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Bulletin LIAISON > LIAISON Volume 2, numéro 5, septembre 1998
Le projet « La société civile et les Nations Unies » Au milieu du mois d’août, l’ACNU recevait une subvention de la Charles Stewart Mott Foundation de Flint (Michigan), au montant de 100 000 $US, pour la deuxième phase d’un projet d’étude sur " la société civile et les Nations Unies ". Inspiré par les nombreuses mentions du rôle de la société civile que l’on trouve dans le rapport sur la " Voie 2 " de la réforme de l’ONU signé par Kofi Annan et Maurice Strong, et considéré comme un travail préparatoire pour au moins deux conférences mondiales, ce projet est le premier de cette envergure et de ce niveau intellectuel pour l’ACNU. Mais d’abord, qu’est-ce que " la société civile "? Dans notre étude de faisabilité (financée par Mott à hauteur de 30 000 $ et terminée l’an dernier), la société civile est définie comme étant le " tiers secteur ", les premier et deuxième secteurs étant constitués respectivement par le gouvernement et les entreprises. Sont donc visés ici les organisations non gouvernementales, les associations commerciales, les organisations commerciales et professionnelles, les institutions religieuses, les universités et instituts de recherche, les organismes de mobilisation populaire et les groupes bénévoles. Son rôle par rapport aux Nations Unies, prévu dans le Préambule (" Nous, peuples… ") et à l’article 77 de la Charte, s’est étendu au cours des dernières années, surtout grâce à la participation directe ou parallèle de la société civile aux mégaconférences de l’ONU. Le rapport Annan-Strong plaide pour une interaction encore plus importante et permanente. L’étude de l’ACNU donnera naissance à un livre de 250 pages, en douze chapitres, où l’on décrira l’histoire des relations entre l’ONU et la société civile tout en formulant des recommandations pour l’avenir. Une des deux conférences en cours de préparation s’appelle la " Conférence mondiale de la société civile " et se tiendra probablement à Montréal au milieu de novembre 1999. L’autre (également mentionnée dans le rapport sur la Voie 2 de la réforme) sera une " Assemblée des peuples du millénaire " et se tiendra à New York en mai ou juin 2000. Un comité consultatif s’est réuni pour discuter de ce projet en avril et en juin cette année et pour aider le directeur général de l’ACNU, Harry Qualman, et le directeur du projet, Angus Archer, à engager une équipe de trois rédacteurs et quatre auteurs pour préparer le livre. John Foster (University of Saskatchewan Law School) sera directeur de la rédaction. Le document doit être présenté à l’éditeur en mai 1999 et être publié en septembre 1999. Angus Archer 31 août 1998
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