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Bulletin LIAISON > LIAISON Volume 3, numéro 2, mars 1999
Le projet « La société civile et les Nations Unies » de l’ACNU Tout a commencé à une réunion de CIVICUS tenue à Toronto en juin 1996, lorsque Angus Archer, directeur du développement à l’ACNU, a rencontré Bill White, président de la Charles Stewart Mott Foundation, fondation dont le siège est situé à Flint au Michigan. En 1997, l’ACNU bénéficiait d’une subvention de 30 000 $US pour examiner la « faisabilité » d’une étude portant sur les relations entre la société civile et le réseau de l’ONU. Nous avons décidé de donner au terme « société civile » le sens de « tiers secteur » – les deux premiers secteurs étant l’administration publique et l’entreprise – en ajoutant à ce groupe les grandes organisations collectives (comme les coopératives et les syndicats) et les associations commerciales et professionnelles ainsi que ce que l’on appelle aujourd’hui les organisations non gouvernementales (ONG). On ne s’étonnera pas d’apprendre que l’étude de faisabilité s’est conclue par une recommandation visant l’exécution d’une étude complète (et la rédaction d’un livre de 250 pages) qui servira aux multiples conférences mondiales qui se tiendront sur la question à la fin de 1999 et en 2000. Une deuxième proposition envoyée à la Mott Foundation fin 1997 se traduisait par un nouvel octroi de 100 000 $US en avril 1998. Un autre événement important s’est ajouté au dossier en 1998. Un comité directeur de représentants et représentantes d’ONG mis sur pied par l’Université des Nations Unies à Tokyo a accepté de tenir une conférence mondiale sur la société civile à Montréal du 8 au 11 décembre 1999, à l’invitation du Canada (plus précisément de l’ACDI et du ministère des Relations internationales du gouvernement du Québec). À cette occasion, quelque 500 représentants et représentantes d’organismes de la société civile (au moins un ou une de chaque État membre de l’ONU) seront conviés à l’hôtel Sheraton de Montréal pour discuter de la création de partenariats pour une saine gestion mondiale. Le livre dont nous avons fait mention plus haut sera un document de réflexion important pour cette conférence et pour l’Assemblée des peuples du millénaire qui aura lieu à New York en août 2000.
Trois personnalités reconnues et représentatives de la société civile et de l’ONU ont accepté d’éclairer le projet : John Foster, du College of Law de la University of Saskatchewan, Michael McCoy, autrefois attaché au Service de liaison non gouvernemental des Nations Unies à New York, et Anita Anand, du Women’s Press Service à New Delhi. Ces personnes travailleront avec une riche équipe de rédaction et de lecture pour produire d’ici octobre 1999 un document en trois langues : anglais, français et espagnol. L’ACNU pilote le projet. Harry Qualman, Michael Oliver, Geoffrey Pearson et Alan Clarke y contribuent activement comme membres du Comité consultatif. Le Comité consultatif intégral se réunira pour la troisième fois fin avril à Montréal pour étudier les recommandations et conclusions.
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