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Bulletin LIAISON > LIAISON Volume 2, numéro 5, septembre 1998

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Troisième Vigile mondiale pour les Nations Unies
Par Trudy Goldenberg, Bénévole

Le 23 octobre à 19 h 30, les Canadiens auront l’occasion d’exprimer leur intérêt pour l’avenir de l’humanité. Des vigiles publiques à la chandelle organisées par l’ACNU et le Mouvement canadien pour une fédération mondiale auront lieu devant l’ambassade états-unienne et d’autres édifices gouvernementaux. Ce sera la troisième manifestation mondiale annuelle du genre tenue pour dénoncer les manquements des États débiteurs de l’ONU.

Pour la troisième fois, les vigiles attireront l’attention sur la situation financière la plus précaire que l’ONU ait connue depuis sa création. Pendant que l’Organisation a du mal à se tenir la tête hors de l’eau, elle a des créances de 2,5 milliards de dollars. Les États-Unis à eux seuls leur doivent 1,5 milliard, ce qui en fait le premier État débiteur. Or, le budget annuel de l’ONU ne coûte aux États-Unis que 0,5 pour 100 de son budget militaire. En fait, la quote-part de ce pays se monte à beaucoup moins qu’un seul bombardier B2.

Les États-Unis ne sont pas les seuls en défaut. La République russe, l’Ukraine et le Brésil sont aussi du nombre. Parmi les retardataires figurent le Japon, l’Allemagne et la Grande-Bretagne. Le non-paiement ou le paiement retardé de la quote-part sont des manquements aux obligations contractées par traité envers l’ONU, donc des infractions au droit international.

Les arriérés et les manques à gagner poussent l’ONU au bord du gouffre. L’organisme a dû prélever des sommes dans son fonds de maintien de la paix pour payer ses dépenses courantes. Ainsi, l’ONU a du mal à rembourser les pays qui fournissent des troupes et de l’équipement pour le maintien de la paix. Cette situation intenable compromet l’action de l’ONU.

Les conséquences à long terme de cette panne de liquidités pour l’ONU sont graves. À l’heure où la mondialisation économique exacerbent à un rythme effréné les problèmes d’environnement, de travail, etc., il est déloyal de prendre l’ONU en otage. On a besoin aujourd’hui plus que jamais d’une ONU vigoureuse et compétente pour œuvrer au respect des droits de la personne, à la sécurité alimentaire, à la paix et au désarmement à l’échelle planétaire.

La Troisième Vigile mondiale, tenue la veille de la Journée de l’ONU, est un moyen efficace pour les citoyens et citoyennes ordinaires de dénoncer la mollesse des gouvernements face à leurs engagements envers l’ONU. Comme lors des deux dernières années, les populations de plus de 45 villes prendront part à l’événement. Les citoyennes et citoyens de New York, de Tokyo, de Bombay, de Penang, de Santo Domingo et de beaucoup d’autres villes se rassembleront à la tombée de la nuit près des ambassades, consulats et autres édifices gouvernementaux des États-Unis. Cette année, les Canadiens et Canadiennes peuvent se faire entendre d’une voix ferme aux médias, à leur milieu immédiat et aux politiciennes et politiciens grâce aux vigiles à la chandelle d’Ottawa et de Yellowknife.

Pour en savoir plus sur la Troisième vigile mondiale pour les Nations Unies, appeler Elliott Spagat, à l’ACNU, au (613) 232-5751, poste 227 ou le Mouvement canadien pour une fédération mondiale, au (613) 232-0647. Pour tout renseignement sur cette manifestation et sur d’autres événements, voir www.unac.org (ACNU) ou www.web.net/~wfacnat/wfc.html (MCFM).