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Rapports annuels > Rapports annuels 1998 Message de la présidente Voici la dernière fois que je m’adresse à vous en tant que présidente de l’ACNU, car mon mandat prend fin en juin. Je continuerai cependant de prendre une part active aux travaux du Conseil à titre de présidente sortante. Je tiens à prendre le temps de dire à quel point je suis heureuse des progrès accomplis par notre association en trois ans et d’exprimer ma profonde gratitude à toutes les personnes qui ont contribué à ce cheminement. Il est des plus gratifiants de voir l’appui des citoyens et citoyennes du Canada s’affermir envers nous d’année en année. En trois ans, notre budget a augmenté de près de 50 %. Notre embryon de site web est devenu un instrument de premier plan qui sert à des milliers de Canadiens et Canadiennes, sans compter les personnes qui le consultent ailleurs dans le monde. Nos programmes sont de plus en plus importants et nous avons resserré les liens entre le siège social et les sections locales de partout au Canada pour travailler main dans la main à bâtir l’avenir. Mon plus grand regret? Que la situation de l’ONU demeure pour sa part si précaire. Quand on voit les États-Unis et d’autres pays suspendre le versement de leur quote-part à l’ONU, et l’ONU avoir tant de mal à se tailler une place dans cette terrible crise du Kosovo, on peut craindre que l’ONU devienne un organisme de seconde zone, ou même disparaisse. On ne peut pas laisser faire cela! Il faut continuer à travailler pour non seulement soutenir l’ONU, mais l’améliorer et en faire une force dynamique, capable de prendre en mains les crises potentielles comme les défis nouveaux qui se posent à l’humanité du nouveau millénaire. Plus que jamais, nous avons besoin de l’ONU. La nécessité de faire connaître l’importance de l’ONU au public saute aux yeux. À pied d’œuvre devant cette tâche colossale, il nous faut trouver de nouvelles sources de revenus et de nouvelles alliances pour continuer d’améliorer et de développer nos programmes et notre efficacité. Il est ironique que la fin de la Guerre froide ait sonné le déclenchement de conflits régionaux qui paraissent inextricables et s’avèrent mortels pour tant de personnes. Même la force militaire ne semble parfois d’aucun secours. Il est évident que l’on a besoin d’une organisation internationale efficace pour régler ces questions. Il est de notre devoir – pour nous et pour nos enfants – de mettre la main à la pâte pour veiller à ce que l’ONU soit un acteur efficace de la scène mondiale pendant le nouveau millénaire. L’ACNU a du pain sur la planche pour les prochaines années; il faut continuer de bâtir un organisme qui soit solide au niveau de la base grâce à ses sections et à ses groupes locaux, qui soit efficace sur la scène nationale, et qui continue de faire valoir les droits de la personne, le maintien de la paix et le développement équitable et durable tels que les préconise l’ONU. Je suis fière de ce que nous avons fait en trois ans et c’est avec enthousiasme que je m’apprête à prendre le poste de présidente sortante pour continuer de travailler, pour tous les Canadiens et Canadiennes, à la poursuite du développement de notre association pour les années à venir. |