![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() |
![]() |
| |
Bulletin LIAISON > LIAISON Volume 2, numéro 4, juillet 1998
La participation des jeunes au développement humain Puisqu’ils composent 18 p. 100 de la population de la Terre, les jeunes devraient être partie prenant à toutes les actions mondiales destinées à faire avancer le développement de l’humanité. En 1995, l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté le Programme d’action mondial pour la jeunesse à l’horizon 2000 et au-delà (PAMJ). Le plan d’action « offre un cadre d’action et des lignes directrices pratiques pour une action nationale et un support international afin d’améliorer la situation des jeunes ». Ce programme a été élaboré pour les 1,03 milliard de jeunes du monde entier (soit, selon l’ONU, les personnes de 15 à 24 ans). Le Programme couvre les dix thèmes suivants en lien avec la jeunesse : éducation, emploi, faim et pauvreté, santé, environnement, abus de drogue, délinquance juvénile, loisirs, situation des filles et des jeunes femmes, et participation efficace des jeunes à la vie de la société et à la prise de décisions. Le PAMJ n’est pas le seul outil de l’ONU pour mieux faire connaître la situation des des jeunes du monde entier. En 1989, l’Assemblée générale jeunes et d’étudiants du monde entier de rencontrer des représentants du système onusien. Renforcer les liens existants, améliorer les canaux actuels de communication et faciliter une coopération future sont les trois objectifs principaux du prochain Forum. Les délégués élaboreront une série de propositions et de recommandations sur la façon d’incorporer de manière plus concrète les questions, les politiques et la participation des jeunes au travail de l’ONU et aux politiques et décisions des gouvernements nationaux. « La participation et la situation des jeunes femmes et jeunes hommes doivent être au centre des efforts mondiaux pour un développement durable. » (Troisième session du Forum mondial de la jeunesse.) Le rapport final du Forum mondial de la jeunesse sera présenté aux représentants du gouvernement à l’occasion de la Conférence mondiale des ministres de la Jeunesse qui se tiendra une semaine après le Forum de la jeunesse, soit du 8 au 12 août, à Lisbonne au Portugal. Ce sera la première fois que les représentants des gouvernements du monde entier pourront discuter, au niveau international, des questions portant sur la jeunesse. L’honorable Pierre Pettigrew, ministre du Développement des ressources humaines et l’honorable Ethel Blondin-Andrew, secrétaire d’État pour l’enfance et la jeunesse, représenteront le gouvernement canadien et les 4,1 millions de jeunes Canadiens et Canadiennes. En réponse à cette nouvelle préoccupation mondiale axée sur les jeunes, Ottawa a démontré sa volonté de renforcer les alliances entre les organisations jeunesse du pays. Au début du mois de juin, l’Entraide universitaire mondiale du Canada (EUMC), en collaboration avec Développement des ressources humaines Canada, a tenu une consultation avec les ONG jeunesse du Canada. Cette consultation visait à mieux préparer la délégation canadienne à la Conférence de Lisbonne et à donner à Ottawa un aperçu des priorités et des inquiétudes des jeunes Canadiens et Canadiennes. Les participants du Youth Café Jeunesse de l’EUMC ont élaboré des recommandations portant sur les politiques fédérales dans trois domaines : éducation, emploi et santé. On a notamment souligné le fait que le Canada ne possède aucun mécanisme ou organisme permanent favorisant la participation régulière des jeunes aux grands débats publics. Par conséquent, il a été fortement recommandé de mettre sur pied un conseil jeunesse national qui offrirait une structure permanente et durable permettant aux jeunes d’exprimer leur point de vue, de proposer des politiques et de participer aux travaux du gouvernement du Canada. À une époque où le gouvernement fédéral met de plus en plus l’accent sur la participation de la société civile à son processus de prise de décision et d’élaboration de politiques, on surveillera avec intérêt le poids que le gouvernement accordera à ces recommandations le mois prochain au Portugal, et surtout par la suite. La création d’un conseil jeunesse national serait un début. Mais un jour, la voix des jeunes Canadiens et Canadiennes devra être entendue non seulement pour les " questions jeunesses ", mais pour toutes les questions. Tara Collins, directrice jeunesse de l’ACNU, assistera au Forum mondial de la jeunesse et, à titre de membre de la délégation canadienne, à la Conférence mondiale des ministres de la Jeunesse au Portugal. Elle a assisté au Youth Café Jeunesse et est l’une des deux personnes choisies par un comité indépendant pour se rendre au Portugal.
|