témoignages ".
   
Des programmes de formation des formateurs et des possibilités d'emploi pour les personnes qui œuvrent auprès des jeunes. Ces programmes offrent aux personnes qui sont chargées de l'éducation sur le VIH/sida auprès des jeunes (enseignants, animateurs communautaires et autres personnes qui jouent un rôle prépondérant dans leur milieu) de l'information récente et des moyens originaux de partager cette information.
   
Du soutien aux parents et aux personnes chargées de la garde des enfants, pour qu'ils apprennent à améliorer la communication entre eux et leurs enfants lorsqu'ils abordent la question du VIH/sida
   
L'amélioration de l'accès à l'information pour les parents qui ont des questions ou des préoccupations par rapport au VIH/sida. Les programmes ne doivent pas être uniquement mis en place au coeur des grands centres urbains, mais aussi en banlieue et dans les petites communautés.
   
La diversité d'expérience et de mode de vie doit être intégrée à l'éducation sur le VIH/sida. Pour que l'éducation sur le VIH/sida devienne valable et importante, les jeunes aimeraient voir leur propre vie et leurs propres choix de vie se refléter dans l'éducation sur le VIH/sida. Par exemple, l'éducation sexuelle doit comprendre les questions qui touchent les GLBT et les hétérosexuels. .
   
Des moyens originaux et interactifs pour s'informer sur le VIH/sida. Plusieurs jeunes en ont assez d'entendre " disserter " des éducateurs qui sont parfois peu à l'aise ou peu disposés à parler de sexualité et du VIH/sida. Les jeunes ont déjà entendu parler de pièces de théâtre, d'émissions de radio et de discussions qui abordent le sujet du VIH/sida et souhaiteraient assister à ce type d'activités.
   
expressions
   
Des services communautaires qui s'adressent aux jeunes et conçus avec l'aide des jeunes. Certains jeunes ne se sentent pas toujours à l'aise de participer à des programmes qui sont conçus pour des adultes. Plusieurs jeunes cherchent des endroits " adaptés aux besoins des jeunes " où ils pourraient obtenir de l'information sur le VIH/sida, le dépistage du VIH et des ITS, du soutien et du conseil. Il existe déjà plusieurs très bons programmes " adaptés aux besoins des jeunes ", mais il faut que ceux-ci se multiplient, surtout dans les petites collectivités.
   
expressions
   
De l'encouragement, du soutien et un appui financier de la part du gouvernement, pour toutes ces personnes, ces groupes et ces organismes qui travaillent d'arrache-pied à mettre en place et à maintenir des ressources d'éducation sur le VIH/sida.
   
   
  Voici des exemples de belles réalisations que les jeunes aimeraient voir en plus grand nombre :
   
 
  éServices de conférenciers et éducation par les pairs : certains organismes communautaires et organismes sans but lucratif permettent à des particuliers d'offrir des présentations sur le VIH/sida. On invite ces conférenciers à faire des présentations dans les écoles, les prisons, les centres communautaires, les postes de police, les institutions religieuses et dans les petites collectivités. On appelle " service de conférenciers " un service consistant à organiser les activités de ces conférenciers. Les jeunes qui auraient envie de faire connaître leur histoire à d'autres jeunes pourraient faire appel à un tel service. Cette forme de partage d'information (des jeunes s'adressant à d'autres jeunes) est connue sous le nom d'" éducation par les pairs ". Cela peut devenir l'occasion, pour les jeunes infectés ou touchés par le VIH/sida, de faire connaître leur histoire et leur expérience à d'autres jeunes. C'est aussi pour les jeunes l'occasion de rencontrer des personnes VIVANT avec le VIH/sida.
   
  expressions
  expressions
   
 

Positive Youth Outreach (Toronto)
http://www.positiveyouth.com

YouthCO (Vancouver)
http://www.youthco.org

 
   
  éThéâtre : des groupes communautaires et des troupes de théâtre scolaires qui créent et montent des pièces de théâtre et des sketches qui parlent de la " vraie vie ". Les pièces qui traitent du VIH/sida mettent souvent en scène des situations auxquelles les jeunes peuvent s'identifier et présentent différents moyens d'y faire face. Certaines de ces productions sont créées par les jeunes et les acteurs sont aussi des jeunes. Les jeunes à qui nous avons parlé étaient tous d'accord pour dire que le théâtre est un bon moyen d'apprendre

Planned Parenthood Ottawa
http://www.planparenthoodottawa.on.ca/theatre.html

YMCA AIDS Control and Rehabilitation Programme
http://www.ymca.int/Publications/YMCAWorld/June2002/2_2000Kenya.htm

éMédias de masse : la radio, la musique et l'Internet sont autant de moyens que peut emprunter l'information sur le VIH/sida pour parvenir jusqu'aux jeunes. En Afrique, les émissions radiophoniques ont réussi avec énormément de succès à diffuser auprès des jeunes de l'information sur le VIH/sida. Cette stratégie gagne de la popularité au Canada auprès des stations de radio indépendantes et des stations de radio universitaires. Les spectacles de musique et les musiciens sont devenus, pour les jeunes, des porte-parole actifs de la sensibilisation sur le VIH/sida, grâce aux paroles de leurs chansons et aux concerts de charité. Enfin, plusieurs sites Web qui se consacrent à la diffusion d'information sur le sujet pourraient intéresser les jeunes; cependant, assurez-vous que les sites Web que vous consultez contiennent de l'information récente sur le VIH/sida. Certains sites Web offrent aux jeunes des systèmes de babillard électronique où ils peuvent inscrire des questions et faire connaître leur expérience.

