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Bulletin LIAISON > LIAISON Volume 1, numéro 4, juillet 1997

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Le haut-commissaire sri-lankais préside une cérémonie d'inauguration à la Fête du Canada

Ottawa – Le 1er juillet 1997, le haut-commissaire sri-lankais au Canada, M. Ananda C. Goonasekera, inaugurera le " Projet sri-lankais de démonstration d’écoagriculture et de jardinage urbain " lors d’une cérémonie qui se tiendra au Musée de l’agriculture à la Fête du Canada.

Lancé à titre d’initiative locale dans le cadre de la campagne " À manger pour tous " du Sommet mondial de l’alimentation, ce projet montre comment les Canadiens pourraient profiter de certaines pratiques agricoles des autres pays. Ainsi, les techniques sri-lankaises mises en démonstration permettent de tirer divers produits de la terre sans épuiser les ressources naturelles et collectives.

En effet, écartant les pesticides et engrais chimiques, la méthode sri-lankaise préconise l’utilisation d’extraits de plantes pour repousser les animaux et insectes indésirables et d’engrais naturels pour enrichir le sol.

L’huile de margousier et les tagètes (œillets d’Inde) permettent d’éloigner les insectes, tandis que des phéromones artificielles attirent les insectes bénéfiques tels que la coccinelle et la guêpe, prédatrices de certains insectes nuisibles. Des pièges à eau de couleur jaune attirent d’autres insectes; on y verse de petites quantités de détergent afin de réduire la tension superficielle de l’eau, ce qui fait que l’insecte qui s’y pose s’y noie. D’autres insectes sont attirés par des pièges adhésifs et des pièges lumineux de couleur brillante.

La préparation de la terre commence par une stérilisation solaire qui permet d’éviter l’utilisation du bromométhane, dommageable pour l’environnement. La méthode consiste à bien mouiller la terre et à la recouvrir d’une feuille de plastique transparent afin que les rayons du soleil détruisent les bactéries et champignons ennemis des racines. Toujours avant de semer, on épand ensuite un engrais naturel qui enrichit la terre. Pour inhiber la croissance de mauvaises herbes, on étend enfin de la paille. En plus de protéger les cultures des plantes indésirables, la paille tient le sol humide et, à terme, se décompose en nouveaux éléments nutritifs précieux.

On récoltera ainsi des aubergines, des tomates, des piments forts, des radis, des épinards, des fèves, des kangkungs (légume traditionnel sri-lankais) et des okras.

Le Jardin sri-lankais est une initiative de l’Association canadienne pour les Nations Unies (ACNU) et de M. Priyantha Wijeweera, spécialiste en sécurité alimentaire au Réseau mondial de la sécurité alimentaire de l’ACNU. Le Musée de l’agriculture fournit une parcelle de terre pour le projet, celui-ci étant financé par le CRDI.