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Bulletin LIAISON > LIAISON Volume 3, numéro 4, juillet 1999
AGA 1999 : quel est le rôle du Canada à l'ONU? Enveloppés par la chaude hospitalité de l'Ouest, les délégués et déléguées se sont rassemblés à Edmonton la fin de semaine du 11 au 13 juin pour la 53e Assemblée générale annuelle de l'ACNU. La Section d'Edmonton a vu avec efficacité à la logistique avec l'Université de l'Alberta et a organisé une merveilleuse soirée-rencontre à Old Fort Edmonton. Toutes les sections étaient représentées sauf une. La fin de semaine a compris deux sessions de débat sur les questions administratives et internes, ainsi qu’un séminaire et des allocutions par des conférenciers externes qui nous ont entretenus notamment du programme d’action du Canada en matière de sécurité humaine. Les séances de «cuisine» sont essentielles à la croissance et à l’épanouissement de l’Association. Les séances sur les questions de fonds ont permis aux membres de débattre de l’actualité internationale, entre eux et avec des représentants importants du gouvernement et de la collectivité. Mises ensemble, toutes ces activités favorisent la solidarité et la motivation pour les personnes qui ont pu se rendre à ce rassemblement annuel. En tant que nouveau membre du Conseil de sécurité (1999-2000), le Canada s’est engagé à promouvoir un concept élargi de sécurité humaine. On a profité de l’AGA pour discuter longuement de ce concept et de ses chances de succès. Nous avons eux la chance à cet effet d’entendre l’opinion de plusieurs personnes compétentes en la matière. L’ambassadeur Michel Duval, représentant permanent adjoint du Canada aux Nations Unies, a lancé le débat avec sa conférence intitulée Canada on the Security Council: After 162 days. Il a rappelé que pendant que la presse s’intéressait presque uniquement à la crise du Kosovo, le Conseil a été appelé à étudier et à traiter 23 crises depuis janvier. L’appartenance au Conseil s’avère un défi de taille comme prévu. Il a souligné que même si la délégation canadienne défend activement les valeurs et intérêts du pays auprès du Conseil pendant son mandat, le Conseil de sécurité n’est pas une institution ouverte aux changements révolutionnaires et il ne faut pas se faire d’illusions sur la possibilité d’introduire des réformes en profondeur. Une évolution, toutefois, demeure possible. A suivi un panel pendant lequel nous avons entendu Patricia Lortie, directrice générale du Bureau des organisations internationales au MAECI, qui nous a fait part à son tour de ses réflexions sur les défis et perspectives que représente pour le Canada l’appartenance au Conseil; Andy Knight, professeur agrégé en études politiques à l’Université d’Alberta, qui a parlé du concept de « puissance souple » et de son utilité pour des puissances intermédiaires comme le Canada; et enfin, Satya Das, chroniqueur et auteur spécialisé en affaires internationales à l’Edmonton Journal, qui a qui a traité de l’aide humanitaire, des droits de la personne et du développement d’un état d’esprit qui faciliterait l’épanouissement d’une culture pacifiste. Ces communications ont ensuite donné lieu à des échanges animés pendant lesquels on a pu observer notamment tout l’intérêt suscité par la situation du Kosovo et de la Yougoslavie ainsi que les différences d’opinion à ce sujet. Dans la soirée, une communication de l’honorable David Kilgour, secrétaire d’État pour l’Amérique latine et l’Afrique, a attiré l’attention de l’assemblée sur les relations entre le Canada et ces deux grandes régions de la planète. Le conférencier a parlé du rapport entre le commerce et l’aide internationale et de l’évolution de ces deux domaines, ainsi que de leur lien avec le développement, et de l’équilibre entre les engagements bilatéraux et multilatéraux et l’exécution des programmes. À la fin du colloque et des discussions de fond, l’Assemblée a procédé aux dernières formalités officielles. La présidente sortante, Muriel Smith, a reçu une édition à tirage limité comme gage d’appréciation de son dévouement pour l’Association. On a aussi remercié les autres membres du Conseil dont le mandat avait touché son terme (Michael Oliver, Gulzar Samji et Paul Gagner). Geoffrey Pearson a remercié nos hôtes d’Edmonton et clôturé l’assemblée à titre de nouveau président national. On peut lire le discours de l’ambassadeur Michel Duval au site web de l’ACNU :
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