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Fiches d’information > INFO-ACNU - Le rôle du Canada aux Nations Unies
Pendant la Seconde Guerre mondiale, les Canadiens se sont rendu compte qu'ils ne pouvaient vivre en paix que dans un monde libre, juste et sécuritaire. C'est pourquoi le Canada a soutenu l'instauration d'une organisation internationale qui aurait pour mission de créer un tel monde. Au cours du printemps de 1945, le Canada et 49 autres pays se sont réunis à San Fransisco, où ils ont négocié le libellé de la Charte des Nations Unies par laquelle ils ont fondé un nouvel organisme international chargé de préserver la paix et d'encourager le progrès social et économique dans le monde. Le Canada bénéficiait d'une position exceptionnelle à la Conférence de San Fransisco. Sur le plan militaire et démographique, il était et demeure encore un petit pays. Mais grâce à ses efforts pendant la Seconde Guerre mondiale, à son importance en tant que source de biens et de nourriture, et à sa force industrielle et financière, il a influé sur le cours des choses en 1945. La délégation canadienne présente à la Conférence de San Fransisco, sous la direction du premier ministre William Lyon Mackenzie King, a réclamé et obtenu que le Canada soit reconnu comme étant une « importante puissance moyenne », et ce fut chose acquise. Par la suite, le Canada s'est acquis la réputation d'un médiateur impartial et digne de confiance à la fois auprès des pays industrialisés et des pays en développement. Depuis, le Canada a joué un rôle de premier plan dans nombre d'organisations onusiennes clefs. L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture a été fondée à Québec, le 16 octobre 1945, événement qui sera commémoré en 1995. Des Canadiens, tels que Brock Chisholm, ont grandement participé à la création de l'Organisation mondiale de la santé, en 1948, et Adelaide Sinclair a contribué de façon considérable à la mise sur pied de l'UNICEF, la même année. Par ailleurs, Montréal a été choisie pour abriter le siège de l'Organisation de l'aviation civile internationale, qui a célébré son cinquantième anniversaire en décembre 1994. Le Canada a joué aussi des rôles d'envergure dans l'Agence internationale de l'énergie atomique. Actuellement, le Canada n'a pas de siège rotatif au Conseil de sécurité (composé de cinq membres permanents ayant le droit de veto et de dix membres non permanents), mais il a exercé une influence digne de mention quand il y a siégé, c'est-à-dire cinq fois au cours des 50 dernières années. En 1956, le Canada et les diplomates canadiens ont eu droit aux hommages du monde entier, lorsqu'ils ont proposé la première intervention d'une force onusienne de maintien de la paix pour préserver la sécurité et superviser la cessation des hostilités qui avaient éclaté entre l'Égypte, d'une part, et la Grande-Bretagne, la France et Israël, d'autre part; ces trois derniers pays avaient tenté d'empêcher l'autre de se rendre maître du canal de Suez. Le ministre canadien des Affaires étrangères de l'époque, Lester B. Pearson, a reçu le prix Nobel de la paix pour les efforts qu'il avait déployés afin de promouvoir la paix dans la région, et il est aujourd'hui considéré comme étant le père du concept du maintien de la paix. Les premiers contacts entre M. Pearson et les Nations Unies datent d'avant la crise de Suez. En tant qu'ambassadeur du Canada aux États-Unis, il avait été membre de la délégation canadienne présente à la première Conférence de San Fransisco et, en 1952, il avait été élu Président de l'Assemblée générale de l'ONU, et c'est à ce titre qu'il était intervenu pour essayer de faire cesser la Guerre de Corée. Le Canada a également assumé un rôle audacieux pour promouvoir les droits de la personne et l'aide aux réfugiés. On attribue au Canadien John Humphrey la version préliminaire de la Déclaration universelle des droits de l'homme, et il a joué un rôle capital dans l'adoption de ce texte par l'ONU. Depuis lors, le Canada s'est illustré dans la lutte contre les violations des droits de la personne et, plus récemment, en 1993, il a vigoureusement appuyé la création du poste de Haut Commissaire des Nations Unies pour les droits de l'homme. En outre, le Canada a été un grand fournisseur d'aide alimentaire et d'assistance technique agricole par le biais du Programme alimentaire mondial et de la FAO. En fait, le Canada s'est systématiquement classé au premier ou au deuxième rang des donateurs d'aide alimentaire urgente et régulière aux différentes populations victimes de la famine. Cinquante-deux ans après la création de l'ONU, le Canada continue de collaborer avec d'autres pays pour réunir le consensus nécessaire à l'adoption des mesures qui s'imposent afin de s'attaquer aux grands problèmes du monde. Copyright 1997 |