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Bulletin LIAISON > LIAISON Volume 3, numéro 1, janvier 1999

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Droits de la personne et valeurs humaines : à la défense du désarmement
Résumé du discours prononcé par Geoffrey Pearson en novembre 1998 à Edmonton

Dans la conférence qu’il a prononcée à Edmonton à la fin de novembre 1998, Geoffrey Pearson, vice-président de l’ACNU, s’est attardé au lien intrinsèque entre droits de la personne et désarmement, deux domaines pourtant traités séparément par les Nations Unies.

M. Pearson a fait remarquer que " […] si la Déclaration universelle des droits de l’homme parle de "relations amicales entre les nations" et du "droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne", elle ne dit rien sur le désarmement ". Aussi a-t-on bien du mal à obtenir une coopération sans faille de la part de tous les États membres, malgré l’existence de conventions sur le contrôle ou l’interdiction des armes classiques. Or, la plupart des conflits armés de notre décennie ont pris la forme d’une guerre civile et touchent donc des êtres humains directement. C’est ainsi, pour M. Pearson, que " […] le lien entre désarmement et droits de l’homme devient manifeste ".

Le secrétaire général a déjà indiqué que les petites armes et les armes légères sont les instruments de la violence dans de nombreux conflits. M. Pearson ajoute que les États devraient respecter le principe de la sécurité collective en mettant le contrôle des armes et l’usage de la force en tête de leur liste de priorités dans leurs discussions et leurs résolutions.

Il existe déjà des efforts visant à obtenir un consensus mondial sur le contrôle et la réduction des échanges d’armes illicites. Le Canada, avec d’autres gouvernements, travaille d’ailleurs actuellement à l’élaboration d’une " convention mondiale interdisant le transfert international de petites armes militaires à des acteurs non étatiques ". Soixante organisations non gouvernementales (ONG) ont décidé de soutenir l’action des gouvernements en cette matière en mettant sur pied un réseau international au sujet duquel Geoffrey Pearson se montre optimiste : " C’est probablement la force et l’efficacité de ce réseau qui déterminera, en définitive, le rythme auquel le désarmement deviendra partie intégrante des mesures visant à faire de la Déclaration universelle "l’idéal commun à atteindre par tous les peuples" ".