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Bulletin LIAISON > LIAISON Volume 3, numéro 1, janvier 1999
Le cinquantenaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme: bilan La Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH) a aujourd’hui cinquante ans. C’est en effet en 1948, lors d’une réunion de l’Assemblée générale à Paris, que 48 pays, dont le Canada, ont adopté la Déclaration universelle des droits de l’homme, devenue dès lors l’" âme " des Nations Unies. Depuis un an, nous avons eu la chance de prendre du recul pour se demander quelles avaient été les retombées de la Déclaration et son importance dans notre vie. Plusieurs membres actifs de l’ACNU, aux quatre coins du Canada, ont saisi cette occasion unique de faire valoir l’importance des droits de la personne dans leur milieu. Au siège social, je fus une des nombreuses personnes qui ont travaillé au Projet des droits de la personne pour souligner ce jalon important. Ce projet a pris naissance au siège social en 1996, lorsque l’hon. Walter McLean et Peter Globensky, à la suite d’une tournée canadienne, ont déposé un rapport intitulé Des promesses à tenir qui énumérait des moyens par lesquels les ONG, les organes gouvernementaux, les écoles, les groupes communautaires et les individus pouvaient contribuer à la célébration du cinquantenaire. Ce travail avait d’ailleurs ouvert des voies de communication avec quelque 350 organisations et individus intéressés aux droits de la personne partout au Canada. Le ministère du Patrimoine canadien, principal commanditaire dans cette affaire, voyant les avantages de cette situation, a estimé que l’ACNU était l’organisme le mieux placé pour jouer le rôle de grand coordonnateur du cinquantenaire. Dans la foulée, il mandatait l’ACNU pour rédiger un guide de ressources sur les droits de la personne pour les écoles, ce qui donnera le Guide d’action : ressources pédagogiques sur les droits de la personne pour les écoles secondaires. On a donc commencé par envoyer à toutes les personnes ayant participé à la consultation menée par Walter et Peter des formulaires de participation, des fiches d’information et un petit rappel des " promesses " formulées. Ayant reçu une réponse très positive, nous avons pu créer une page web d’information ainsi qu’un calendrier national des activités diffusé par Internet. Il s’agissait ensuite de faire le Guide d’action. Le but de ce guide était d’encourager les élèves et les professeurs à promouvoir activement les droits de la personne dans leur école et dans leur milieu. Environ 5 000 exemplaires ont été imprimés, dont 3 000 ont été envoyés aux écoles secondaires et cégeps partout au Canada. Il me restait enfin à dresser une liste d’intervenants provenant de différents milieux et intéressées à se rendre en divers endroits pour parler des droits de la personne. L’année qui s’achève a été importante pour les droits de la personne. Non seulement était-ce l’occasion de souligner le cinquantenaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme, mais c’était aussi le début d’une nouvelle ère. Tout au long de cette année, on a vu la définition de " droits de l’homme " s’élargir au point de remettre en cause le pouvoir que l’on peut exercer dans un État souverain. Prenons l’exemple de Pinochet à Londres. La Chambre des lords a envoyé un message sans équivoque aux autres pays du monde : " On ne peut plus bafouer les droits de la personne et s’en sortir impunément! " Espérons que ce message trouvera des échos! Si une vérité fondamentale nous a été rappelée au cours de cette année, c’est bien celle-ci : si nous ne nous préoccupons pas des droits de la personne, nous n’arriverons jamais à inciter nos gouvernements à le faire. S’il y a une chose à retenir de l’année du cinquantenaire, c’est bien qu’il reste encore du pain sur la planche… et qu’il faut mettre la main à la pâte! On ne peut pas souligner le cinquantième anniversaire de la Déclaration indéfiniment, mais on peut – et on doit – continuer de faire valoir les principes qui y sont inscrits.
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