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Bulletin LIAISON > LIAISON Volume 3, numéro 5, septembre 1999
La Journée des Nations Unies: Quel est le mot d’ordre cette année? Lentement mais sûrement, les pénuries de fonds ont eu des répercussions sur l’avenir de l’ONU depuis sa création, en 1945. Sa crise financière actuelle n’a rien de nouveau. Avec des dettes qui dépassent 2,6 milliards de dollars, les Nations Unies restent en crise. En plus des États-Unis qui tardent à payer leur quote-part à l’ONU, plusieurs autres États, dont l’Allemagne, le Danemark et le Japon, ont réduit dernièrement leurs contributions au Programme des Nations Unies pour le développement, et d’autres ont décidé d’investir moins dans les urgences humanitaires qui surviennent dans plusieurs pays africains et ailleurs. Le pays le plus puissant du monde doit encore 1,6 milliard de dollars aux Nations Unies. À la fin du mois de juin, le Sénat américain a voté à une large majorité le remboursement de 916 millions de dollars de la dette des États-Unis envers les Nations Unies, à condition d’obtenir une réduction de 5 p. 100 de la part américaine sur le budget ordinaire et une réduction de 6 p. 100 des quote-parts dans les opérations de maintien de la paix. Est-ce que cela sera acceptable pour les États membres? Malheureusement, il semble à ce stade que trop de membres de la Chambre des représentants des États-Unis ne soient pas disposés à régler les arriérés parce qu’à leurs yeux, cet argent serait gaspillé par une bureaucratie coûteuse qui paralyse le système onusien. En plus du fait que cette organisation internationale est un instrument important pour la politique étrangère américaine, ces atermoiements démontrent, en un sens, une perte d’intérêt et de confiance de la part de notre voisin en ce que les Nations Unies peuvent accomplir. Que peut-on fait d’autre pour résoudre le problème de la crise financière des Nations Unies? Est-ce qu’une taxe mondiale modique sur laquelle la communauté internationale pourrait s’entendre serait acceptée par la population mondiale, et est-ce qu’elle arrangerait les choses? Cette année, les manifestations organisées à la veille de la Journée des Nations Unies se déroulent sous les auspices du Forum du millénaire des ONG. Dans le cadre de leur “mobilisation du millénaire”, qui est présentée comme une journée mondiale d’éducation et d’action, il réclame le paiement intégral, inconditionnel et en temps opportun de toutes les quote-parts des Nations Unies, conformément à la Charte de l’ONU, et il encourage les pays du monde entier à élever le ton afin que l’on atténue la crise financière de l’ONU. Certains continueront leur manifestation silencieuse aux bougies. D’autres organiseront probablement des assemblées publiques, transmettront des messages à des agents publics, adresseront à la presse des lettres exprimant leur inquiétude, feront des activités dans des écoles ou prépareront d’autres manifestations visant à réunir les gens localement pour les sensibiliser et obtenir leur soutien à l’ONU. Pour la troisième année, une manifestation silencieuse aux bougies sera organisée conjointement par le Mouvement canadien pour une fédération mondiale et l’ACNU. Elle aura lieu la veille de la Journée des Nations Unies, le 23 octobre, à Ottawa. D’autres activités seront organisées dans tout le pays afin de mettre en lumière les principaux enjeux de cette journée. Contribuez à concrétiser l’espoir d’un monde meilleur en démontrant votre soutien à cette organisation internationale des plus importantes. Communiquez soit avec l’ACNU [(613) 232-5751, x227] ou avec le Mouvement canadien pour une fédération mondiale [(613) 232-0647] afin d’établir des liens locaux au Canada. Pour de plus amples renseignements sur les activités mondiales organisées par la Mobilisation du millénaire et pour toute question relative à ces manifestations, vous pouvez communiquer avec le Global Policy Forum et visiter son site Web à : Téléphone : (212) 557-3161 Vous pouvez aussi faire part des activités que vous organisez à l’occasion de la Journée des Nations Unies aux adresses électroniques suivantes: gpf3@globalpolicy.org ; info@unac.org
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