Français



 

Plan du site

Aide

 

Copyright ©2002 UNA-Canada.
Site by SUM Incorporated

 

Bulletin LIAISON > LIAISON Volume 6, numéro 1, janvier 2002

« Retour à LIAISON Volume 6, numéro 1

Simulations de l’ONU : Une expérience incomparable
Kelly Blidook, coordonnateur des SONU pour la Colombie-Britannique

Les événements du 11 septembre sont encore frais dans nos mémoires, et d’autres crises internationales se dessinent ou font rage sur la planète. Dans ce contexte, il est plus important que jamais que les étudiantes et étudiants des niveaux secondaires et postsecondaires connaissent mieux le monde dans lequel ils vivent et les moyens par lesquels ils peuvent y jouer un rôle utile.

Les simulations de l’ONU (SONU) constituent un bon moyen de favoriser l’engagement des jeunes. Les SONU sont des activités où les étudiants et étudiantes se mettent dans la peau de véritables délégués aux comités de l’ONU et essaient de rédiger et de faire adopter des résolutions visant à régler des crises ou des conflits avec les autres membres. Les SONU sont organisées par des écoles secondaires et des universités aux quatre coins du Canada et du monde et des milliers d’étudiantes et étudiants canadiens y participent. Elles leur fournissent un moyen de s’impliquer dans leur milieu.

« Tout le monde peut apprendre les grands principes de la guerre contre la drogue ou des droits de la personne dans une classe, mais quand on s’oblige à envisager ces mêmes questions en fonction de la politique étrangère d’un autre pays, on élargit nos horizons, explique Peter Harrison, ex-coordonnateur du club des simulations de l’ONU au collège Marianopolis à Montréal. Ajoutez à cela la perspective de bâtir des consensus et de travailler avec d’autres jeunes représentant différents pays, et vous avez, d’après moi, une des activités les plus éducatives et les plus intéressantes que l’on puisse offrir à des étudiants et étudiantes. »

Lydia Di Francesco, vice-présidente aux affaires internes du club des simulations de l’ONU de l’Université d’Ottawa, fait remarquer que le rôle de délégué n’est pas une sinécure. « Chaque pays a son idéologie et ses méthodes, alors il est difficile de trouver un consensus. Le défi, c’est de convaincre les autres du bien-fondé de votre idée. » Les délégués sont censés représenter fidèlement le pays qui leur est attribué. Cet exercice peut s’avérer particulièrement difficile puisqu’il les oblige à oublier leurs propres convictions, mais c’est aussi un excellent moyen d’apprentissage. « Grâce aux recherches qu’ils doivent faire pour se préparer, les jeunes se familiarisent avec les politiques de différents pays dans le monde, explique Mme Francesco. Les simulations constituent une expérience incomparable pour les étudiantes et étudiants intéressés par les relations internationales, la politique ou l’art oratoire ou simplement curieux de connaître les rouages de l’ONU. »

En fait, les SONU peuvent s’avérer enrichissantes pour les étudiants et étudiantes dans toutes les branches. Christa Clinchy, secrétaire générale de la SONU de l’Université de la Colombie-Britannique, incite les étudiantes et étudiants en économie, en science et dans d’autres domaines à assister aux SONU. « Cette expérience nous permet de mieux comprendre comment on peut influencer l’opinion des autres », explique-t-elle, ajoutant que les compétences qu’on acquiert aux SONU sont utiles partout. Elle précise en outre que les SONU aident les délégués à comprendre les enjeux internationaux, à apprendre à parler en public, à s’initier à la diplomatie et à rédiger des résolutions.

En 2000, dans le cadre de son mandat visant à mieux faire connaître l’ONU, l’Association canadienne pour les Nations Unies a lancé un programme d’aide financière et technique pour les SONU. L’ACNU a récemment contribué à la mise sur pied d’un certain nombre de SONU et a aussi aidé des groupes d’écoles secondaires et d’universités des quatre coins du pays à participer à des SONU déjà existants.

« Les simulations de l’ONU sont un excellent moyen de développer leurs habilités à résoudre des problèmes internationaux complexes, mais aussi de faire valoir la coopération, le compromis et la communication, outils importants pour tout le monde, explique Jeronimo De Miguel, coordonnateur du programme pour l’ACNU. C’est très encourageant de voir de plus en plus d’étudiantes et étudiants au Canada s’impliquer; de cette façon, notre programme prend de l’ampleur et nous avons ainsi plus de ressources pour aider davantage lesjeunes. »

Plusieurs SONU ont lieu tout au long de l’année un peu partout au Canada. Pour en savoir plus sur le sujet ou pour savoir si une simulation aura lieu dans votre région, visitez le site www.unac.org/mun/ ou communiquez avec Jeronimo De Miguel à jeronimo@unac.org.

(N.B. : Ceci est une version adaptée d’un article rédigé à l’intention du milieu des presses universitaires.)