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Bulletin LIAISON > LIAISON Volume 2, numéro 6, novembre 1998
Action Mines Canada ne lâche pas prise Action Mines Canada (AMC) doit se donner une stratégie au pied levé face aux sollicitations qu’elle reçoit de la part de plusieurs ministères. Toujours prudent à l’égard de toute collaboration avec le gouvernement, AMC a tout de même décidé d’étudier la possibilité d’accepter l’offre de siéger avec l’ACDI, le MAECI, le MDN et le secteur privé pour examiner les propositions donnant suite au traité d’interdiction des mines. Cette question épineuse n’est pas sans susciter un vif débat au sein de l’organisme. Le 26 octobre, AMC a présenté son point de vue à un groupe d’entreprises intéressées par les subventions de recherche-développement venant du Fonds des mines terrestres. Le Canadian Centre for Mine Action Technology (CCMAT) a reçu 17 millions de dollars (alors que les projets dirigés par l’ACDI n’ont eu droit qu’à une fraction de ce montant). La présentation d’AMC n’a pas plu à tout le monde, mais les représentants du domaine militaire, industriel et diplomatique ont fait des déclarations fermes en faveur de dépenses intelligentes pour une technologie appropriée. Le Mines Advisory Group, Norwegian People’s Aid, Halo Trust et d’autres groupes se sont plaints de l’insuffisance du financement accordé au déminage. Action Mines Canada s’était objecté dès le départ au morcellement du fonds de 100 millions du gouvernement canadien entre des ministères ayant chacun ses priorités et ses obligations. Comme le fait remarquer la coalition, l’action contre les mines consiste à intégrer les capacités dans un cadre de développement, et non de répartir les fonds entre le MDN et l’entreprise pour la technologie, l’ACDI pour le déminage et le MAECI pour la ratification. Au colloque du CCMAT, AMC a insisté sur la nécessité de se concentrer sur la dimension du développement. AMC appuie les principes de développement de la Campagne internationale pour interdire les mines antipersonnel décrits dans ce qu’on appelle maintenant les « lignes directrices de Bad Honnef », d’après le nom de la ville d’Allemagne où elles ont été formulées. Fin novembre l’an dernier, trois organismes humanitaires de déminage et de développement (Mines Advisory Group, Norwegian People’s Aid et Handicap International) ont formulé un ensemble de principes que la Campagne internationale, y compris Action Mines Canada, a adoptés. Ces principes concordent parfaitement avec les lignes directrices de Bad Honnef. Elles reconnaissent en fait la nécessité d’analyser objectivement les besoins des collectivités touchées, de faire preuve de sensibilité culturelle, d’assurer correctement la sécurité des personnes affectées au déminage et de trouver de nouvelles méthodes et techniques de déminage. Version intégrale du texte Action Mines Canada ne lâche pas prise de Robin Collins
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