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Bulletin LIAISON > LIAISON Volume 1, numéro 2, mars 1997
Profil canadien : Maurice Strong Peu de gens sauraient surmonter les obstacles soulevés par la réforme de l’ONU (et surtout le faire pour 1 $ par année) mieux que Maurice Strong, six fois sous-secrétaire général, qui est entré au service du secrétariat de l’ONU en 1947, à l’âge de 18 ans. Strong a joué son premier rôle important à l’ONU en 1972, lorsqu’il a organisé et présidé la Conférence sur l’environnement humain, à Stockholm, en Suède. Au fort scepticisme international qui régnait quant aux chances de progrès sur le plan de la protection de l’environnement, Strong a opposé un dynamisme et un leadership qui ont largement contribué au succès de la Conférence. Strong est ensuite devenu le premier directeur général du Programme des Nations Unies sur l’environnement, coordonnateur exécutif du Bureau de l’ONU des interventions d’urgence pendant les efforts de soulagement de la famine qui régnait en Afrique en 1984-1986 et secrétaire général de la Conférence de l’ONU sur l’environnement et le développement, tenue à Rio en 1992. Parmi ses rôles plus récents, mentionnons celui de conseiller du président de la Banque mondiale et conseiller à temps partiel de Boutros-Ghali (également dans le cadre de la réforme de l’ONU). Originaire d’Oak Lake, au Manitoba, Maurice Strong a participé avec autant de vigueur et d’énergie à la vie publique canadienne. Membre du Conseil privé de la Reine, décoré de l’Ordre du Canada (en 1976) et de la médaille Pearson de la paix (en 1989) et récipiendaire de 27 diplômes honorifiques (lui qui n’a aucune formation universitaire officielle), Strong a occupé un grand nombre de postes de haut niveau, tant dans le secteur public que privé. Il fut aussi président de l’Agence canadienne de développement international (ACDI), président général et président du conseil d’administration du Centre de recherches et de développement international (CRDI) et de Petro-Canada et, récemment, président-directeur général d’Hydro-Ontario. Sur la scène internationale, il a été président de la Fédération mondiale des Associations des Nations Unies (FMANU) et siégé comme membre de la Commission mondiale sur l’environnement et le développement ainsi que comme président de l’Union internationale pour la conservation de la nature et des ressources naturelles. Il est actuellement président du Conseil de la Terre, coalition internationale qui assure le lien entre les gouvernements, les organismes non gouvernementaux (ONG), le secteur privé et les individus dans leur recherche d’un nouvelles voies de développement.
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