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Fiches d’information > INFO-ACNU - La crise financière à l'ONU
Malgré d'incommensurables contraintes politiques et d'énormes attentes nourries à son endroit, l'ONU réussit à influer favorablement sur la vie des peuples de toute la Terre. La grande variété des projets parrainés par les nombreux organismes de l'ONU et instances intergouvernementales atteste l'engagement qu’ont pris les membres du personnel en faveur de la paix internationale, de la justice et du développement durable pour le plus grand bien de tous les États membres. De plus en plus, cependant, les problèmes de financement limitent la capacité de l'ONU d'agir avec efficacité et à point nommé. De nombreux Canadiens pensent peut-être que l'ONU roule sur l'or et qu'elle dispose de fonds illimités, mais en fait, son budget est inférieur à celui de la Police, des Pompiers et des Services correctionnels de la Ville de New York. Il y a moins d'employés à l'ONU qu'il n'y a d’employés municipaux à Winnipeg ! Les États membres versent des fonds de fonctionnement aux Nations Unies, qui reçoivent aussi des contributions volontaires. Tous les deux ans, le Secrétaire général de l'ONU propose un budget à l'Assemblée générale en vue de le faire approuver. Pour l'année 1996-1997, le budget d l'ONU s'élevait à 2,6 milliards de dollards1. Il n'augmentera sans doute pas dans l'avenir rapproché, car la volonté politique des membres cotisants fait défaut à cet égard. La situation financière de l'ONU est précaire depuis plusieurs années, car de nombreux membres n'ont pas payé leurs quotes-parts à temps ou au complet. En date de novembre 1996, les États membres devaient à l'ONU 700 millions de dollars en tout, au titre de son budget ordinaire, et 1,8 milliard à celui du budget du maintien de la paix. Même les tribunaux internationaux établis pour traduire en justice les criminels de guerre (du Rwanda et de l'ancienne Yougoslavie) n'ont pas échappé au problème, car les arriérés à cet égard atteignaient 23,8 millions au 31 juillet 1996. Les États-Unis demeurent le plus grand débiteur de l'ONU (suivis du Japon et de la Fédération de Russie) : le 1er février 1997, ils devaient en effet à l'Organisation 1,6 milliard en contributions actuelles et en arriérés. À cette date, seulement 31 États membres avaient payé leurs quotes-parts au complet. Le Canada est fier de faire partie des quelques pays industrialisés qui règlent leur compte en entier chaque année. Comme de nombreux États négligent de payer leurs contributions, les Nations Unies devaient 700 millions de dollars à la fin de 1996 aux pays qui leur fournissent des troupes. C'est là un problème grave, car une vingtaine de pays ont récemment fait savoir que le retard mis à les dédommager de leurs efforts sur ce plan les empêche maintenant de participer aux opérations de maintien de la paix et les empêchera de le faire dans l'avenir. La quote-part demandée aux États membres est fixée en fonction de leur capacité de payer. Par exemple, la part du budget ordinaire de l’ONU incombant au Canada en 1997 est de 3,11 %, soit 44,9 millions de dollars CAN que le pays a payés en entier en janvier 1997. La part des pays en développement tels que le Burkina Faso est égale à 0,01 % du budget de l’ONU, ce qui est la contribution minimale. En outre, l’ONU demande aux États membres d’assumer une partie du coût des opérations de maintien de la paix. En 1996, le Canada a fourni 94,9 millions de dollars CAN à ce titre, ce qui correspond à peu près à sa quote-part de 3,1 %. Les contributions volontaires émanant de diverses sources, y compris les gouvernements et les particuliers, permettent à l’ONU de poursuivre bon nombre de ses activités. Une partie considérable du travail d’organismes tels que le Programme des Nations Unies pour le développement, le Programme alimentaire mondial, l’UNICEF et le Fonds des Nations Unies pour la population est financée grâce à de telles contributions |