MTV, en collaboration avec ONUSIDA, la Kaiser Foundation et la Banque mondiale
http://www.staying-alive.org

   
  expressions
   
  éCommunautés religieuses et spirituelles : En raison de l'influence que ces communautés ont dans la vie des gens, certains jeunes croient qu'il serait important que les églises, les mosquées, les temples et les groupes spirituels prévoient un espace propice à la discussion sur les questions relatives au VIH/sida. Certaines communautés religieuses et spirituelles ont déjà fait de l'éducation sur le VIH/sida une priorité. Par exemple, certaines églises en Afrique subsaharienne parlent ouvertement du VIH/sida et travaille, aux côtés des collectivités, à la prévention et au soutien des personnes vivant avec le VIH/sida.

Catholics For A Free Choice
http://www.condoms4life.org

AIDS National Interfaith Network
http://www.thebody.com/anin/aninpage.html

   
  éL'Organisation des Nations Unies et les organismes internationaux : Les Nations Unies et autres organismes internationaux se sont engagés à enrayer la propagation du VIH/sida et à fournir des soins aux personnes infectées et touchées par le VIH/sida. Le nombre de projets et de programmes est trop nombreux pour que nous les énumérions tous, mais nous fournissons une liste de sites Web fort détaillés :

ONUSIDA
http://www.unaids.org

ONUSIDA - Liste d'organismes internationaux
http://www.unaids.org/links/activist.asp

UNICEF
http://www.unicef.org/french/

Agence canadienne de développement international (ACDI)
http://www.acdi-cida.gc.ca/sida.htm

   
  éSolidarité internationale : Les jeunes ont manifesté un grand intérêt à entrer en contact avec d'autres jeunes du monde entier. Les jeunes croient qu'apprendre au contact des uns et des autres, partager son expérience et s'entraider seraient des moyens très efficaces de comprendre la crise mondiale du VIH/sida. Une compréhension globale du VIH/sida serait susceptible d'amener les jeunes et leurs collectivités à échanger sur des stratégies efficaces et des idées pour passer à l'action.
   
  expressions
   
 
Youth Against AIDS
http://www.yaids.org

AIDS Quilt
http://www.aidsquilt.org

 
   
  Les messages des jeunes…
   
  Voici maintenant ce que les jeunes voulaient que nous retenions. Nous vous transmettons donc leurs réflexions et leurs idées. Nous savons que vous aurez sûrement votre propre point de vue à ajouter.

Messages aux jeunes…

 
   
Renseignez-vous le plus possible sur le VIH/sida.
   
Ne cessez pas de poser des questions.
   
Trouvez un enseignant en qui vous avez confiance et dites-lui ce que vous aimeriez apprendre, à l'école, à propos du VIH/sida. Si vous croyez que cette personne n'est pas réceptive, parlez-en à quelqu'un d'autre. Et parlez-en jusqu'à ce que vous trouviez une personne qui vous écoute. Vous pourriez aussi essayer de communiquer avec un organisme de services liés au sida et demander à une personne-ressource de parler à votre enseignant. Ne vous découragez pas!
   
Perfectionnez vos connaissances sur les différentes collectivités et cultures à travers le monde
   
Faites du bénévolat dans votre collectivité auprès d'organismes et de groupes qui encouragent la sensibilisation par rapport au VIH/sida, la prévention et le soutien
   
Si les ressources existantes ne vous conviennent pas, trouvez des façons de mettre sur pied quelque chose de nouveau.
   
Gardez l'esprit critique face à ce que vos amis, votre famille, vos enseignants et les médias pourraient dire sur le VIH/sida. Cherchez à savoir d'où provient l'information qu'ils font circuler.
   
expressions
   
   
Soyez fiers de ce que vous êtes.
   
-Les jeunes sont les experts des questions qui touchent les jeunes. Faites-vous confiance.
   
Messages aux parents…
   
Renseignez-vous le plus possible sur le VIH/sida. .
   
Vos enfants et vous-mêmes pouvez apprendre beaucoup les uns des autres.
   
Soyez disposés à parler à vos enfants de questions qu'ils trouvent importantes, même si vous n'êtes pas à l'aise de le faire. Si vous vous croyez incapable de le faire, trouvez quelqu'un d'autre qui pourrait parler à vos enfants.
   
Le fait de ne pas parler de sexualité et du VIH/sida ne protégera pas vos enfants
   
expressions
   
Messages aux fournisseurs de services…
   
Continuez votre excellent travail!
   
Assurez-vous de faire appel à la participation des jeunes en ce qui a trait à toutes les décisions relatives à la planification et la prestation de services qui touchent les jeunes.
   
Invitez et encouragez les jeunes à faire partie de vos conseils d'administration et comités
   
Messages aux gouvernements fédéral et provinciaux …
   
expressions
   
Faites des jeunes une priorité sur le plan du financement
   
Maintenez le VIH/sida comme priorité sur le plan du financement.
   
Tenez compte des jeunes dans la recherche médicale et sociale sur le VIH/sida.
   
VIH/sida : Manifeste des travailleurs sociaux
   
Tout comme les travailleurs sociaux, nous sommes préoccupés par les répercussions du VIH/sida dans notre collectivité; nous nous appliquons à soutenir les personnes infectées et touchées par le VIH et nous soucions de leur sort. L'Association canadienne des travailleuses et travailleurs sociaux, la Fédération internationale des travailleurs sociaux et l'Association internationale des écoles de service social, avec l'aide de plusieurs personnes de toutes les régions du monde, ont rédigé un " manifeste " qui invite les travailleurs sociaux et les spécialistes en travail social à prendre des mesures pour réagir au VIH/sida.

Pour lire le manifeste en entier, reportez-vous à :
http://www.ifsw.org/Publications/4.13f.pub.html